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Tome premier. A - AKR.
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plíce & souvent l’instigatrice de toustes crimes. II commença par se livreraux superstitions de l’idolâtrie , fit éle-ver un temple & des autels à Baal,persécuta & fit mourir les prophètes ;& pour agrandir ses jardins il s’emparade la vigne d’un bourgeois dc Jezra-hel, nommé Nuboth , contre lequel Jé-zabel fit susciter de faux témoins pourle faire mourir. Enfin, ce roi indignedn trône perdit la vie dans une batailleque lui livra Adad, roi de Syrie, l’andn monde 3017.

ACHAIE , f. F. Géogy. , ancienne& grande province de la Grece, situéeentre la Thessalie, l’Epire, le Pélopo-nèse & la mer Egée, & nommée au-jourd’hui livadìe ; c’étoit aussi le nomd’une province du Péloponèse, laquelles’étemloit depuis le golfe de Corintheou de hépatite , le long de la mer Ionien-ne jusqu’à la province de Belvedere,& fait aujourd’hui partie du duché deClarence. Petrasso y est situé. Les ducsde Savoie portent le titre de Prince d’A-Amïe , depuis le commencement dn qua-torzième siecle, que Philippe, comtede Savoie, épousa la fille unique & hé-ritière de Guillaume, prince d 'Achaïe& de Morée.

Achaïe , Hìfl. anc. , contrée duPéloponèse, ne tint aucun rang dansla Grece tant qu’elle fut asservie à desrois. Accoutumée anx fers de l’escla-vage , elle voyoit sans envie ses voi-sins jouir de leur indépendance, tan-dis qu’elle marchoít courbée fous lejoug monarchique. L’habitude rendtout supportable, & si ses rois n’eus-sent abusé de leur pouvoir, les Achéensassoupis auroient toujours été escla-ves obéissans. Leur liberté fut l’ouvra-ge de l’oppreffion. 11s sentirent la hontede n’avoir pour loix que la volontéd’un maître ; & mieux instruits furles droits de l’humanité avilie par lepouvoir arbitraire , ils osèrent êtrelibres comme le reste de la Grece,& les tyrans furent détruits. On igno-re combien l 'Achaïe eut de rois de-puis Acheus, qui donna son nom àcette contrée, jufqn’aux fils d’Ogigés,qui furent précipités du trône quelours ancêtres avoient occupé depuisG reste.

Après l’expulsion des tyrans, VAchats

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forma une république composée de dou-ze villes, dont chacune fut une répu-blique indépendante , qui eut son ter-ritoire, fa police & ses magistrats , maiselles eurent tontes le même poids, la.même mesure & les mêmes loix ; &comme elles avoient les mêmes inté-rêts à ménager, & les mêmes dangersà craindre, elles adoptèrent le memeesprit & Ics mêmes maximes: les dis-tinctions , sources de désordres & d’cmo-tions populaires, furent supprimées :le citoyen le plus vertueux & le plusutile, fut le plus noble & le plus res-pecté , toute la puissance résida dans lepeuple assemblé. Les magistrats, à qu!l’on confia l’exercice de la loi, furentassez puissans pour en faire respecterla sainteté, & leur autorité fut assezlimitée pour ne pouvoir l’enfreindre.Ainsi on 11e vit naitre aucuns dc eesorages que forme la démocratie. L’u-niou de ces villes confédérées fut moinsl’ouvrage de la politique que de la néces-sité. Les Achéens avoient pour voisinsles Etoliens, qui moins hommes qu’a-nimaux farouches , cherchoient fans ces-se une proie à dévorer. Sans respect:pour les traités & lesfermens, ils fou-îoient aux pies les droits de rhumanité,& ne ménagement les Grecs que quandles barbares n’offroient aucun alimentà leur cupidité. Tant qu’Athenes &Sparte furent redoutables, ils 11'exer-eerent leurs brigandages & leurs pi-rateries que fur la Macédoine, l’IIlyrie,& les Isles; mais dès que ces deux vil-les , assoiblies par leur rivalité, 11e ser-virent plus de rempart à la Grece, ilsporterent la désolation dans le Pélopo-nèse, &-ce fut la crainte d’étre leurs vic-times qui cimenta l’union entre toutes lesvilles de VAchaïe , qui avoient besoin detoutes leurs forces pour les opposer auxincursions d’un peuple de brigands.

Chaque république renonça au privi-lège de contracter des alliances parti-culières avec l’étranger. L'antiquité , larichesse & la population d’une ville nelui donna aucune prééminence fur lesautres moins favorisées de la fortune.Une parfaite égalité prévint les haines& les dissentions qui naissent de la ri-valité. O11 établit un sénat national,oìï chaque république députoit un nom-bre égal de magistrats, C’étoit dans cetts