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Tome premier. A - AKR.
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M. de Réaumnr laisse à d’autres à ex-pliqucr comment le choc de Vacier con-tre le caillou produit des étincelles bril-lantes , & il répond aux antres ques-tions , que le Fer & Y acier foftt pénétrésd’une matière inflammable ì laquelle ilsdoivent leur ductilité ; matière qu’ilsn’ont pas plutôt perdue , qu’ils devien-nent Friables, & qu’ils Font réduits enscories; qu’il 11e Faut qu’un instant pourallumer la matière inflammable desgrains de Fer Sed’acier très-petits, peut-étre moins, ou aussi peu de temps quepour allumer des grains de Fciures debois ; que Fi la matière inflammable d’unpetit grain d'acier est allumée subite-ment, si elle est toute allumée presqn'àla Fois, cela suffit pour mettre le grainen fusion ; que les petits grains d 1 li-cier détachés par le caillou , Font aussiembrasés soudainement; qne le cailloului-même aide peut-étre par la matièresulfureuse qu’il fournit dans l’instant dechoc à celle qui est propre au grain à’li-cier ; que ce grain à'acier rendu liquide«'arrondit pendant Fa chiite , qu’il de-vient une boule, mais creuse, friable,spongieuse , parcs que sa matière hui-leuse & inflammable a été brûlée & brû-le avec éruption ; que ce temps suffitpour brûler celle d’un grain qui est dansl’air libre : enfin quel'acier plus dur quele fer, imbibé d’une plus grande quan-tité de matière inflammable & mieuxdistribué, doit donner plus d’étincelles.Ou peut voir dans le Mémoire même deM. de Réaiiinur, Recueil de ïAcadémiedes Sc. année 1736, les preuves des sup-positions fur lesquelles la solution quenous venons de rapporter est appuyée :ces preuves y font exposées avec toute laclarté , l’ordre , & retendue qu’ellesméritent , depuis la page 391 jusqu'à4°L

Acier tiré , terme d'Horlogerie.VoyezVll. DE PIGNON.

ÀCINIFORME ,adi. ou acinojii, tuni-£( t, en Anatomie , c’est une membrane del’œil appellée aussi u-uée. Voyez UvÉe.(A)

* ACIOCA oaACCIOCA, herbe quicroit au Pérou , & qu’on substitue àl’herbe du Paraguai, dont on lui croitles propriétés. Voyez Paraguai.

ACiS, jWyth ., devoit le jour à Fau-ne & à la nymphe Symethe. A Page de

I seize ans, il s’attacha à la belle Gala-J tée , & en fut aimé, mais il eut pour* rival le terrible Polypheme , qui Payantsurpris un jour ave'c fa nymphe, déra-cina un rocher énorme, & le jeta furcet amant infortuné, qui en Fut écrasé :les dieux, à la prière de Ga! athée, lechangèrent en une divinité des eaux.Campistron & la Fontaine ont donnéchacun 1111 opéra des amours d'Acis &de Gaiatée. Acìs étoit un jeune Sicilien,q ni ne pouvant posséder Gaiatée , 011quelque belle dont il étoit amoureux,Fe jeta de désespoir dans un fleuve, quiporta Ton nom dans la fuite. Le fleuveAvis, eu Sicile, fortuit du mont Etna.La rapidité de ses eaux lui fit donnerle nom d'Acis , qui signifie la pointed'une jleche , parcs que son cours res-semble à une fléché, dit Hérodote.

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ACKEN , ou A CFIEN' , s. Géogr. ,ville d’Allemagne, dans le cercle de laBasse-Saxe , fur l’Elbe.

ACLASTE, adj. Optique. Leibnitz sesert dc ce mot, Arles de leipjìck, pourle mois de Sept. 1692. , pour exprimerles figures qui ont les propriétés requi-ses pour rompre les rayons de lumière ,& qui cependant les laissent passer fansaucune réfraction. ( J. D. C. j

ACME , f. Médec. , vient du Grecdittuii pointe i il est particulièrement c nusage pour signifier le plus haut pointou le Fort d'une maladie ; car qncl-ques-uns divisent les maladies en quatreétats on périodes ; i°. l’iwcfce qui est lecommencement ou la premicre attaque ;2°. Vcmabqsts , du Grec àvxSourt; , quiest Faugmentation du mal ; 3". Vacmequi est le plus haut point ; 4 0 . leparacmaqui en est le déclin.

Cette division mérite attention dansles maladies aiguës où elle a Fnr-tontlieu, comme dans la fievre continue,dans la fievre maligne , dans les inflam-mations. Les maladies suivent tous cespériodes selon le bon ou le mauvaistraitement qu’on y apporte, ou selon lacause, le degré de malignité dc la mala-die, l’épuisement ou les forces actuellesdu malade. (N')

ACME’, Ilist. anc., fille d’une gran-de distinction , de la race des Juifs.Etant à Rome, elle fut si bien plaire àla femme d’Auguste , que cette impéra-E e 4

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