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étant renseigne des Romains, & qu’il yajouta une seconde tête. Mais cette opi-nion elfe détruite par une aigle à deuxtêtes, que Lipí'e a observée dans la co-lonne A»tonine, & parce qu’ou ne volt«ju’unc feule tête dans le sceau de f empe-reur Charles IV, qui est opposé à la bulled’or. Ainsi il y a plus d’apparence à laconjecture du pere Menestrier, qui ditque de même que les Empereurs d’O-rient, quand il y en avoit deux fur letrône, marquoîent leurs monnoies d’unecroix à double traverse , que chacund’eux tenoit d’une main, comme étantl<e symbole des Chrétiens ; auffi firent-ilsla même chose de Vaigle dans leurs en-seignes , & au. lieu de doubler leurs ai-gles, ils les joignirent & les représentè-rent avec deux tètes : en quoi les Empe-reurs d’Occident suivirent bientôt leur■exemple.
Le pere Papebrock demande que laconjecture dn pere Menestrier soit prou-vée par d’anciennes monnoies, fans quoiil doute si i’tìsage de Vaigle à deux tètes n’apoint été purcmentarbitraire, cependantfl convient qu’il est probable que cet usa-ge s’est introduit à l’occasicn île deux Em-pereurs qui avoient été cn même tempsfur le trône : il ajoute que depuis Y aigleà deux têtes de la colonne Anton ine , onn’en trouve plus iusqu’au quatorzièmesiécle sons l’empereur Jean Paléologue.
Un prince de la maison de Saxe ( i)étant empereur , donna aux armes deì’empire les émaux de ses armoiries,précédemment les empereurs portoientti'azur à l'aigle íYor.
Lorsqu’une aigle a deux têtes & qu’elleest de fable , on la nomme aigle de Ycm-fire.
!! y a des aigles dont les ailes font re-pliées , en forte que les bouts tendentvers le bas de récit, alors on dit qu’ellesfont an vol abaijfé.
On dit de Y aigle ; languie , de fa langue :membrée, de ses jambes; armée, de sesgriffes ; lorsqu’elles font d’un autre emailque son corps.
Si Yaigle a un petit cercle fur la tête ,
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ou fur cliacune de ses têtes, on dit qu’clleest diademée.
L’empire ; d 'or , d une aigle à deuxtètes deJable, diaiemées, languées, mem-brées de gueules. ÇG. D. L. T.')
Selon M. Spanheim, Y aigle furies mé-dailles est un symbole de la divinité & dela providence : mais tous les autres anti-quaires disent que c’est le symbole de lasouveraineté ou de l’Empire ; les princesfur les médailles desquels on la trouvele plus souvent, font les Ptolemées &les Seleueides de Syrie : une aigle avecle mot consecratio dénote l'apothéosed’tiu Empereur. ( V)
§ Aigle blanc (2). s. m. ( termede Y Art Héraldique par rapport aux orne-mens extérieurs de l’éeu ) ordre de che-valerie de Pologne.
L’ordre de Yaigle blanc Fut institué cnIZ:>, par Uiadillas V , lorfqu’il mariason fils Casimir avcc la fille du grand ducde Lithuanie.
Les chevaliers de cet ordre portoientune chaîne d’or, d’oùpendoit lurl’esto-mac un aigle d’argent couronné.
Frédéric-Auguste , roi de Pologne,électeur de Saxe, renonvella l’ordre deYaigle blanc en 170; , afin de s’attachcr,par cette distinction, les principaux sei-gneurs de fa cour, dont plusieurs pen-choient pour sélection du roi Stanislas.
La marque de cet ordre , est une croixd’argent à huit pointes émaillées degueules, avec quatre flammes de mêmeauxjangles; au centre de cette croix, estun aigle couronné d’argent, ayant furl’estomac une croix environnée des tro-phées de l’électorat de Saxe.
Le collier est une chaîne ornée d'aiglescouronnés, le tout d’argeut; la croix yest attachée par un chaînon qui joint unecouronne royale, enrichie de diamans.
Les chevaliers portent un ruban bleufur l’épaule gauche.
§ Aigle noie, f. m. ordre de che-valerie de Prusse, institué le 18janvier1701, par Frédéric, électeur de Brande-bourg, peu après qu’il eût été couronnéroi de Prusse.
( I ) Saxe : fafcé d'or U de fable de huitficces.
f 2 ) A’Aigle, quoique toujours féminin dans l'art héraldique four V intérieur de l’écu,est du genre masculin aux ornemens extérieurs, Y usage étant de dire Fordre del’Aigleblanc, celui de f Aigle noir.