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les verd-jaunes comme elles, en formed’écailles fort espacées , & écartées lesunes des antres.
De faisselle de chaque famille , à ladistance de trois à quatre pouces , fortun pédicule cylindrique, ordinairementsinueux ou tortillé , long d’un pouce furun tiers de ligne de diamètre, qui portedans fa moitié supérieure six à dix fleursdisposées en épi, sessiles, Manches, dedeux lignes de diamètre, accompagnéeschacune d’une écaille une fois plus cour-te, assez semblable aux feuilles des ti-ges. Chaque fleur consiste en un caliced’une feule piece , renflé en sphéroïde«u en bourse, à petite ouverture bordéede fix denticules , disposés fur deuxrangs , de maniéré que les trois inté-rieurs , qui sent fourchus, font alternesavec les trois extérieurs, & semblenttenir lien de la corolle qui lui manque:il accompagne & enveloppe le fruit jus-qu’à sa parfaite maturité. Sur les paroisintérieures de ce calice sont disposéesfur trois rangs neuf étamines, entre lesfilets defquelles on apperçoit neuf tu-bercules jaunes-rougeâtres ; les anthè-res de ces étamines sont à deux loges ,qui s’ouvrent de bas en haut par unevalvule elliptique , comme dans le lau-rier. Dti fond du calice s’éleve un ovairesphéroïde, surmonté d’un style épais,cylindrique , dont le bout est tronqué,& forme un stigmate velouté. L’ovaireen mûrissant, devient une capsule mem-braneuse, sphéroïde, mince, verte d’a-bord, ensuite noire, enveloppée entie-rement dans le calice, qui est verd (sa-bord, ensuite blanchâtre & épais. Cettecapsule ne s'ouvre pas ; elle est à uneloge, & contient une graine sphéroïde àdeux enveloppes, composée de deux lo-bes ou cotylédons plats , terminés &réunis par une radicule assez courte, quipointe en haut vers le ciel.
Qualités. Les fleurs de cette plantefont fans odeur , ainsi que ses autresparties. Elle a une vertu astringentevulnéraire.
Usages. Les Indiens la font sécher ourôtir aveclenirvallipullu, qu’ils pulvé-risent avec le gingembre ; puis ils fontde cette poudre, mêlée avec du beurre,un onguent , qu’ils appliquent fur lesvieux ulcérés, pour les nettoyer. Onl’emploie pareillement pour les ulcérés
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de la tête, après savoir seehée au feuavec l’écorce de l'arcc & le tsjangelamparendi, pulvérisée & mêlée avec l’o-pium ou le sue du pavot. Pliée & ré-duite en consistance liquide avec le car-damome, le lait&î’huile de sésame , elleappaise les ardeurs de la tête. Son infu-sion & fa décoction, prise en Forme debain, soulage la migraine; & son suc,uni au sucre , tempere les chaleurs &dissipe l’embarras des yeux.
Remarques. L’ acaisjd-imlli est doueun genre de plante bien différent de lacuscute ; & c’eft pour ne pas tomberdans le définit de M. Linné , qui a voulului approprier le nom grec cujytha , dela cuscute , que nous lui avons laisséson nom spécifique Malabare, en la ran-geant sous le genre du rombut d’Am-boine , que nous avons placé dans notrequarantième famille des garous , oùelle vient naturellement. ( M. Man-fon. )
ACAWERIA , f. m. Hift. Nat. Rot.,plante de l’iílede Ceylan, dont M. Bur-mann donne une figure assez bonne ,mais iucomplette, dans son ThésaurusZeylanicus , planche IXIV, sous le nomde ligustrum foliis ai Jtngula internoiiaternis , lignum coluhrinum officinìs CI'C-ditum, page 141. Les habitons de Cey-lan l’appellent acarcocrya , selon Her-mann , ( page 4. ) & rametul on came-tul, selon Garzias & Grimm. C’eit lelignum cohbrimm primum N lauàatìjjt-mum de Garzias , armnat. page 163 ; leclematis indica ferjiece foliis , fruclu pe-riclymeni. Bauliin. Pinax , pìtge 304 ;& Vophionylon foliis quaternis de M. I,in-né , fora Zeylanica , n°. 398; ophìoxylumserpentinum. Syftema nat. édit. iî , page667, «°. 1.
C’est un arbrisseau de cinq pies de hau-teur, peu rameux. & d’une forme élé-gante & agréable à la vue, dont la racinenoueuse serpente, comme une couleuvre,sous terre, est ligneuse, blanche, & cou-verte d'une écorce cendrée. Ses branchessont menues, triangulaires, cannelées,& comme articulées à chaque nœud , d’oùles feuilles sortent trois à trois, étagéesou vert!cillées, elliptiques, pointues auxdeux bouts , longues de trois à quatrepouces, & deux fois moins larges, en-tieres, portées fur un pédicule assezcourt.