e t ves Apparitions, rs-corrompent pas , il ne doute point d’au-tre part de la vérité de la Révélation.
IV. L’ctat de perfeétion où l’on peutarriver , ne doit pas empêcher d’êtretoujours dans une crainte respectueuse *quoique cette vertu soit le commence-ment de la sagesse Sc de la piété , «w-thon Sapkntîâ tìmor Domlni ; elle en eftaussi l’accomplissement, parce qu’il fauttoujours opérer son salut avec frayeur.C’est ce qu’on doit pratiquer principa-lement dans les voyes extraordinaires ,& plus on est avancé dans le chemin dela perfection , plus l’on doit craindre.Alors l’Esprit malin employé toutes sesruses pour surprendre l’ame , Sc la jet—ter dans l’égarement ; c’est la maximede Gerson. ( 8 )
V. La patience est une troisième con-dition nécestaire à la personne, qui se ditfavorisée de Révélations & d’Appari-fions, doBrina viri ex patientiâ cognosci-tur. C’est une fuite de l’humilité qu’ondoit avoir dans les routes les moinsconnues de la vie spirituelle ; ( 9 ) ellefait même que parmi les travaux , lessouffrances & les humiliations, on re-çoit une satisfaction intérieure , qui