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flux n’y est point trop considérable. Lescanons d'un vaisseau partagés en deux pi-les , on des ancres enterrées & bien assu-jetties, peuvent remplacer les deux pon-tons ; des cabres faites avec des vergues,& an haut desíjuelles on place des caìior-nes, peuvent servir à établir des rete-nues, &fc. f if c. L’cxpérience & un peude capacité fournissent plusieurs moyensdont on peut tirer parti an besoin , maisqui r.c peuvent être détaillés au plus quedans i;u Dictionnaire particulier de Ma-rine. Je ne puis m’empécher cependantd c parler d’une autre façon ò'abattre quipeut être usitée en tout lieu, & qui a celade commode , qn’on se passe de tout l’ap-pareìl nécessaire pour le soutien de lamâture. Elle consiste à coucher le vais-seau par !e moyen de son seul lest que l’onjette peu-à-peu dans la cale, fur le côtéde fous le vent du vaisseau. S’il se cou-choit trop difficilement, on peut faire desretranchemens avec des planches dans lacale & même dans l’entre-pont, &y pla-cer des boulets. Cette façon réopérer estlans doute très-fnnple, & ii me paroítconstant qu’eile seroit préférable à celledont on se sert ordinairement, fi l’on a lapuissance d’ctablir des retenues sûres &qui n s puissent manquer. (II est bon deremarquer que informe des vaisseaux esttelle . qu’un vaisseau abattu tend encoreordinairement à íe relever; comme ce-pendant cela n’est point une règle cons-tante , les retenues fout essentielles, sur-tout dans cette façon à'abattre, ou il estplus à craindre que le lest ne íe déran-ge.) Dans la maniéré usitée dc virer unvaisseau en quille, une mâture, quelquebien soutenue qu'elle soit, court toujoursrisque de souffrir; & les pataras queJ’on vuideavec une force extraordinaire,tirent fortement fur Ie côté du vaisseau,& font ouvrir les coutures; cette der-niere méthode n’est point sujette à cesinconvéniens ; on ponrroit s’en servirpour abattre un vaisseau qui n’auroitpoint de mâts. (AI. le Chevalier de laCouiraye. )
Abattre m cheval, c’est le Fairetomber fur le côté par le moyen de cer-tains cordages appelles entraves & lacs.On Vubai ordinairement peur lui fairequelque opération de Chirurgie, ou mê-me pai;r le ferrer lorsqnïl dt trop dif-ficile.
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Abattre Veau : c’est essuyer le corpsd’un cheval qui vient de sortir de l’eau ,ou qui est en sueur ; ce qui se fait par lemoyen de la main, ou du couteau de cha-leur.
S’abattre, sê dit plus communémentdes chevaux de tirage qui tombent entirant une voiture. ( V)
Abattre l’oiseau, c’est le tenir & leserrer entre deux mains pour lui donnerquelques médicamens. On dit, il fautabattre l'oiseau.
Abattre, sixième manœuvre du Fai-seur de bas an métier. V. Abattage.Voyez aujji Bas au métier.
Abattre, terme de Chapelier, c’estapplatir fur un baisin chaud le. dessusde la forme & les bords d’un chapeau ,après lui avoir donné l’apprêt, & Ba-voir bien fait sécher; pour cet effet ilfaut qiie le bassin soit couvert de toile& de papier, qn’on arrose avec un gou-pillon.
Abattre du bois au trUlrae ; c’estétaler beaucoup de dames de dessus lepremier tas, pour faire plus facilementdes cases dans le courant du jeu. VoyezCase.
ABATTUE , sub. fém. On entend àMoyenvic & dans les autres Salines deFninche-Comté par une abattue , le tra-vail continu d’une poêle, depuis le mo-ment ou on la met en feu, jusqu’à celuioù on la laisse reposer. A Moyenvic cha-que abattue est composée de dix-huittours, & chaque tour de vingt-quatreheures. Mais comme on laisse six joursd’intcrvalle entre chaque abattue, il nese fait à Moyenvic qu’envirón vingt abat-tues par an. La poele s’évalne a deuxcents quarante muids par abattue. Sonproduit annuel seroit donc dt’4000 muids,ii quelques causes particulières, qu’onexposera à l’artiele Saline, ne rédui-soient Vabattue d’une poêle à arc muids,L par conséquent son produit annuel à4400 muids 1 fur quoi déduisant le dé-chet à raison de 7 à 8 pour §, on peutassurer qu’une saline, telle que celle deMoyenvic, qui travaille à trois poêlesbien soutenues, fabriquera par an douzemille trois à quatre cents muids de sel.Voyez Saline.
ÁBATTURES, f. f. pi. Ce font lestraces & foulures que laisse fur l’hcrbe,dans les broussailles - ou dans les taillis,