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Affût des nouvelles fieces de campa-gne ou de bataille , Art militaire , nou-velle artillerie. L ’affût des nouvelles pie-ces de campagne ou de bataille , diffèreautant des anciens, que les pieees mê-me diffèrent de celles auxquelles ellesont succédé. ( Voyez ARTILLERIE UCanon de bataille. } L’objet principala été de rendre les nouveaux affûts beau-coup plus légers que les anciens , & ouen a diminué en conséquence toutes lesdimensions. Cette diminution ne pou-vant pas se concilier avec la solidité quileur est nécessaire , on les a couverts &presqu’enveloppés de ferrures, en fortequ’ils pesent plus que les anciens, àl’exception de celui de la pieee de qua-tre , & n’en ont ni la solidité , ni la sim-plicité : car plus les flasques font min-ces , plus les alternatives de sécheresse& d’humidité doivent les altérer : laprécision & la propreté des Ferrures quiles couvrent & les chargent, exigentde rinteliigence & des foins de la partdes ouvriers, dont tous ne font pas ca-pables ; d’oùnaît la difficulté des radoubsdans les occasions où, n’ayant pas d'ex-cellens ouvriers à portée de foi, on estobligé d’employer ceux qu’nn trouvefous fa main. Us font donc moins sim-ples , plus fragiles que les anciens, &coûtent davantage.
Les aiísieux de fer ne font pas d’unservice aussi commode que ceux de bois,auxquels ©n les a substitués : les aifsicuxde bois fe suppléent aisément, au lieuque ceux de fer cassant dans des marches,dans des affaires, ne peuvent pas se ré-parer sur le champ, & la piece est horsde combat. Si l’on le propose d’eu porterune grande quantité de rechange, onperd de vue ia premiers intention, qui«toit d’alléger beaucoup les équipagesd’artillcrie.
L’encastrement de route/, où fe lo-gent les tourillons de la piece , lorsqu’onest en marche , est pris des étrangers,& sert à répartir le poids de la piecede Y affût & l’avant-train , & à rendrepar-là la voiture plus roulante; maisil est inutile dam les mornens où lecharroi est le plus vif, le plus embar-rassant & 1c plus difficile, c'est-à-dire .à portée de l'ennemi. En effet , lors-que la piece tire & qu’il est question dela porter avec célérité, dans une autre
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position, auroit-on le temps de fairenager la piece, entre les flasques, pourfaire occuper ce second encastrementpar les tourillons, & de la ramener,étant arrivée fur son terrein, dans lesencastrcmens e , où les tourillons doi-vent être placés lorsque la piece est enaction ?
Les flasques arrondis à leur extrémitéinférieure, en forme de traîneau, ontmoins de frottement fur la terre, & don-nent plus de facilité aux canonnierspour tenir la crosse élevée, par le moyeudes leviers qu’ils passent dans les an-neaux de manœuvre m , lorfqu’il fautaller en avant ou en arriéré ; mais cettecoupe de la crosse contribue à augmen-ter le recul, austì-bien que les boîtesde fonte, placées dans les moyeux desroues.
Le coffret s contient cinquante coupstout faits, à boulets ou à cartouche : ilfe place dans les marches, entre le flas-que w, & fur l’avant-train, lorsque lapiece est en action.
La charge de poudre de ces coups toutfaits, est renfermée dans un sac ou gar-gousse de serge ou de camelot, lequelest attaché & fixé à un culot de bois, furlequel pose le boulet ou la boîte de fer-blanc qui contient la mitraille. Ces coupstout préparés ont , comme tontes leschoses de ce monde , leur avantage &leur inconvénient. Ils font avantageuxen ce qu’ils rendent le service très-prompt & très-sûr ; très-prompt, puis-que la poudre & le boulet on la cartou-che , se mettent en un seul temps dans lapiece ; très-sûr, parcc que la pondre étantenfermée dans un sac, il ne s’en répandpoint, & on évite par-là les inconvé-niens des traînées de poudre , qui peu-vent s’allumer, porter le feu. aux barils& occasionner de grands accidens : maisd’un autre côté, les gargoùsses fournis-sent toujours une charge égale pour tou-tes les circonstances, & il en est où ilseroit avantageux de la diminuer, lors-qu’il seroit utile , par exemple, de tirerà ricochet.
Les roues plus basses des anciens avant-trains étoient préférables aux roues hau-tes des nouveaux, pour tourner fortcourt dans certains chemins qui ne per-mettent pas de faire autrement. Le longtimon substitué aux limcncieres, estéga-