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Tome premier. A - AKR.
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fnent d’environ trois ou quatre pourcent ; à Rome, de près de vingt-cinq furquinze cents ; à Venise , de vingt pourcent fixe.

Agio se dit aussi pour exprimer le pro-fit qui revient d’une avance faite pourquelqu’un j & en ce sens les noms d’cgzo& A'avance font synonymes. On se sertdu premier parmi les marchands & né-gocians, pour faire entendre qne ce n’estpoint un intérêt, mais un profit pouravance faite dans le commerce : ce pro-fit se compte ordinairement fur le pié dedemi pour cent par mois, e’est-à-dire , àraison de six pour cent par an. On luidonne quelquefois , mais improprementle nom de change.Savary,DiéLdu Coima.tome /. p. 6ose

Agio se dit encore , mais impropre-ment, du change d’imc somme négociée,soit avec perte , soit avec profit.

Quelques-uns appellent agio A'afu-rance , ce que d’autres nomment frime<11 t oût d'ajjurance. Voyez Prime. là.ibìd. (O)

AGIOGRAPHE, pieux, utile, qui aécrit des choses saintes , & qti'on peutlire avec édification. Ce mot vient dexytoc, saint,sucré, Si deyplduc , f écris.C’est le nom que l’on donne communé-ment aux livres qui ne fout pas comprisz n nombre des livres sacrés, qu’on nom-me apocryphes ; mais dont l’Eglïse a ce-pendant jugé la lecture utile aux tìdeles,& propre à leur édification-. V . Hagio-graphe.

AGIOSIMANDRE, s. m. Hijl.Kccl.,terme tiré de deux mots grecs , òíytoc ,saint , or.tr.távo:, indiquer, comme qui di-roit ce qui sert à indiquer les saints, on àleur notifier quelque chose. C’est le nomd’un instrument de h ois (ou plutôt d’uufer , fur lequel on frappe avec un mar-teau ; on le nomme aussi agiojidere ouBgiojìdire') , dont les Chrétiens grecs sefervent au lieu de cloches. C- lles-ci searsent défendues par tes Turcs qui n’enont point eux-mêmes, de peur qu’eliesne fervent de signal pour la révolte.(C. C.)

* AGIOTAGE, f. m. Commerce, jeuli'ncfions, c’eít le commerce de celui quipour un intérêt quelconque,convertitenargent des billets, prorn esses, reseriptinnso-ti contrats, qui joue en actions, qui

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prend des effets eomniercables ì tintesprix dans l’efpérancc d’y faire un cer-tain profit. V. Actions (Jeu ou Com-merce d’.)

* AGIOTER, v. act. Coimn., agiotesdes actions, e’est les acheter, ou les ven-dre , ep un mot, en faire commerce pouren tirer un certain profit.

AGIOTEUR , f. m. Comm. C’est lenom qu’on donne à celui qui fait valoirson argenta gros intérêt, & qui prenddu public des effets de commerce fur unpié très-bas, pour le faire rentrer ensuitedans le public fur un pié tvès-bant. Ceterme n’cft pas ancien , il fut, je crois,employé pour !a premiers fois , ou lorsdu fameux système, on peu de tempsaprès. {G}

AGIR, v. act. Morale. Qu’est-ce qn\í-girì c’est, dit-on , exercer une puissan-ce ou faculté j qu’est-ce que puijlmce oufaculté ?. c’est , dit-on, le pouvoir d'agir-.mais le moyen d’entendrc ce que e’eftqu epouvoir d'agir , quand on ne fait pasencore ce que c’eft qif agir ou aélion ? Oune dit donc rien ici, fi ce n’est un motpour un autre: fun obscur, L qui estl’état de la question , pour un a'utre obs-cur , & qui est également l’état de laquestion.

II en est de même de tous les antrestermes qu’on a coutume d’employer à celu jet. Si l’on dit qu’agir , c’est produireun effet, & en être la cause efficiente &proprement dite ; je demande 1®. ce quec’est que produire ; î°. ce que c’est queVej'et ; q°. ce que c’est que cause ; 4°. ceque c’est que cause efficiente, & propre-ment dite.

II est vrai que dans les choses matériel-les & en certaines circonstances, je puisme donner une idée assez juste,le ce quec’est que produire quelque chose & enêtre la cause efficiente, en me disant quec’est communiquer de sa propre substanceà un être censé nouveau. Ainsi la terreproduit de l’herbe qui n’est que la subs-tance de la terre, avec un surcroît ouchangement de modifications pour la fi-gure, la couleur, la flexibilité , pstc.

En ce seus-là je comprends ce que c’estque produire ; ^entendrai avec la me niefeeilité ce qnc c’est qu'ejset, en disant quec’eft l’étre dont la substance a été tirée decelle d’un autre avec de nouvelles modi-