A GO
Jtofef les autres hommes à les Croire*
II faut distribuer les faits transitoiresen faits qui le font passés dans un fiecleéclairé, & en Faits qui se sont passés dansdestemp| de ténèbres & d’ignorance)& les faits permanent, en faits penna-nens dans un lieu accessible ou dans unlieu inaccessible.
11 faut considérer les témoignages eneux-mêmes, puis les comparer entr’eux:les considérer en eux-mêmes, pour voirS’iJs «'impliquent aucune contradiction,& s'ils font de gens éclairés & instruits :ïes comparer entr’eux , pour découvrirs’ils ne font point calqués les uns Rir lesautres, & fi toute certe foule d’autori-tés de Kírcher , de Scaliger , de Bacon,de Libarins, deLicetns, d’Enfebe, cífe.nc fe réduiroit pas par hasard à rien , ouà l’autorité d’un seul homme.
II faut considérer si les témoins fontoculaires ou non j ce qn’ils ont risquépour fe faire croire ; quelle crainte ou.quelles espérances ils avoient en annon-çant aux autres des faits dont ils le di-Ibient témoins oculaires: s’ils avoientexposé leur vie pour soutenir leur dé-position , il saut convenir qu’eîle ac-quêt, oit une grande force ; que seroit-cedonc s’ils l’avoient sacrifice & perdue?
11 ne faut,pas non plus confondre lesfaits qui fe font passés à la face de fouttin peuple , avec ceux qui n'onteu pourspectateurs qu’un petit nombre de per-sonnes. Les faits clandestins, pour peuqu’ils-soient merveilleux , ne méritentpresque pas d’être crus: les faits publics,poutre, lesquels on n’a point réclamédans îc temps, ou contre lesquels il.n’ya eu de réclamation que de la part degens peu nombreux & mal-intentíonnésvu mal instruits , ne peuvent presquepas être contredits.
Voilà une partie des principes d’aprèslesquels on accordera ou l’on refuserasa croyance , si l'on ne vqut pas donnerdans des rêveries, <& 11 l’on aime sincè-rement la vérité. Voyez Certitude ,Probabilité , & c ,
* AtìOBEL , Géog ., ville d’Afriqueau royaume de Maroc, dansIapro.vinped’Ea en Barbarie.. , '.
ÀGOCtK , Alu/íifue áncíen ., une dessubdivisions de ('ancienne mélopée , la-quelle donne les reglys de k marche dit
AGO W
chant par degrés, alternativement con-joints ou disjoint, soir en montant, soi-Cen descendant. F'oyez MÉLOPÉE, s J)
Martiamis Cape]la donne, après Aris-tide Qnìiitíliën , au mot agogé , un antresens que j expose au mot Tirade >( Miilìqne. ) (A)
AGOL , Géog., ville d’Afriqtiedaníla haute Ethiopie , vers le mont Amara*Bu val & Sanson , deux célébrés géogra-phes , qui nous parlent de,cette ville, nenous apprennent rien de plus à son su-jet ; ils fe font contentés de Ic. tracer fuslents cartes géographiques. (C. A.)
AGON , f. m. llifi. anc. , cher. les an-ciens étpit une dispute on combat poufla supériorité dans quelque exercice ducorps ou pie T esprit.
II y avoir de ces combats dans la plu»part des fêtes anciennes en ('honneur desdieux ou des héros.Isi?v. FÊTE , Jeu.
II y en avoir autsi d'iustitués exprès,& qui ne se célébroient pas simplementpolir rendre quelque fête plus folemnel-lp. Telles ytoientà Athènes Vagongym-nìous, Vagon nemests, institué par les Av-giens.dans, la yq' olympiade: V agon olym^pins, institué par. Hercule 430 .ans avantla premiere olympiade. F oyez Némeen,Olympique, ère.
Les Romains, à Limitation des Grecs ,instituèrent aussi de ces sortes de com-bats. L’empeteur Auréiien en établit ut»fous le.nom d ’agon salis, combat duso-leil; Dioctétien un autre,sous le nom d’a-gon capUoiinns , qui sc célébrait tous lesquatre ans à la maniéré des jeux olym-piques. C’est pourquoi au lieu de comp-ter les années par lustres, les Romainsiss opt quelquefois comptées par agon.es.
•ííçsp. fe disoit aussi du ministre dansles sacrifices, dont là fonction étpit dSfrapper fa victime* Voyez Sacrifice ,Victime.
Op cr.oit que ce. nom lui est venu de CKque fe tenant prêt à porter le coup, il de-mandint, «ísçy , ou agone; .frapperai-je*
JL’agon en cé sens s’appéiloit aussi poypa çufirarius &• vííiimarifis. ( G').
AGONA.LÉS ; 'adj. pris subst. HiJÌ,/me. , fêtes, q,ue le,s Romains célébroientà l’Iymneur du Dieu Jauìis, ou , à ce q usd anires prétendent,?, ì’honueu.r d.u DieuAgoni us , que les Romains avoient cou-tume d’invoquttc ’ lorsqu’ils entrepte*T t â