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Tome premier. A - AKR.
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de l’Euphraté dans l’Arabie déserte , 1mie espcce iVacacin appelle schctck par |les habitans de ce pays, & sckamuth |par les Arabes, qui est le nom corrom- Ipil àesant, selon Celle; que l’on trou-ve en vente chez les marchands d’Alepdes gousses apportées d'Egypte fous ienom de cardent , que quelques person-nes croient être l 'acacia de Dioscoride& des anciens ; que ces gousses fontd’un brun châtain, partagées en deux àtrois loges en forme de sacs compri-més , contenant chacun une semencerougeâtre , semblable à celle de la bal-samine mâle, c’cst-à-dire, de la pom-me de merveille, momordien} mais cesdeux plantes diffèrent beaucoup de l’«-cucia. Le voyage de Prafper Alpin enEgypte, a contribué en quelque sorte àaugmenter la confusion : ce botanistenous apprend en 1592, que i’011 trouvedans l’Egypte deux especes d 'acacia;l'une mâle, l’autre femelle; que le mâ-le est hérissé d’épines, & ne porte au-cuns fruits; que la femelle an contrairea des épines pins molles , en moindrequantité , qu'elle fleurit en novem-bre & en mars, & Fructifie de mêmedeux fois l’an ; qu’enfin elle croît abon-damment fur les montagnes de Sinaïqui bordent la mer ronge. Profper Al-pin est le premier L le seul auteurqui ait dit que Vacacia a deux indivi-dus , dont l’un est mâle & fans fruits ;il a voulu fans doute parler de quel-qu’autrc plante épineuse , ou de ^,ie!-qu’imfividu qui par hasard s’est présen-té à lui fans fruits ; car tous les gom-miers connus font hermaphrodites :mais ce qui leve tous les doutes, & quinous assure qti’ii a observé Vacacia vraides anciens , qu’il appelle acacia fœ-ìnina , c'est la figure qu’il a donnée desépines, des gousses, des graines , &de la gomme de cet arbre, qui ne dif-fèrent en rien de celles du nebneb duSénégal.

Shaw remarque fort à propos. ce mesemble, que cct acacia , qui est celui dontpa.' 2 Belon, étant presque le seul quicroisse dans l’Arabie Pétrée, & qui puisseFournir des planches, est Fans contreditl’arbre désigné dans la sainte écriture,fous le nom de schittim.

■ • Pour nc rien omettre de ce qui regar-de P histoire de Vacacia, nous ne devons

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1 pas laisser ignorer l’cpinion de M. Gratl-| gé qui s’est Fait quelques partisans : ce1 voyageur, de retour de l’Egypte, dit àI M. de Juffieu que le suc de Vacacia n’é-toit pas tire de Vacacia qui donne la gom-me Arabique, mais de l’autre efpece ap-peilée sant, qui rend une gomme rou-geâtre nommíegommc thurique, &dontles gousses Font longues & très-étroites ;on verra ci-après à l’article du sant lepeu de probabilité de cette opinion ,qui au reste n’infirme en aucune ma-niéré nos observations Fur le gommierd’Arabie.

Tout ce que les modernes nous ontappris de plus que les anciens Fur Vaca-cit1, c’est que cct arbre se trouve au-jourd’hui au Caire; que son suc analysérend une portion médiocre de sel acide,fort peu de sel alkali, beaucoup de terrestyptíque, &une grande quantité d’huileoú subtile ou grossière ; qu’011 l’ordon-ne depuis la dose d’une demi-dragme ,jusqu’à une dragme, soit en poudre, soiten bol, soit dissous dans une liqueur ap-propriée; que cette derniere maniéré estla plus usitée chez les Egyptiens qui enordonnent un gros tous les matins à ceuxqui crachent le sang. M. Ilasselquist ,élève de M. Linné , qui fut envoyé parla Suede, le 7 Août de l’année 1749 ,pour faire un voyage de deux ans &demi dans la Palestine , & qui alla auCaire, dans le dessein d’y examiner &décrire , entr’autres plantes fameusesdans le commerce , le gommier d’Arabie,nous a feulement confirmé ce qn’on fa-voit avant lui, que cet arbre ne produitpoint de gomme dans la basse-Egypte ;qu’il n’y paroît point naturel, mais yavoir été semé de main d’homme, ou parles oiseaux qui y transportent ces grai-nes. Si ce voyageur, vraisemblablementtrop peu instruit, eût fait attention quec’est pour suppléer à cette gomme, queles habitans en font avec ses gousses uneartificielle qui passe pour le spécifique; des crachemens de sang, il fe fût fansdoute préservé ou guéri de cette maladie,dont il mourut à Smyrne, le 9 Févrierde l’année 1752.

Au reste, Hasselquist ignoroit encorealors qu’avant même qu’il partit de laSuede , pavois découvert au Sénégal ,non-feulement ce gommier rouge,maisencore toutes les autres especes qui four-