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Tome premier. A - AKR.
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Les principaux de ces agrément fontÍ’íccent, le coulé , le flatté , le martel-ìement, la cadence pleine, la cadencebrisée & le port-de-voix. (V)

Quelques organistes François enten-dent auffi par agrément , un trii , ou unpincé en particulier. (F. D. C.)

AgrÉmens, f. m. Fajfement. Oncomprend fous ce nom tous les ouvra-ges de mode qui fervent à Fomententdes robes des dames : ces ouvrages fontmomentanés, c’est-à-dire sujets à desvariations infinies , qui dépendent sou-vent ou dn goût des femmes, ou de lafantaisie d u fabricant. L'est pourquoi il«'est guere possible de donner une idéeparfaite & détaillée de tous ces ouvra-ges ; ils feraient hors de mode avant quele détail en fût achevé : on en dsia feu-lement le plus essentiel & le moins su-jet a u changement. On doit l’origine deces sortes A'ag-, émetts au seul métier deHubamterie, qui est l'unique en posses-sion du bas métier: cet ouvrage a étéconnu feulement dans son principe sous]e nom de soucis d'hannetons , dont la fa-brique a été d’aboid fort simple , & estaujourd'hui extrêmement étendue. Nousallons en détailler une partie qui feraConnoitre l’importance de ce seul objet :premierement , c’est sur le bas métierannoncé plus haut, que s’operent tou-tes les petites merveilles dont nous ren-dons compte : ce bas métier est une sim-ple planche bien corroyée, longue dedeux pies & demi fur un pié de large.Vers les deux extrémités de cette plan-che font deux trous dans lesquels en-trent deux montans , fur l’irn defquelsest placé nne pointe aiguë & polie, quiservira à la tension de l’onvrage à faire ;c’eft sur l’autre que sont mises les foiesà emploies: enfin on peut dire qu'jl res-semble parfaitement au métier des Per-ruquiers, & peut. comme lui, être placéfur les genoux. Les foies font tenduesfur ce métier, & elles y font l’effet de lachaîne des antres ouvrages ; on tient cesfoies ouvertes parle moyen d'un fuse a»de buis qu’on y introduit, & dont la tê-te empêche fa sortie à travers d’elles;ce futeau , outre qu’il tient ces foies ou-vertes , leur sert encore de contrepoidsdans le cas où les montans, par leurmouvement, occasionneroient du lâche.

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C’est par les différens passages & entre-iacemens des foies contenues fur le pe-tit canon qui sert de navette, passages& entrelacemens qui font Foffice de latrame, que font formés différens nœuds,dans divers espaces variés à i’infini, &dont on fera F n sage qui fera décrit ci-après. Quand une longueur consentieentre les deux montans dont on a parléplus haut, se trouve ain fi remplie denœuds, elle est enroulée fur le montantà pointe, & fait place à une autre loa-gueur qui fera fixée comme celle-ci furcette pointe ; ce premier ouvrage ainíifait jusqu’au bout, est ensuite coupé en-tre le milieu de deux nœuds, pour êtrede nouveau employé à l’ufage qu’on luidestine. Ces nœuds ainsi coupés font ap-pelles nœudsJtwples, & forment deux ef-peces de petites tousses de foie , dont lenœud fait la jonction. De ces nœuds sontformés, toujours à i’aide de la chaîne,d’autres ouvrages d’abord un peu plusétendus , appelles travers > puis d’autresencore plus étendus appelles quadrille'.cette quantité d’opémions tendent tou-tes à donner la perfection à chaque par-tie & au tout qu'on en formera. C’est dugénie & du goût de Fouvrier que dépen-dent les différois arrangemens des par-ties dont on vient de parler ; e’est à lui àfaire valoir le tout par la variété desdessins, par la diversité des couleurs ar-tistement unies,par Fímitation des fleursnaturelles, & d’autres objets agréables.Ces ouvrages regardés souvent avec tropd’indifférence , forment cependant deseffets très - galons , & ornent parfaite-ment les habillemens des dames : on lesemploie encore fur des vestes i on en for-me des aigrettes , pompons , bouquets àmettre dans les cheveux, bouquets decôté , braflèlets , ornemens de coëffures&de bonnets. Qfc. On y peut employerla chenille , le cordonnet, la milanese &autres. Quanta la matière, For, Fargent,les perles, la foie, peuvent y entrer lorf-qti’il est question d’en former des fran-ges. La derniere main d’œuvre s’operefur le haut métier à baffes lisses & à pla-te navette , & par le secours d’une nou-velle & derniere chaîne. II y a de cesagrément appelles fougere , parce qu’ilsreprésentent cette plante ; il y a pref-qu'autant de noms que d’ouvrsges dis-