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Me à cet article de préférence au motAbattre dcja fort long , & je vaiscontinuer à donner le détail de tout cequ’on fait dans cette même vue. On lar-gue les rides des haubans du vent , &on saisit ces haubans contre le mât, au-près de la tête de la plus longue aiguille,par une lieure de vingt à vingt-cinqtours, faite avec toute !a précaution pos-sible ; on appelle cette lieure, lieure dehaubans. L’issagc de lieure est de fairequ’en ridant ensuite ces mêmes haubans,leur appel vienne de la lieure , & qu’ilssoutiennent ainsi directement le mât,non plus par fa tête, mais à l’endroitde la lieure, parce que c’est là où fe trou-vent les poulies de franc-funin. On pro-cédé ensuite à rider & pataras & hau-bans,en commençant à rider par l’avance,puis ridant à une seconde reprise encommençant par l’arriere. Pendant quel’on ride les haubans duvent, ceux defous le vent doivent être largues ; ce-pendant il est bon de ne point larguerles deux premiers de Pavant,parce qti’ilscontretienncnt le mât pour Pempêcherde prendre un tour fur l’arriere,&qu’ilsl’obligentà cédera la force des haubansdu vent dans toute fa longueur à la foi s.En même temps que l’on ride, on doitburiner les aiguilles , c'est-à-dire pouf-fer des coins fous leur pié avec le burinpour resserrer !e tout & faire toucher leJnàt à l’étambraie du coté du vent. Lors-que cela est fait, on soutient le.s aiguil-les dans la positionqu’elles ont acquise,avec des crics appuyés fur le pont &fur des entailles, faites aux aiguilles,afin de pouvoir substituer un bordageaux coins que l’on avoit buriné sonsleur pié ; puis on ôte les crics & oncloue des taquets aux côtés des aiguilles,pour les empêcher de glisser fur Pavantou fur l'arriere.
Par toutes ces précautions, les aiguil-les font corps avec le mât; & elles lesoutiennent si bien, que iorfqu’on abatle vaisseau, ce sont elles fur qui fe faittout Peffort.
Pour empêcher l’cau de tomber dansle vaisseau par les panneaux des gail-lards où passent les aiguilles , on metautour d’elles une toile gaudronnée quimonte à quelques pies de hauteur furles aiguilles, Sc qui est élevée fur le
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pont. On fait traverser tine gaicetteaux doux pour mieux assujettir la toile& ne la point déchirer , & elle est ar-rêtée autour des aiguilles par une lieurede bytord. ÇM. le Chevalier de la Cost-Araye.y
Aiguilles à voile, Marine, eefontles aiguilles dont se fervent les voilierspour coudre, non feulement les voiles,mais tout ce qui est relatif aux voiles ,comme les cordes qui servent de ralin-gue, c’est-à-dire de bordure ou d’our-let aux voiles ; les bagues qui formentles œillets pour passer les garcettes devis, U e. Les voiliers ont des aiguillesplus ou moins longues & fortes, suivantl'emploi qu’ils en veulent faire. Ils fefervent de sept efpeces différentes qu’ilsdistinguent par les noms d 'aiguilles àî, à 4, à 6, à 8, à to, à 12 & à 14 fils.Celle à 2 fils, est celle où un fil sim-ple passe dans le chas de Vaiguille,parce que ce fil replie fur lui-même,& que les voiliers emploient toujours lefil ainsi plié & formant un double : lagrosseur du fil à voile est bailleurs cons-tamment la même.
Vaiguille la plus courte & la plus foi-ble , est celle à 2 fils qui a 33 lignesde longueur, celle à 14 fils en aCette derniere a jufqu’à quatre lignesde diamettre à fa plus grande largeur}les antres ont proportionnellement unelargeur égale. Toutes ont le tiers ou lamoitié de leur longueur totale triangu-laire ; & c’est la partie qui fe termineen pointe quia cette forme. Les anglesen font assez aigus pour diviser facile-ment fans couper cependant. C’est versla moitié de la partie triangulaire quel’on donne la plus grande largeur à IV-guille qui surpasse la grosseur totale desfils, afiu de leur ménager un passagefacile. Le reste de Vaiguille est arrondi,percé à la tête d’une ouverture longi-tudinale pour recevoir le fil, fait eiïun mot, sur le modelé des aiguilles *coudre ordinaires.
Pour faire percer ces aiguilles , lesvoiliers fe servent d’un instrument quise nomme femelle , & qui leur tientlieu de dé. Ils ont aussi un autre instru-ment qu’ils nomment un poinçon, & quileur sert à préparer un passage à IV-guilk entra les torons des ralingues,