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Tome premier. A - AKR.
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pour avoir eu rímliserétion d’ouvrir lacorbeille où Minerve avoit renferméErichthonius. Elle eut pourtant untemple anrès fa mort.

.AGRAÚLÍES , ou AGLAURIES ,Jlift. anc. Mytb ., fetes ainsi nommées,pares qu’eiles dévoient leur institutionsux Agraulcs, peuples de l'Attique deJa tribu Eretheide, qui avoient prisleur nom iVAgraule ou Aglaure , fille d nroi Oserons. On en ignore les cérémo-nies , & l’on fait feulement qu’elles fefaifoienten honneur de Minerve. (G)

* AGRÉABLE , GRACIEUX, consi.Aéré. i grammaticalement. L’air & les ma-niérés , dit M. l’ab'bé Girard, rendentgracieux. L’efprit & Rhume u r rendentagréable. On aime la rencontre d’un hom-me gracieux; il plaît. On recherche lacompagnie d’un homme agréable; il amu-se. Les personnes polies font toujoursgracieuses. Les personnes enjouées fontordinairement agréables. Ce n’est pas as-sez pour la société d’èfre d’un abordgracieux , & d’un commerce agréable.On fait une réception gracieuse. On a laconversation agréable. II semble que leshommes font gracieux par l’air, & lesfemmes par les maniérés.

Le gracieux & l' agréable ne signifientpas toujours les qualités personnelles.he gracieux fe dit quelquefois de ce quiflatte les sens de l’amour propre ; & P«-gréuble , de ce qui convient au goût & àl’esprit. I! e&gracieiix d'avoir de beaux«bjets devant foi ; rien n’est plus agréa-*He que ta bonne compagnie. II peut êtredangereux d’approcher de ce qui estgracieux, & d'ufer de ce qui est agréable.On naît gracieux , l’on fait Y agréable.

AGREABLE, f. m. Beaux - Arts.Tout le monde repéte que Yagréable estle but de toutes les produisions desbeaux-arts. Cela est vrai dans le mêmefeus où l’on ditoitque l'harmonie est lebut de la Musique ou de la Poésie. Toutouvrage des beaux-arts doit être agréa-ble fans doute , puisque s’il ne l’étoitpas , il n’attireroit {'attention de per-sonne : mais cette qualité ne constituepas son essence ; elle est requise dansles ouvrages de Part, comme la pro.prêté & ['agrément fout requis dans unbâtiment , dont l’esstnee consiste enfoute autre chose.

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Pour que ['artiste ne donne pas dansdes écarts par une fausse notion fur ['es-sence des beaux-aits , il faut qu’il con-sulte la nature, cette grande institutri-ce des artistes, & qu’il observe l’u&gequ’elle fait faire de Y agréable. La na-ture , dans tous ses ouvrages, tend cons-tamment à la perfection , mais elle afoin de lui donner Y agréable pour com-pagne inséparable. Chacune de ses pro-ductions est parfaite en son efpece, c’estpar là qu’elle est ce qu’elle a dû être,mais elle est agréable en même temps,& c’cst ce qui excite l’attention des feus.II en doit être dc même de chaque pro-duction des bea'ux-arts , puisque ceux-ci ne doivent leur origine qu’au mélan-ge de Yagréablc à Rutile. Foyez PartielsBeaux-Ae ts.

II faut que tout ouvrage de Part con-serve encore de Pimportance , aprèsqu’on Paura dépouillé de tout l’agré-ment que Part y a su meltre. Un poèmeauquel il nc restera rien d’intéressant,après qú’on Paura dépouillé dc Rhin mu-nie du vers , de la beauté de l’expref-sion , & de ['ornement des images, n’estpoint un ouvrage digne d’éloge.

Voilà le vrai point de vue sons lequeltout artiste doit envisager Y agréable.Qu’il commence par déterminer en hom-me sage & judicieux Ressentie! de sououvrage , & qu’enltiite il recherche l’«-gréable , pour en orner Rutile. A-t-îltrouve' un sujet assez important pour oc-cuper ['attention des personnes intelli-gentes , qu’il tâche de le revêtir de tousles agrémens qui peuvent charmer l'i-magination. C’est-là le procédé de fanature. Elle a formé chaque partie ducorps humain d’une maniéré parfaitt-ment adaptée à fa destination, & avcc•tantd’art, que Pensemhle pût produirecette machine merveilleuse qui devoisservir aux besoins de ['esprit; elle a en-suite réuni toutes ccs parties fous «neforme agréable ; elle les a revêtues d’unepeau qui couvre & unit gracieusementtous les joints ; & cette peau même elleRa parsemée de couleurs agréables, &de charmes variés.

L’étude & la connoissanee exacte dece qui constitue Yagtéable , font doncune partie essentielle de Part, mais nonla partie unique. On doit exiger d’a-