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Tome premier. A - AKR.
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Adagiati, Eutrapeli : ceux île Pavie, Af-Jìiati, Dclla chiuve : ceux de Fcrmo ,Kajsrontíiti : ceux de Molise, Agitati :ceux de Florence. Alteratì , Humidi ,Furfurati , Délia Crusca , Del Cimenta ,Jnfocati : ceux de Cremone, Animoji :ceux de Naples, Arditi, Infernati, In-tronati, Lumtici, Secreti, Sirenes , Aï-ckí-2, Volanti : ceux d’Ancone, Afrgo-tiauti, Caligìnojt : ceux d’Urbin, yíj/Sj--âr .• ceux de Perouse, Atomi, Eccen-trìci , Infenfati, Injipidi , Unisoni : ceuxde Tarente ? Audaci : ceux de Marcera-ta, Catenatì, Inférsetti ; d’autres Cbì-mcerìci : ceux de Sienne, Cortejì, fíio-foiali, Trapajfati: ceux de Rome, Déi-fiai , Hmnorìjìì , Lincei, Fantastici, Il-luminait , Incitutì , Indifpojlti , /íi/è-£okcÌ 2 , j Melancholici, Neglettì , Msttr ,Z 7- xticane , Notturni , Ombrojt, PeUegri-•nì, Sterilì, Virgilanti : ceux de Pa-doue , Deiiì, Immaturi , Orditi : ceuxde Drepano, Difficili : ceux de Bresse,XHsperJt , Errantì : ceux de Modene,Dijbmmti : ceux de Reccanati, Disu-guali: ceux de Syracuse, Ebrii : ceuxde Milan , Fliconii , Eatico/ì, Fenici,Incerti , Fsctscofti : ceux de Candie, £'x-travaganti : ceux de Pezzaro , Eterocli-ii : ceux de Camacchio, Fluttuanti : ceuxd’Arezzo, Forzati : ceux de Turin, Ful-minates : ceux d e Reggio, Fumqsi, Aluti :ceux de Cortone, Rumorosi: ceux de Ba-il, Incogniti: ceux de Rossano, Incuriojì:ceux de Brada, Innomìnati , Pigri : ceuxd’Acis, Intricati : ceux de Mantoue, In-•vaghiti : ceux d’Agrigente, Mutabilì,Gffuscatì : de Vérone , Olympici, Una-itii : de Viterbe, Ojlinatì: d’autres, Va-gabondì.

Parmi toutes ces académies d’Italie,l’on distingue les suivantes.

Académie de la Crusca. Fa pluscélébré de toutes les académies d’ítalie,a été , fans contredit , Xacadémie de laCrusca , établie à Florence en i;8r , parles foins d’Antoine-Franqois Grazzini :elle est la mere de l’Académie Françoise.La langue Italienne lui a les plus gran-des obligations. Elle porte le titre glo-rieux de Regina e modératrice délia lin-gua Italixna , & elle est connue chez lesétrangers par son dictionnaire. Elle apour obi et d’épurer & de perfectionnerla langue Italienne, comme XacadémieFrançoise a pour but d’épurer L de per-

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sectionner notre langue. Le nom déCrusca, qui veut dire du son, vient duson & du blutoir qui en sépare la plusbelle fleur de farine, que cette acadé-mie avoit pris pour devise, avcc cesmots : II pin bel jìor ne coglie. Les meu-bles de la salle répondent à la deviíè,& sont une allégorie continue. On yvoit une chaire en forme de trémie,dont les degrés font des meules de mou-lin. Le siégé du directeur est une meu-le; ceux des autres académiciens fontén forme de hottes, & le dofier en for-me de pelle à four. La table est un pé-trin; le fecretaire, ou tout autre acadé-micien, a la moitié du corps passé dansun blutoir lorsqu’il lit quelque mémoi-re. Les portraits même qui décorent lasalle, ont la forme d’une pelle à four.Cette affectation a quelque chose de pe-tit & de puérile ; elle ne feroit guerepropre à donner une grande idée du gé-nie & du goût de cette académie , fl faréputation 11’avoit pas des titres plussolides : elle continue encore les assem-blées dans un college qui n’est pas loinde la cathédrale. Ses membres, d’un sa-voir & d’un mérite distingué, suivantl’objet de son institution, ont rendu danstous les temps , & continuent à rendreles plus grands services à la langue Ita-lienne. Ils l’ont en quelque forte fixéepar l’autorité des auteurs élastiques dela nation, tels que Bocace, Machiavel,Castiglione, Villani, que pour cetteraison on appelle familièrement autoric-ruscanti. Cela n’empêche pas que leDictionnaire de la Crusca ne soit encoresusceptible de corrections & d’augmen-tations, comme l’ont démontré pluficnrsrécrivains Italiens, & en particulier le P.Berguntini.

Académie Platonique de Flo-rence. Corne de Médicis, surnommélepere de la patrie, conçut le projet d’u-ne académie Platonique, & destina pourla former le jeune Ficin, fils dé son mé-decin. Ce ne fut pourtant que Laurentle magnifique, petst-fils de Câme, quimit ce projet en exécution quelques an-nées après. II engagea, ( dit M. de laLande, dans son Voyage d'un Françoisen Italie^) Christophe Landinus, Mar-file Ficin, & Pic de la Mirandole, à s’oe-cuper de í’explication & de la traductiondes ouvrages de Platon ; il exhortait