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pour constater quelque circonstance defaitou de procédure. Ainiì l’une des par-ties , par exemple , qui a mis Ion inven-taire dc production au greffe,en demandeacte. Un avocat dans les écritures , ouclans l'on plaidoyer, demande acte dequelque aveu fait en justice par fa partieadverse , & favorable à la tienne; maisil faut observer que ce terme n’eft d’ufa-gequ’au parlement: dans les justices in-férieures on ne dit pas demander acte,niais demander lettres, f. Lettres.
On appelle aullì «cte an paiais, l’atten-tion que donne un greffier, ou autrepersonne ayant caracteie en justice ,qu’ime partie s’est présentée, ou a satis-fait à telle ou telle formalité ou procé-dure. C’est en ce lens qu’on dit un aile decomparution, pour f attesta lion qu unepartie a comparu ; un aile de •voyage,pour ['attestation qn’une partie s’eíitransportée de tel lieu eu tel autre , àl’effet de poursuivre lan droit, ou de dé-fendre à la demande contr’eiie formée.C’est dans ce sens aullì qu’on appelle «ctedr célébra’ion de mariage , le certificatpar lequel le curé atteste qu’il a été cé-lébré emre tel & telle. (H)
ACTES, f. m. plur. fe dit quelque-fois, en matière de sciences, des mé-moires ou journaux faits par une socié-té de gens de lettres. On appelle les ailesde la lociété royale de Londres , transac-tions ; ceux de ['académie royale dessciences de Paris, mémoires ; ceux deLeipiick font nommés íìmplemcut actes ,ou acla eruihorum , &c. V. SoClÉ rÉroyale, Académie, Journaux.(<0
Actes des Apôtrf.s , f. m. plur.Théol. Livre sacré du Nouveau-Tefta-ment, qui contient ['histoire de l’Eglisenaissante pendant l’espace de 19 ou 30ans , depuis l’Alcension de N. 8. Jefus-Chrilt, jusqu’à Tannée 63 de i’ere chré-tienne. S. Luc est fauteur de cet ouvra-ge, au commencement duquel il se nom-me , & il l’adresse à Théophile , au-quel il avoir déja adressé son évangile.11 rapporte les actions des apôtres, &presque toujours comme témoin oculai-re : de!,ô vient que dans le texte Grec ,ce livre est intitulé arjaJjsiç , ailes. O11 yvoit l’accompìílfement de plusieurs pro-fesses de J. C. son Ascension, la deseen-
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te du 8. Esprit, les premières prédica-tions des apôtres , & les prodiges parlesquels elles furent confirmées , un ta-bleau admirable des mœurs des premierschrétiens ; enfin tout ce qui fe passa dansl’églife jusqu’à la dispersion des apôtres,qui fe partagèrent pour porter i’évangiiedans tout le monde. Depuis le point decette séparation, 8. Luc abandonna l’hif-toire des autres apôtres, dont il étoittrop éloigné , pour s’attacher particuliè-rement à celle de S. Paul , qui l’avoitchoisi pour son disciple & pour compa-gnon de ses travaux. II fuit cet apôtredans toutes ses missions , & jufqu’à Ro-me même , on il paroìt que les ailes ontété publiés ia seconde année du séjourqu’y fit S. Paul, c’est-à-dire, la 63^an-née de l’ere chrétienne, & la 9 e & 10 eifc l’empire de Néron. Au reste le stylede ce.t ouvrage , qui a été composé enGrec, est plus pur que celui des autresécrivains canoniques ; & l’on remarqueque S.Luc qui pollèdoit beaucoup mieuxla langue Grecque que l’Hébraïque, s’ysert toujours de Ja version des Septantedans les citations de l’Eeriture. Le con-cile de Laodicée met les actes des apôtresau nombre des livres canoniques, &tontes les églises Pont toujours fanscontestation reconnu comme tgl.
II y a eu dans í’antiquité un grandnombre d’ouvrages supposés , & la plu-part par des hérétiques, fous le nomd’acter des apôtres. Le piemier livre decette nature qu’on vitparoître, & quifut intitulé Ailes de Paul & de Tbtcle ,avoit pour auteur un prêtre, disciplede S. Paul. Son imposture fut découver-te par S. Jean ; & quoique ce prêtre nefe fut porté à composer cet ouvrage quepar un faux zela pour son maître, il nelaissa pas d’être dégradé du sacerdo-ce. Ces ailes ont été rejetés comme apo-cryphes par le pape Gélafe. Depuis, lesManichéens supposèrent des ailes de á\Pierre & S. Paul, où ils femerent leurserreurs. On vit ensuite les aiiesde P.André , de S. Jean , N des apôtres en gé-néral , supposés par les mêmes héréti-ques, selon S. Kpiphane, 8. Augustin,& Philnftre > les ailes des apôtres faitspar les Ebbionites ; le-noyasse de T. Pier-re faussement attribué à S. Clément;P enlèvement ou le ravissement de S. Paul,