ADJ
les nominaux., les verbaux , les numé-raux, & les pronominaux.
Les adjectifs nominaux font ceux quiqualifient par un attribut d’espece , c’est-à-dire par une qualité inhérente & per-manente, soit qn’elle naisse de la naturede la choie, dc sa forme, de sa situationou de son état; tels que hon, noir, simple,beau, rond, externe, autre, pareil,sem-blable.
Les adjectifs verbaux qualifient par unattribut d’événement, c’est-à-dire parune qualité accidentelle & survenue, quiparait être l’cffet d'une action qui se pas-se ou qui s'est passée dans la choie : telsfont rampant , dominant , liant , cares-sant, bonisé, simplifié, noirci , embelli.Ils tirent leur origine des verbes , lesuns d u gérondif, & les autres du parti-cipe : mais il ne faut pas les confondreavec les participes & les gérondifs dontils font tirés. Ce qui constitue la naturedes adjectifs, c’est de qualifier les déno-minations; au lieu que celle des parti-cipes & des gérondifs consiste dans unecertaine maniéré de représenter faction& l’événement. Par conscqiientlorsqii’onvoit le mot qui est participe, être dansune autre occasion simplement em-ployé à qualifier, il faut conclure quec’est ou par transport de service, ou parvoie de formation & de dérivation, dontles langues fe servent pour tirer d’uneespeee les mots dont elles ont besoindans une autre où elles les placent, &dès-lors en établissent la différence. Ailreste il n’importe pas que dans la ma-niéré dc les tirer de lent source , il n’vait aucun changement quant au maté-riel : les mots formés n’en seront pasmoins distingués de ceux à qui ils doi-vent leur origine. Ces différences vontdevenir sensibles dans les exemples queje vais citer.
Un esprit rampant ne parvient jamaisau sublime. Tels vont rampant devantles grands pour devenir infolens avec leurségaux. Une personne obligeante se f ait ai-mer dc tous ceux qui la connoijsenl. Cettedame est bonne, obligeant toujours quandtlle le peut. L'atne n'a gttere de vigueurdans un corps Fatigué. II efl juste dese re-poser après avoir fatigué.
Qui ne voit que rampant dans ie pre-mier exemple est une simple qualifica-tion, & que dans le second il représente
Ado
1 iï
une action ? Je dis la même chose desmots obligeante & obligeant, & de ceux-ci, un corps fatigué, & avoir fatigué.
Les adjeéltfs numéraux font, commeleur nom Je déclare, ceux qui qualifientpar lin attribut d’ordre numéral, tels quepremier, dernier,second , deuxième, troi-f.tme , cinquième.
Les adjectifs pronominaux qualifientpar un attribut de désignation individu-j elle, c’est-à-dire par une qualité quille te-nant ni de l’espcce ni de faction, ni dei'arrangement, n’cft qu’une pure indica-tion de'certains individus; ces adjectifsfont, ou une qualification de rapportpersonnel, comme mon, ma, ton,notre,votre , son , leur , mien, tien, sien ; ouune qualification de quotité vague & nondéterminée, tels que quelque, un, plu-! sieurs, tout , nul , aucun ; ou enfin unequalification de simple présentation,com-me les suivans, ce, cet , chaque , quel ,tel , certain.
La qualification exprimée par les ad-jectifs est susceptible de divers degrés :c’est ce que fart nomme degrés de com-paraison, qu’il a réduits à trois, fous lesnoms de positif, comparatif , & super -latif.
Le positi f consiste dans la simple quali-fication Faite fans aucun rapport au plusni au moins. Le comparatif est une qua-lification faite en augmentation ou en di-minution , relativement à lin autre de-gré de la'même qualité. Le superlatif' qualifie dans le plus haut degré, c’eft-à-I dire dans celui qui est au dessus de tous;5 au lieu que le comparatif n'cH. supérieurqu’à lin des degrés de la qualité : celui-cin’exprime qu’une comparaison particu-lière; & f autre en exprime une uni-verselle.
Les aàjeBìfs verbaux & nominaux font| auísi appelles concrets. Voyez- ces termes .
(M
l ADIEU-TOUT , parmi les Tireurs| d'or, est une maniéré de parler dont ils fe
* servent pour avertir ceux qui tournent le
* moulinet que ia main est placée sûre-
Ì ment, & qu’ilsn’ont plus qu’à marcher.ADIEU-VA, terme de Marine ; c’estun terme dont on fe sert lorsque voulantfaire venir le vaisseau pour changer de| route, on en avertit l’équipage pour qu’ilS se tienne prêt à obéir au commande-I ment. (2")
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