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lc contre toutes les maladies dont lacause peut être expulsée par les voiesde la transpiration & de la sueur. Sprre-gel & Von-Linné s'étoientdéja convain-cus que cette plante étoit moins veni-meuse qu’on ne l’avoit cru. Storck em-ploie la tige & les feuilles de cette plantecn extrait ou en poudre, avec 60 partiesde sucre blanc en pondre, contre une par-tie de cette plante ; on ne volt pas la rai-son de ce mélange singulier, & fauteurlie paroît pas avoir éprouvé ce qu’auroitproduit intérieurement une petite dosed'extra! t seul.
La dose de ce mélange eil depuis dixjllfqu’à vingt grains , plusieurs fois parjour & pendant long-temps.
Le tue - loup regardé vulgairementcomme un poison auffi astis que l’espeeeprécédente, eil recommandé, dans quel-ques pharmacopées comme utile en fo-mentation ou dans quelques onguenscontre la gale & pour faire mourir léspoux. Licoílonum , de , lupus , &jtrfìvoi •> occiio.
La troisième efpece ou aconitum salu-tiferum , n’eft pas exempt de danger ,comme l’obferve M. Crantz. Une tradi-tion très-anciennc fait regarder celle-cicomme le contre-poifon des antres , &l’auteurdel’article aconit ( dans la pre-mière édition de l’Encycl. ) ne balance pasà regarder cette efpece comme alexitere,cordiale, fto machale, & bonne pour lacolique venteuse; lenapel, ajoute-t-il,coagule le sang , U Vaconit salutaire agiten divisant les humeurs. Cette explicationqui n’est que copiée de tant dc recueilstriviaux , copiés eux-mémes des écritsdes plus crédules naturalistes , feroit dé-mentie formellement par les observa-tions de M. Storck fur lc napel, fi l’on nelavoit d’ailleurs qu'il importe de ne pascroire fur la parole tout ce que la feuleobservation a droit de confirmer. ( Art.de 31. Lufojfe , doíleur en Aíédecine. )
Aconit, (/’) Jardinage , vient desemence fur couche, & auffi de brins fansracine. II y a un aconit d’été & un autred’hiver. ( JT)
ACONTIAS, f. m. Hifi. nat., serpentqui s’élancecomme un trait décoché, cequi lui a fait donner le nom de javelot.Voyez Javelot.
Àcontias , f. m. Physique , nom em-ployé par quelques auteurs pour dési-
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gner une comete, ou plutôt un météore ,qui paroît avoir une tète ronde ou oblon-gue, & une queue longue & menue, àpeu près- de la forme d’un javelot. VoyezComete U Météore. ( O)
ACOP 1 S , f. Hifi. nat. , pierre pré-cieuse, transparente comme le verre,avecdes taches de couleur d’or. On l’a appel-lée acopis, parce que l’huile dans laquelleon la fait bouillir, passe pour lin remedecontre íes lassitudes. Píiu. Confiant. IIfaut. attendre pour savoir à laquelle lenos pierres rapporter celle-ci, & beau-coup d’autres dont nous parlerons dansla fuite, que AI. Danbenton , de l’Aca-démie royale des Sciences de Paris, aitfait usage de fa découverte ingénieusesur la maniéré de transmettre à nos des-cendans la maniéré d’appliquer , fans er-reur , nos noms de pierres, aux pierresmêmes auxquelles nous les avons don-nés, & de trouver quel est celui de nosnoms de pierres qui répond à tel ou telnom des anciens.
* ACOFOS , f. Hifi. nat. , plante dontil est fait mention dans Pline, & que l’onprétend être Vanagyris de Dioícoride, queGérard regarde comme une efpece detrifolium.
'* AÇORES , f. Géogr ., Mes de l’A-mérique qui appartiennent aux Portu-gais ; elles font an nombre de neuf. C"estau pié des Açores que les Portugais pla-cent leur premier méridien. L'Me deSaint-Michel est célébré par la bataillenavale que le marquis de Sancta-Cruz ygagna en 1582, fur don Antoine, qui dif-putoit la, couronne de Portugal à Philip-pe II, roi d’Espagne.
Ces Mes sont commodément situéespour la navigation des Indes Orientales& d u Brésil : 011 en tire principalementdes bleds, des vins & du pastel : maiscette derniere denrée est le principal dunégoce. Les bâtâtes entrent dans la car-gaison des Hollandois. Les Açores don-nent encore des citrons, des limons, desconfitures, dont le fayal est la plus esti-mée. On y porte des toiles , de Phuile,du sel, des vins de Canarie & de Madè-re ; des taffetas, des rubans, des droguetsde foie, des draps, des futaines, des basde ffiie, du riz, du papier, des chapeaux,& quelques étoffes de laine. On a en re-tour de la monnoie d’or du Brésil, dessucres blancs, des mosccuades, du bots