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tes d'autreS personnes savantes dansl’Histaire & dans les matières d’érudi-tion , & d’antres enfin uniquement oc-cupées de ce qti’on appelle plus particu-lièrement Belles-Lettres , c’est-à-dire ,de h Grammaire , de l’Eloquence, & dela Poésie. II fut réglé que les Géomètres& les Physiciens de cette Société s’assem-bleroient séparément le mercredi , &tous ensemble le samedi, dans une sallede la Bibliothèque du Roi, où étoientles livres de Physique & de Mathémati-ques : que les Savans dansI’Histoires’as-iemhleroîent le lundi & le jeudi dans lasalle des livres d’Histoire : qu’enfin laclafíè des Belles-Lettres s’assembîeroitles mardi & vendredi, & que le pre-mier ieudi de chaque mois toutes cesdifférentes classes se réuniroientensem-ble, & se feroient mutuellement parleurs Secretaires un rapport de tout cequ’elles auroient fait durant le moisprécédent.
Cette académie ne put pas subsisterlong temps fur ce pié : i°. les matièresd’histoire profane étant liées souvent àcelles d’histoire ecclésiastique , & par-làà la Théologie & à la discipline de l’E-glise, on craignit que les académiciensne se hasardassent à entamer des ques-tions délicates, & dont la décision au-roit pu produire dn trouble : 2*. ceux quiformaient la classe des Belles-Lettresétant presque tous deVacadémie Fran-çoise dontl’objet étoit le même que ce-lui de cette classe, & conservant beau-coup Rattachement pour leur ancienneAcadémie , prierent JVL Colbert de vou-loir bien répandre sur cette Académie lesmêmes bienfaits qu'il paroissoit vouloirrépandre fur la nouvelle, & lui firentsentir l’inutilité de deux Académies dif-férentes appliquées au même objet, &composées presque des mêmes personnes.M. Colbert goûta leurs raisons , & peude temps après le Chancelier Scguierétant mort, le Roi prit fous fa protectionVAcadémie Françoise, àlaquelle la classedes Belles-Lettres dont nous venons deparler fut censée réunie, ainsi qne la pe-tite Académie d’Histoire : de sorte qu’ilne resta plus que la seule classe des Phy-siciens & des Mathématiciens. Celle desMathématiciens étoit composée de Mes-sieurs Carcavy, Huyghens, de Rober-val, Frenicle, Auzout, Picard & Buot.
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Les Physiciens étoient Meflîetírs de laChambre, Médecin ordinaire du Roi ;Perrault, très-savant dans la Physique& dans l’Histoire naturelle ; Duclos &Bourdelin, Chymistes ; Pequet & Gayen,Anatomistes ; Marchand, Botaniste; &Duhamel, Secretaire.
Ces Savans, & ceux qui après leurmort les remplaceront , publièrentplusieurs excellons ouvrages pour l’a-vancement des Sciences ; & en 1692 &1693 , l 'Académie publia , mois parmois , les pieces fugitives qui avoientété lues dans les assemblées de ces an-nées , & qni étant trop courtes pourêtre publiées à part , étoient indépen-dantes des ouvrages auxquels chacun desmembres travailloit. Plusieurs de cespremiers Académiciens recevoient duRoi des pensions considérables, & Lé-galité étoit parfaite cntr’eux commedans VAcadémie Françoise.
F11 1699 M. l’Ahbé Bignon qui avoitlong-terrtps présidé à VAcadémie desSciences, s’imagina la rendre plus utileen lili donnant une forme nouvelle. 1 IIen parla à M. le Chancelier de Pontchar-train, son oncle, & au commencementde cette année VAcadémie reçut un nou-veau règlement qui en changea totale-ment la forme. Voici les articles princi-paux de ce-réglement.
1°. L ’Académie des Sciences demeureimmédiatement fous la protection du Roi,& reçoit ses ordres par celui des Secre-taires d’Etat à qui il plaît à Sa Majestéde les donner.
2°. L 'académie est composée de dixHonoraires, l’un defqiiels fera Président,de vingt Pensionnaires, trois Géomètres ,trois Astronomes , trois Méchaniciens ,trois Anatomistes, trois Botanistes, troisChymistes, un Trésorier & un Secretai-re , l’un & Vautre perpétuels ; vingt As-sociés : savoir , douze regnicoles, dontdeux Géomètres, deux Astronomes, £jV.& huit étrangers, & vingt Eleves, dontchacun est attaché à un des Académicienspensionnaires.
3°. Les seuls Académiciens honoraires& pensionnaires doivent avoir voix déli-bérative quand il s’agira d’élections oitd’affaires concernant Vacadémie : quandil s'agira de Sciences, les Associés y se-ront joints ; mais les Eleves ne parlerontque lorsque le Président les y invitera.