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glois, rapporte que l’Art de monter àcheval a passe' d’italie en Angleterre ;que la premiers académie de cette espe-ce Fut établie à Naples par FrédéricGrisou, lequel, aioute-t-il, a écrit lepremier fur ce sujet en vrai cavalier &en grand maître. Henri VIII, continuele môme auteur, fit venir en Angleterredeux Italiens, disciples de ee Grisou,qui y en formerent en peu de tempsbeaucoup d’autres. Le plus grand maître,selon lui, que l’Italie ait produit cn cegenre;, a été Pignatelli de Naples. LaBroue apprit fous lui pendant cinqans , Pluvinel neuf, & Súnt-Antoineun plus longtemps ; & ces trois Fran-çois rendirent les écuyers communs enFrance, où l’on n’en avoit jamais vuque d’Italiens.
L'emplacement dans lequel les jeunesgens montent à cheval s’appelle manche.Ì1 y a pour l’ordínaíre un pilier au mi-lieu , autour duquel il s’en trouve plu-sieurs autres, rangés deux à deux furles côtés. Voyez MANEGE , PlLIER ,
©v. oo ,
Les exercices de r«cadcj«2> dont nousparlons, ont été toujours recommandéspour conserver la santé & donner de laforce. C’est dans ce dessein que l’on en-voie les jeunes gens à Yacadémie ; ils endeviennent plus agiles & plus forts. Lesexercices que l’on YútìtVacadémie Yonid’un grand secours dans les maladieschroniques ; ils font d’nne grande utilitéà ceux qui sont remplis d’obstructions,ou aux vaporeux, aux mélancoliques,gfc . V . Exercice. (A r )
Académies ( avantages des ).C’eft ici le lieu de placer quelques obser-vations fur ce qu’on peut regarder au-jourd’hui comme ie but principal desacadémies , & comme leur effet le plusavantageux. M. Formey a traité cettematière en deux discours qui se trouventdans les tomes XXIII & XXIV de VHis-toire de racadémie de Berlin. Après avoirrappelle ce que fit Charlemagne, il con-tinue eri ces termes.
“ Je ne puis m’empêcher de produireun échantillon d u ton qui régnoit alorsdans les conversations des savansappel-lés à la Cour, oh ils avoientl’horuieurd’approcher des plus grands princes,de vivre familièrement avec eux, & deleur faire passer, dc l’aveu de ces prin-
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ces mêmes , les meilleurs mornens deleur vie. Conrad III, empereur d’Al-lemagne , mort à la dicte dc Bamberg,le 13 de février 1152, avoit des con-noissanecs & du goût pour les lettres.Pierre Diacre, moine du Mont-Calun ,lui dédia un ouvrage qu’il avoit, faitfur des abréviations fort en usage dansl’ancicmie écriture ; & dans fa dédica-ce, il exalte beaucoup les foins que ceprince se donnoit pour former une biblio-thèque , & pour rassembler en particu-lier tout ce qui regardait les livres sa-crés. On s’entretcnoit beaucoup dclittérature à fa table. L’abbé Guibald ,qui y occupoit une place distinguée, &comme savant & comme homme d’é-tat , rendoit compte d’une de ces con-versations à un de ses correspondans ,ai Asanegoldum , magiftratumschohc , &voici ses propres termes : Mirabatm- do-minas nojler , Conradus r ex , quœ à litte-ratis veflris dicebantur , & probari nonpo se bomìnem effe ajinum , aicba.t. I)ìce-bam ci hoc in verum natif,-a fieri nonpose , se d ex concejsìone indeterminatanascens à vero metidacium falfa con-chfiosie aiftringi. Cìim non ìntellige-ret, ridicula eum sopbìfmate adortussuitt.Unum , inquum , babetis oculv.m ! quoicum deiijfet ; duos , iiujitunt , oculos hes-betis ! quod cìtm absohitè annuijet :unus , inquam , duo tres funt , ergotres oculos babetis. Cttphes verbi cavilìa-tìone jurabat , se tantìtín duos kabere ;inultìs tamen £f bisJimilibus determinaredoclus , jucundam mtam diccbat haberelìttcratus. Quelqu’un pourroit-il bienévaluer à quelle distance l’esprit humainétait alors dn point auquel nous levoyons parvenu ?
Transportons-nous donc tout d’un,coupa une époque plus lumineuse; maisn’infìstons pas fur celle du renouvelle-ment des lettres, lorsque les Grecs chas-sés de Constantinople se répandirent dansl’occident, eù ils ne firent que des élè-ves semblables à eux, des critiques &des littérateurs. Ce qu’on appelloit alorsphilosophie , en étoit les vrais antipo-des. Uh exemple pourra tenir ici lieu detous les autres. C’est celui de ce Pic dela Mirandole , qui fit tant de bruit dansson fie oie, & qui certainement ne le mé-rîtoit guere. C’étoit un jeune homme àqui la lecture des Seholaftiques, & peut-Q. 3
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