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dans k crainte que le cable ne puissele filer assez promptement. On n’auroitpoint cela à craindre, si le vent ou lamarée portoit à l’endroic où l’on veutmouiller l’ancre d’aftburche ; car alorsaprès avoir mouillé comme à l’orclinairela premiers ancre & fait tête dessus, onfileroit du cable, & on se laillcroit cil-ler íur cet endroit pour y laisser tomberl’anere ù’affejiirche. On pourroit mêmedans ce dernier cas attendre que la ma-rée eût changé de direction avant de vi-rer fur le premier cable, parce qu’alorsil n’y auroít plus qu'à filer le cable d'as-fourche , & à virer fans peine fur lepremier cable. ( lìl, le chevalier de laCoudraye. )
AFFRAICHIR ou Affraicheb, v.n. Marine. Ce mot ne s’emploie qii’enparlant du vent, & il signifie devenirplus frais ou plus fort. On ne se sertplus guerede ce mot, & il est remplacépar celui défraîchir.Onl’cmploic encorecependant à l’impératif, & on dit : af-fraiche , pour témoigner le désir que l’ona que le vent augmente. ( M. le cheva-lier dc la Coudraye. )
AFFRANCHI, cn latin libertinus, f.m. Théol. Ce terme signifie propre-ment un esclave mis. en liberté. Dansles actes des apôtres il est parlé de lasynagogue des affranchis , qui s’éleverentcontre Etienne, qui disputèrent contrelili , & qui témoignèrent beaucoup dechaleur à le faire mourir. Les interpré-tés font fort partagés fur ces libertins ouaffranchis : les uns croient que le texteGrec qui porte libertini, est fautif, &qu’il faut lire Libystini , les Juifs de laLibye voisine de í’Egypte. Le nom delibertini n’est pas grec; & les noms aux-quels il est joint dans les actes, font ju-ger que 8. Luc a voulu désigner des peu-ples voisins des Cyrénéens & des Ale-xandrins : mais cette conjecture n’est ap-puyée fur aucun manuscrit ni fur aucu-ne version que l’on sachel Jean. Drus.Çornvl. à lapid. Mill.
R’antres croient que les affranchis dontpartent les actes, étoient des Juifs quePompée & Sofius avoient emmenés cap-tifs de la Palestine en Italie, lesquelsayant obtenu k liberté , rétablirent àRome , & y demeurèrent jusqu’au tempsde Tibere, qui les en chassa, fous pré-texte de superstitions étrangères, qu’il
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vouloir bannir de Rome & de t "Italie.Ces affranchis purent lé retirer en allésgrand nombre dans la Judée , & avoirune synagogue à Jérusalem, où ilsétoient lorsque 8. Etienne fut lapidé.Les rabins enseignent qu’il y avoit dansJérusalem jusqu a 400 synagogues, sanscompter le temple. Œcumcnius Lyran.&c. Tacite , Annal. lib. II. Calmct,diclionnaìre de la Bible , tome I. lett. A.f. 71- ( 6)
Affranchi , adj. pris sub. dansle Droit Romain , étoit un nouveaucitoyen parvenu à la qualité d’hommelibre, par l’affranchiflément ou manu-mission. Voyez Vun U l'autre de ces deuxmots.
L’íiffrancbi , quoique sorti de l’escla-vage par la manumiflìoii, n’étoit pasexempt de tous devoirs envers son an-cien maître, devenu son patron. En gé-néral , il étoit obligé à la reconnois-sance , non-seulement par la loi natu-relle qui l’exige lans distinction polirtoute sorte de bienfaits, mais auísi par laloi civile qui lui en faisoit un devoirindispensable , à peine de rentrer dansla servitude : si, par exemple, son pa-tron 011 le pere ou la mere de son pa-tron étoient tombés dans l’indigence , ilétoit obligé de fournir à leur subsistance ,selon ses facultés, fous peine de rentrerdans les fers. 11 encouroit la même peines’il avoit maltraité son patron , ou qu’ileût suborné des témoins contre lui eajustice.
L’honneur que Vaffranchi devoit â sonpatron empéchoit qu’il ne pût épouserfa mere, fa veuve ou fa fille.
Le fils de! 'affranchi n’étoit pas réputéaffranchi , & étoi t pleinement libre à touségards. Voyez Libertin.
Quelques auteurs mettent de la diffé-rence entre libertus & libertinus, & veu-lent que Mcrà signifie celui même qu!a été tiré del’état de servitude, & liber-tinus , le fils de l ’affranchi : mais dansTissage tous les deux signifient un affran-chi. L’acte par lequel un esclave étoitmis en liberté s’appelloit en Droit ntanu-mijjto , comme qui diroit dhnìjjso de ma-nu , “ affranchissement' de l’autorité„ d’un maître. Voyez AffrANCHISSE-„ MENT.
Les affranchis conservoient leur nom ,& le joignoient au nom & au prénom de