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Tome premier. A - AKR.
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la terre, fl avoit trouve', en suivant lecalc ul de Marcotte , qu’à 1 a profondeurde 409640 toises, le poids de l 'air se-roit égal à celui de l’or. Traité duFeu.

On a observé que le thermomètre pla-cé fous le récipient de la machìnepneu-jnatique defeendoit de deux ou troisdegrés forsiju’on faisoit le vuide ; &MM. Galéati & Cygna pensent que ceteffet est dû à la dilatation du verre ,lorsqu’il cesse d’être comprimé par Vair.Observations de Thjìque de M. l’abbéRozsers.

Plusieurs physiciens, d’après M. Ha-les, ont soutenu que le feu confommoitY air comme son aliment, ce qu’ils sou-doient principalement fur ce qu’une bou-gie allumée, enfermée fous une clochede verre , y laissait un vuide après sonextinction ; mais fauteur de cet articlea fait voir par plusieurs expériences con-tre f hypothèse de fabsorption de 1 .'airde M. Hales; t°. que le vuide n’e'toitdû qu’à f état différent de raréfaction &de condensation du volume d'air enfer-mé sous la cloche, au moment où il aété séparé du reste de l’atmosphere, &au moment où il a cessé â’être dilaté parla flamme de la bougie; tout de mêmeque le vuide qui se trouve dans le vaseoù ou a enfermé un animal vivant; dèsque le mouvement vital a cessé d’en ra-réfier Vair. i°. Que f extinction 11’étoitpas due au défaut d’air, ni même audéfaut d 'air fustìfamment condensé, maiseu contraire à La cessation du mouve-ment oscillatoire, mouvement nécessairepour retenir la flamme sur son aliment,& favoriser l’expansion des matièrestpi’elle détache , lequel est insensible-ment gêné & détruit, soit par le refluxdes vapeurs fuligineuses , soit parce«11e le fluide environnant devient tropdense, au moyen de ce que f effort deraréfaction dans un espace borné, équi-vaut à densité. Mémoires de /’ académierie Dijon , tome I. C’est par le mêmeprincipe que fauteur explique le phé-nomène du charbon qui 11e se consumepas dans les vaisseaux clos, à quelquefeu qu’on les expose. Voyez Combus-tion.

Aix fixe. On entend par-là, Vairque l’on croît entrer comme partie cons-tituante dans la composition des corps

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las pliis solides, qui y est dans un étstde combinaison , qui ne laisse apperce-voir aucune de ses propriétés ordinai-res , & qui redevient élastique, lorsqu’ilcil est dégagé par la combustion , la dis-solution & la fermentation. Newton pa-roít avoir mis les physiciens fur la voiede reconnoítre ce principe, lorsqu’il adit que les corps raréfiés par la chaleur& la fermentation se transformoient enun air vraiment élastique, & qn’ainfi lapoudre à canon produisoit de Vair parson explosion. Voyez Air. On peut con-sulter à ce sujet les expériences de MM.Boyle & Hales, de ce dernier fur-tout,qui dans fa Statique des végétaux . indi-que les circonstances où f air est absorbéou produit, c’est-à-dire, où il passe def état élastique à l’état fixe , & récipro-quement, & donne les moyens de me-surer la quantité d’a/r élastique qui ré-chappe de telle 011 telle substance , lorsde fa décomposition.

Au moyen de cette propriété de l’air,on a vu la raison probable de plusieursphénomènes qui manquoient d’explica-tion , & l’on s’est empressé d’adopter &d’étendre ce système.

Suivant le docteur Black & M. Mac-bride, la chaux 11’est que la pierre cal-caire privée par le feu de l'air fixe quîcimentait ses parties; comme en cet état,elle en est fort avide, elle agit en consé-quence fur tous les corps qui en fontpourvus, & principalement fur les al-kalis , qu’ellerend caustiques. V. Caus-ticité.

Le docteur Pringle, M. Macbride. &d’après eux, plusieurs médecins & phy-siciens ont regardé la putréfaction com-me l’effet de la dissipation de l 'air fixe.Leur opinion 11’est pas seulement fondéesnr l’analyse , ils font parvenus à réta-blir des matières putréfiées en leur res-tituant le principe qui porte ce nom.

La découverte de l’air fixe a encoreservi pour la théorie de la fermentationdans laquelle 011 a soupçonné que fab-sorption ou la dissipation de l 'air fixe,jonoit le rôle principal.

Enfin on s’est convaincu que la faveur& faction médicamenteuse d'es eaux mi-nérales , gazeuses & acidules étaientdues à f air fixe , c’eft pourquoi on les anommées aérées. M. Venel est le pre-mier qui ait annoncé cette observation.