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Tome premier. A - AKR.
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ADR

ville des Pays-Bas en Flandre, fur laVendre.

Adrien Œlius , Hijl. rom. , filsadoptif, & successeur de Trajan, sortaitd une famille illuilre , qui s’étant an-ciennement transplantée en Espagne ,était retournée en Italie du temps desScipions. Ses flatteurs prétendaient queses ancêtres avoient donné leur nom àla mer Adriatique. II naquit à Lyon ;& son pere, en mourant , le mit sousla tutelle de Trajan qui, dans la iuite,lui fit épouser sa petite niece. II étoit àla tête des armées d’Orient, lorsqu’à lamort de Trajan, il fut proclamé empe-reur par les intrigues de l’impératricePlotine, à qui il avoit inspiré un amotiradultéré. Trajan avoit long-temps refu-sé de savoir pour successeur , L ce néfut que par complaisance pour sa fem-me , qu’ìl consentit à ce choix. Plusieursrivaux lui disputèrent sempire ; maisil les fit rentrer dans le devoir. Und’eux s’étant présenté polit obtenir sonpardon : le voilà, répomlit-il, en l’em-l)raflant. Quoiqu’il se proposât Trajanpour modele , il étoit en secret en-vieux de sa gloire. Ce fut par un mo-tif aussi bas, qu’il rendit aux ParthesTAssyrie, la Mésopotamie & í’Arménie,qui étoient les conquêtes de Trajan. IIvoulut que l’Euphrate fût les barrièresde sempire : il se proposoit auflì d’a-landonner la Dacie : mais il n’exécutapoint cette résolution imprudente, surles remontrances qu’on lui fit que ceseroit livrer les citoyens Romains à ladiscrétion des barbares. Trajan avoitpeuplé cette grande province de colo-nies Romaines, à qui il avoit donnéSes terres & les villes. A l’exemple deTrajan , il parcourut toutes les pro-vinces , pour y établir s ordre , & enréformer les abus. Tant qu’il résidadans Rome , son palais fut le templedes sciences & des arts. Les gens delettres perfectionnoient leur goût aveclui, & les fevans trouvoieilt à s’instruiredans fa conversation. Le philosophe Fa-vorin disputait souvent avec lui ; &quoiqu’il eût souvent raison , il avoit la

Î iolitique de lui céder la victoire.Ses amisui reprochèrent cette basse complai-sance ; le philosophe leur répondit : IIejl dangereux d'avoir raison avec un hom -me qui a trente légions four réfuter vosTome I, Partie II,

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arguntens. La persécution contre leschrétiens ne fut que passagère. L’apolo-gie de leur religion, par Quad'atus &Aristide, le convainquit de la pureté deleurs dogmes, & de l’innocence ue leursmœurs. On prétend qu’il forma le des-sein de bâtir un temple au Dieu des chré-tiens , & de l’admettre parmi les autresdieux. II conçut une passion criminellepour le jeune Antinous qui, l’ayant ac-compagné en Egypte, fc noya dans leNil. Adrien inconsolable l’honora del’apothéose : il bâtit sur le bord du fleu-ve une ville qui porta son nom ; il eutun temple , & des prêtres qui rendi-rent des oracles. Ce fut sous son régnéque le Juif Barchochebas sema sa doctri-ne , & prétendit être le meffie. Les Juifsse rangerent en foule fous ses enseignes.Cette révolte fut éteinte dans le sangde ces fanatiques. II fut défendu auxJuifs de mettre le pied dans Jérusalem;& pour leur en 6ter la tentation , on mitun pourceau de marbre iur la porte quiregardoit Bethléem. Cette ville sainteétoit également respectée des chrétiens.Adrien, pour les en éloigner , fit placerune statue de Jupiter dans le lieu où, J.C. étoit ressuscité; une de Vénus, dansle lieu où il étoit né. Le calvaire futplanté d’un bois qui fut consacré à Ado-nis ; & ce fut dans la caverne où le Sau-veur étoit né , qu’on célébra ses mystè-res licencieux. Les fatigues de ses longsvoyages le firent tomber dans le dépé-rissement. Les souffrances lui rendirentla vie importune ; ii s’en seroit débarras-se, si ses domestiques, qui veilloientauprès de lui, n’eussent empêché qu’iln’attentát fur lui-même. Les vers qu’ilfit dans les derniers momens de ia vie,prouvent qu’il vit fans émotion fa finprochaine. Sa femme Sabine, vivementsoupçonnée d’adultere, le fut égale-ment d’avoir hâté fa mort par 1e poi-son. Adrien mourut à Baves, l’an 13gde J. C., à l’âge de soixante-deux aiis.

C T-N. )

^ ADR1N , Gêsgr ., petite ville de laTransylvanie hongroise , sur la rivièrede Sebeskeres , & au pié des monta-gnes de Vedra. El e est au nord-est dugrand Varadin. Cette ville & ses envi-rons u’ont rien de remarquable. Long.4? , »? - lot- 47, 9. (C. A.)

ABROGATION , f. f. terme de DroitM m