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tzLo S £ N T I M E N S
Mais telle est la foiblesse humaine (ij.cju’en voyant un Mort en songe, on s’i-rnagine voir soname, & qu’en rêvant 3un vivant,on ne croit voir ni son ame nison corps,mais feulement fa reílèmblan-ce; comme si les reíTemblances & non lesâmes des hommes morts , même fans lefçavoir , ne pouvoient pas auili appa-foître dans k sommeil. Lorsque j’étoisà Hippone, on m’aíTura qu’après la mortd’un pere , on répéta fur son fils unedette , dont on lui fit voir l’obligation,& qui avoir déja été payée par le pere àl’insçu du fils. Le fils en devint d’au-tanr plus triste , que son pere ne lui enavoir rien dit avant de mourir , quoi-qu’il eût fait son testament ; il étoit danscet embarras , lorsque son pere lui ap-parut en songe , & lui montra où étoitla quittance qui éteignoit cette obliga-tion. Le jeune homme l’ayant trouvés& produite , il convainquit, non seu-lement de mauvaise foi le porteur dcl’obligation , mais il eut encore soin dese faire remettre l’obligation , que sonpere n’avoít pas retirée. On s’imaginedonc dans cette occasion , que famé du(i) Chap. ii. v. .13»
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