700 AID
brcs & volontaires ; c’est pourquoi on lesappelloit droits de complaifunce.
il paroi t que les seigneurs ont imposécette marque de servitude lur leursvassaux, à l’exemple des patrons de f an-cienne Rome , qui rccevoient des pri-sons de leurs cliens & de leurs affran-chis , en certaines occasions, commepour doter leurs filles, ou en certainsjours solemneìs, comme le jour de leurnaissance. Voyez Patron -£f Client.
C G)
Aides , en terme de Jurisprudenceféodale* font ries secours auxquels lesVassaux , soit gentilshommes ou rotu-riers , font tenus envers leur seigneurdans quelques occasions particulières,comme lorsqu’íl marie sa fille ou faitrecevoir son fils chevalier, ou qu’il estprisonnier rie guerre ; ce qui fait troisfortes d’íiicieí, l'aide de mariage , Pairiede chevalerie , U l'aide de rançon.
On appelle d’un nom commun ces troissortes A'aides, aide-chevel , quia capitalidomino debentur.
\L’aide de rançon s’appelloit aussi aidesloyaux , parcs qu’elle étoit due indispen-sàblement. On appclla aussi aides loyaux,sous Louis Vil , nne contribution quifut imposée fur tous les sujets fans dis-tinction , pour le voyage d’outre-merou la croisade ; & on appelloit ainsi engénéral toutes celles qui étoient dues envertu d’tine loi.
Ou appelloit au contraire aides li-bres ou gracieuses , celles qui étoientoffertes volontairement par les sujetsou vassaux.
L’ aide-chevel est le double des devoirsque le sujet doit ordinairement, chaqueannée , pourvu qu’ils n’excedent pasvingt-cinq fous. Si le sujet ne doit pointde devoirs , il payera seulement vingt-cinq sous. Le seigneur ne peut exigercette aide qu’iine fois en fa vie paurchaque cas.
Aides raisonnables , étoient celles queles vassaux étoient obligés de Fournir auseigneur dans de certaines nécessités im-prévues , & pour raison desquelles onles taxo't an prorata de leurs facultés ;telles étoient par exemple, en particu-lier , celles qu’on appelloit aides de l'ost0* de chevauchée , qui étoient des Subsi-des dus au seigneur pour l’aider à sub-venir aux frais d’une guerre, comme
AID
qui diroit de nos jours, le dixietne denierci u revenu des biens.
Aide-relief, est un droit dû en cer-taines provinces par les vassaux auxhéritiers de leur seigneur immédiat ,pour leur fournir la somme dont iis ontbesoin pour payer le relief du fief quileur échet par lâ mort de leur parent.
On trouve aussi dans l'Histoire ecclé-siastique des aides levées par des évê-ques clans des occasions qui les obli-geoient à des dépenses extraordinaires;comme lors de leur sacre ou joyeuxavènement, lorsqu’ilsrecevoient les roischez eux, lorsqu’ils partoient pour unconcile, ou qu’ils allaient à la cour dupape.
Ges aides s’appelloient autrement cou-tumes épiscopales ou synodales , ou denierde Pâque.
Les archidiacres en levoient aussi cha-cun dans leur archidiaconé.
II est encore d’usage & d’obliga-tion de leur payer un droit , lorf-qu’ils font leur visite ; droit qui leur estdû par toutes les églises paroissiales, mê-me par celles qui font desservies par desreligieux.
Aide se joint aussi à plusieurs mots,avec lesquels il ne fait proprement qu’unseul nom substantif.
Aides, en-termes de Finance, signi-fie les impôts qui se lovent, à quelquetitre qne ce soit, par le souverain surles denrées &’ les marchandises qui sevendent dans !e royaume. Ce droit ré-pond à ce que les Romains appelloientveciigal, à vehendo ; parce qu’il se le-voit , comme parmi nous , à titre depéage, d’entrée ou de sortie sur les mar-chandises qui étoient transportées d’unlieu à un autre. Le veciigal étoit op-posé à tributum ; lequel se levoit partête fur les personnes , comme parminous les aides font opposées à la tailleou capitution , qui font aussi des taxespersonnelles.
On a appelle les aides de ce nom , par-ce que c’étoient originairement des sub-sides volontaires & passagers , que lessujets fournissoient au prince dans desbesoins pressans, & fans tirer à consé-quence pour la suite. Mais enfin elles ontété converties en impositions obligatoi-res & perpétuelles.
On croît que ces aides furent établies