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pays, selon la différente hauteur deslieux, & le plus ou le moins de densitétle l 'air qui résulte de cette différentehauteur. Boyle , Pfrxfîì ue méchamqueexpérimentale.
11 faut ajouter cependant que par desexpériences faites depuis en présence dela société royale de Londres, la propor-tion du poids de Vair à celui de Peaus’est trouvée être de un à 840; dans uneexpérience postérieure , comme un est à852, & dans une troisième, comme unest à 860, Tr ans. Fbil. n°. I 8 l 5 y & en-fin en dernier lieu par une expériencefort simple & fort exacte, faite par M.Hawkbée , comme un est 885 ; Fhys.méch. expér. Mais toutes ces expériencesayant été faites en été, le docteur Ju-rin est d’avis qu’ii faut choisir un tempsentre le froid & le chaud, & qu’alorsla proportion de la pesanteur de P air àcelle de Peau sera de un à 800.
M. Muffchenbroek dit avoir quelque-fois trouvé qne la pesanteur de l’a/r étoità celle de Peau comme 1 à 606, lorsquel'air étoit fort pesant. 11 ajoute qu'enfaisant cette expérience en différentesannées & dans des saisons différentes ,ìl a observé une différence continuelledans cette proportion de pesanteur; desorte que, suivant les expériences fai-tes en divers endroits de PEurope, ilcroit que le rapport de la pesanteur deVair à celle de Peau, doit être réduit àcertaines bornes, qui font comme un à606, & delà jusqu’à 1000.
Vair une Fois reconnu pesant & flui-de , les loix de sa gravitation & de sapression doivent être les mêmes qne cel-les des autres fluides, & conséquem-ment sa pression doit être proportion-nelle à sa hauteur perpendiculaire. V.Fluide.
D’ailleurs cette conséquence est con-firmée par les expériences. Car si l’onporte le tube de Torricelli en un lieuplus élevé, où pat conséquent la colon-ne d’azV sera plus courte, la colonne demercure soutenue sera moins haute, &baillera d’un quart de pouce lorsqu’onaura porté le tube à cent piés plus haut,ainsi de cent piés en cent pies à mesurequ’on montera.
De ce principe dépend la structure& P usage du baromètre. Voyez Baro-mètre.
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De ee même principe il s’enfuit aussique P air, comme tons les autres fluides,presse également de toutes parts. C est ceque nous avons déja démontré ci-deffus,L dont on voit encore la preuve, si l’onfait attention que les substances mollesen soutiennent la pression sans que leurforme en soit changée, & les corps fra-giles fans en être brisés, quoique lapression de la colonne d’«zV sur ces corpssoit égale à celle d’une colonne de mer-cure de 30 pouces, ou d’une colonned’eau de 32 piés. Ce qui fait que la figu-re de ces corps n’est point altérée, c'estla pression égale de Vair qui fait qu’au-tant il presse d’un côté, autant il résistedu côté opposé. C’eíl pourquoi si l’onôte ou si l’on diminue la pression seule-ment d’un côté, Peffet de la pression surle côté opposé se sentira bientôt.
De la gravité & de la fluidité considé-rées conjointement , s’ensuivent plu-sieurs usages & plusieurs effets de PnrV.1 0 .Au moyen de ces deux qualités conjoin-tes, il enveloppe la terre avec les corpsqui simt dessus, les presse , & les unit aveeune force considérable. Pour 1 c prouver,nous observerons que dès qu’on connoitla pesanteur spécifique de S’azV, on pentsavoir d’ahord combien pese un pié cu-be d’azV ; car fi un pié-cube d’eau pese64 livres, un pié-cube d’níV pèsera en-viron la 800 e partie de 64 livres : delàon pourra conclure quel est le poids d’u-ne certaine quantité Vair. On peut aussidéterminer quelle est la force avec la-quelle Vair comprime tous les corps ter-restres. Car ìl est évident que cette pres-sion est la même qne si tout notre globeétoit couvert d’eau à la hauteur de 32piés environ. Or un pié-cube d’ean pe-sant 64 livres, 32 piés pèseront 32 fois64 livres, ou environ 2048 livres; &comme la surface de la terre contient à-peu - près 5547800000000000 piés quat-res , il faudra prendre 1048 fois eegrand nombre pour avoir à-peu-près lepoids réduit en livres avec lequel Vaircomprime notre globe. Or on voit aisé-ment que l’effet d'ime telle pression doitêtre fort considérable. Par exemple elleempêche les vaisseaux artériels des plan-tes & des animaux d’être excessivementdistendus par l’impétuosité des sucs quiy circulent, 011 par la force élastique del’«zV dont il y a une quantité considéra»B b b 3