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fie cette coutume. L ’vision des nôtres ,quoique p'us modérée que celle ries Ita-liens 'ft infiniment plus vive quç celleíits Anglois, dont les sermon» se téJui-fs n t à Le froidement une dissertationthénlugi ,t'Ç fur quelque peint rie l’ r cti-ture, ans aucun mouvement. VoyezDéclamation, Glsi'E, Pronon-ciation. ( G )
l'uéiion final? d’un poème eltun évé-nem-nt à ; vo -ujrp ; lu tlion continue est1c combat des causes & ries obstacles quitendent réciptoqnemcnt, les unes.à pro-♦luire l’évenemcnt, & ìes autres à l’ein-pécher, ou à produire eux^mèincs unévénement contraire.
Dans la tragédie rie Britannieus, lamort de ce prince eft l 'atíion finale. Lajalousie rie Néron , son mauvais naturel,fa passion pour Jurie . la scélératesse rieNat-cdse en sont les causes. La vertu deBurrhus, l'autor'é d’Agrii p ne, un relierie relpeéi pour elfe, & rie crainte pourlesKoma-ns, l’horreur d’un premier cri-me, en font les obstacles ; L le combatfe passe dans Lame rie Néron.
Ainsi VuHion ri’un poème pent se con-sidérer comme une forte rie problème,dont le dénouement fait la solution.
Dans ce problème, tantôt l'alternativefe réduit à réussir . ou à manquer l’entre-priso . comme dans ¥ Enéide. Tantôt lefort est en balance entre deux événe-jnen- , tous les deux futiest'S, commedans I Œdipe , ou l’un heureux. & i’au-tre malheureux , comme dans VÔâijsée& VIpbigénie cn Tauride. Ccci demandeà être développé.
Les Troyens s’établiront. ils . ou nerétabliront ils pas en Italie ? Voilà leproblème de VEncïiie Onvnitque, riIIcôté d’Enée , le mauvais succès sc réduità abandonner un pav« qui n’est pas lelien. La dessinée ries Troyens ne seroitpas remplie , Rome ne seroit pas fondée ;mais ce malheur n’a jamais pu intéresserVivement que les Romains. La situationducôté rie Turnus, est d’un intérêt plusuniversel & plus fort ; il s’agit pour luide vaincre , ou de périr , ou rie subir lahonte rie se voir enlever sa femme, &îes états rie son beau pere: aussi les vœuxson r-ils en faveur de Turnus.
Dans VQ/tiJfée , ii ne s’agit pas seule-snent qu’Ulysse retourne à Ithaque , ou
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qu’íl périsse dans ses voyages, ou qu’ilsoit retenu dans lisse rie Circé , ou danscelle rie Calypso ; c. t intérêt, personnelà un héros froidement sage, nons tou-cheroit Faiblement. Mais son fils, jeu-ne encore, est sous ie glaive ; fa femmeest exposée aux violences des préteri-ilansf l'on pere est au bord ri u tombeau ,incapable rie s’oppoler à leor criminelleinsolence t son isse tst dévastée, son pa-lais saccagé, Con peuple ct là famille enproie à ries tyrans. Si Ulysse revient, ilpetit tout sauver ; tout i ft perdu , s’i! nerevient pas: voilà tous les grands inté-rêts ri u cœur humain réunis en un icul ;L c'est le plus parfait modelé de Vactio»ri a n s l’épopée.
Dans l’Iphigénie en Tauride, Orelìepoursuivi parles furies, en fera-1-ildélivré ou non? Sera-t ii reconnu parfa sœur , avant ri’étre immolé ? ou l’im-molera-t-ello avant rie le connoitre ?Enievera-t-ii la statue rie Diane, nu fer; *t il égorgé au pied rie ses autels ? L’évc,nemetit peut être heureux ou malheu-reux i K pins l’alternative en est pres-sante, plus elle est susceptible ries grandsmouvement de la crainte Si rie la pitié.
Dans l’Œriipc, la peste achevera-t ellede désoler les états de Laïus; ou le meur,trier rie ce Roi íéra-t-il reconnu dans sortfils & dans le mari rie fa femme ? Voilàles lieux extrémités les plus effroyables,& l'alternative la plus tragique qu’il soifpossible ri’imaginer. LeMéfaut rie cettefable , s’il y en a un , c’est de ne laisservoir aucun milieu entre ces deux mal,heurs extrêmes, & de ne pas permettreài’efpérancede se mêler avec la terreur.
Je laisse à balancer les avantages decette fable terrible Si touchante d’nobout à l’autre, fans aucune efpece riesoulagement pour l ame ries speélateurs,avec la fable rie ITphigénie en Tauride,où quelques rayons incertains d une es-pérance consolante brillent par interval-les , & laissent entrevoir une ressourcedans les malheurs & les dangers dont ortfrémit; je veux seulement faire voir quetout se réduit à ces deux problèmes ; I’nrifimple, & l’âutrecompliqué. Celui-ci,en Faisant passer Lame ries spectateurspar rie continuelles vicissitudes , variefans cesse les mouvemens rie la terreur.& de la pitié; l’autic ks soutient & les