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Tome premier. A - AKR.
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, que comme imc conjecture ingé-fe qui n’est pas dénuée de vraisem-

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con, dans les joints & lits des pierres,a fin que le mortier ou coulis qu’on metdans ces joints s'aecroche avec les pier-res & les lie. Figrroie de Daviler , pag.

^ABÌÎEX, mot qui se trouve dans uneinscription Latine découverte à Langrcsen 1573, & qui a fait penser à M. Mahu-del que Bellorix, dont il est parlé danscette inscription , était uu liomme d'au-torité chez les Langrois , & même qn’ilavoit été un de leurs rois-, car il prétendque le mot ahrex marque qu’il avoit ab-diqué la royauté, soit qu’elle fût an-nuelle & élective chez ces peuples, com-me parmi quelques autres des Gaules,soit qu’elle fût perpétuelle dans la per-sonne de celui qu’on avoit élu ; car si cen’eut pas été de Ion propre mouvementqn’il eút renoncé à cette dignité, maisqn’il eût quittée après l’expiration d 11terme, on auroit dit exrex, & non pasabrex. Nons ne donnons ceci d’après lesMémoires de l’Académie des Beiles-Let-tres,nicuse quiblance. (6)

AEKEYER, V. a. terme de .Marine jc’est mettre à Yabri , mettre à couvert.Lorsqu’un vaisseau est vent-arrierc , lesvoiles de l’arriere ahreymt celles de de-vant, c’est-à-dire, interceptent le vent,& Pcmpêchent de frapper celle de de-vant. Un vaisseau au-plus-près du ventabrey: le vaisseau qui veut passer fous levent à lui à une petite distance. Une fré-gate qui répete les signaux dans une es-cadre, doit avoir grande attention à bienfaire remorquer ses pavillons, & à em-pêcher qn’ils ne soient abreyés parses voiles. ( M. le chevalier de la Cou-draye.')

ABRI, f, m. c’est ainsi qu’on appelleun endroit où l’on peut mouiller a cou-vert du vent. Ce port est à Y abri des ventsde ouest & de nord-ouest. L’anse oùnous mouillâmes est fans aucun abri. I,event renforçant, nous fûmes nous met-tre à l’ abri de l’ille. Mouiller à Yabrid’nne terre.

Abri se dit aussi du côté du pont oùl’on est moins exposé au vent. (Z)

* AiîRI, Agriculture. Un ai;» est toutendroit où l’on est à couvert de la pluie.Un jardinage, c’est aussi les endroits oùles plantes font en assurance contre les

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pluies Froides, les-frimats, ks gelées, lesmauvais vents, 011 même la trop grande-ardeur du soleil. Tout ce qui sert à parerde toutes ces choses, comme palaissons& autres, peut encore s’appeller abri.Diéí. du Jardinage.

Un abri est nécessaire dans un jardin :c’est là, qu’au commencement de l’an-tomnè, on replante en place qutlquesefpeces de laitues ; à la sin de Tété , duplant de choux pommés ; en Mai, desar-tichaux, fisc.

On abrite nn terrain contre les ventsdestructeurs, par des plantations d’ar-bres, des haies & des murailles.

L’abri d’un mur est favorable aux poi-riers de haute tige greffés fur coignuffier:quoique plantés dans une terre humide& g r asse, qui tempéré leur sécheresse, illeur arriveroit souvent de s’éc’ater & dene point s’élever, s’ils n’avoient pointcet avantage.

Lorsqu’il y a quelque fosse à l’abridans les bois, on peut ordinairementcompter d’y prendre des bécasses. VoyezAeeier.

ABRICOT, Econom. dom, cuijtne. L’a-bricct, ainsi que tous les autres fruitsprécoces, faitl’ornement des tables, soitcrud, soit confit au sucre, ou préparé dequelqu’autre maniéré.

L 'abricot est assez bon à manger crud.Mais la cuisson & le sucre v réveillentune odeur suave, qui étoit peu sensi-ble auparavant. C’est pourquoi l’on enfait des confitures & des compotes. Onemploie même à cet usage des abri-cots verds, & avant que le bois dunoyau soit formé : il s 11’ont cependantalors qu’nn goût de verd, qui n’est pasfort agréable. Les abricots mûrs fer-vent encore à faire d’assez bon ra-tafia.

Dans les années fort chaudes, Vabri-cot qui reste long-temps fur l’arbrc,perd son aigreur naturelle ,& y.-devientpresque aulsi exquis que s'il étoit confitau sucre.

En Hollande,les abricots ont la chairmolle , en forte que ces fruits ne fontpresque que de l’ean : ce qu’il Faut attri-buer à l’humidité du sol.

Maniéré de fuite sécher les abricots.

On les prend lorsqu’ils font bien mûrs.