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Tome premier. A - AKR.
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t-on, l’interlocuteur à côté duqtiel onchante? Ce qu’il devient dans une ícenetragique, lori'qu’emporté par une passionviolente, le personnage qui est en scèneavec lui, l’oublie & se livre à ses mou-vement : que devient Œuone pendant ledélire de Phedre? Que devient Electreou Pilade, pendant les accès de fureuroù tombe Oreste? Que devient Néonto-leme, à côté de Pbilostetc rugissant dedouleur ? Tout personnage vivementintéressé à faction ne sauroitétre froidni sans contenance fur la scene ; soit queson interlocuteur parle ou chante, il lemet enjeu, en l’assectant lui-méme despassions dont il est ému ; & s’íl 11e faitque faire alors, c’est qu’il manque d’a-me on d’intelligence.

Ce qui nuit le plus réellement à lachaleur de faction , ce font ces longspréludes & ces longs épilogues de sym-phonie , qn’on nomme ritournelles. Quel-quefois elles font placées pour annon-cer les mouremens de famé qui précé-dent f air , ou pour exprimer un rested’agitation dans le silence qui le fuit.Mais en général ces libertés qnefe don-ne le musicien pour briller aux dépens dupoète , font une longueur importune ,& le musicien ne fauroit être trop ména-ger de cette elpece d’ornemens. VoyezDuo, Récitatif. (M. Marmontel.)

Air, Janl. On dit d’un arbre qu’ilest planté eu plein vent ou en pleinair, ce qui est synonyme. Voyez Air.

ÍK)

Air, en Fauconnerie ; on dit f oiseauprend f air, c’est-à-dire qu’il s’éle ve beau-coup.

* Air ou Ayr, Géog., ville d’Ecos-se à f embouchure de la rivière de sonnom. Long. 14. 40. lat. ç6.22.

Air, Géog. , montagne de f Arabieheureuse, proche de Médiue, & au sudde cette ville. Elle borne de ce côté-làles états d u chéris de Médine. On trouvefur cette montagne une grande quantitéde ces arbres qui portent f encens. C C. A.)

Air , Marine. L’air considéré com-me nécessaire à la vie, mérite f attentionparticulière des marins. Rien 11’est pluspropre à en convaincre, qu’im mémoirefait par M. le vicomte de Morogucs, au-jourd’hui chef d’escadre des armées na-vales, & imprimé dans le premier vo-lume des mémoires présentés à l’acadé-

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mie des Sciences, par les favans étran-gers. Cet excellent mémoire a été trans-mis & étendu par M. Duhamel du .Mon-ceau , dans un ouvrage intitulé Moyensde conserver la santé aux équipages desvaisseaux , livre plein d’excellentesidées, & que je conseille à tout marinde lire.

Ecoutons M. de Morogucs lui-méme :ce font des passages de Ion mémoire queje vais citer. “ Peut-être que Vair quicouvre la surface de la mer est le plusnaturel L le plus sain qu’on puisse respi-rer. II est d’expérieuce que les évapora-tions sulfureuses & minérales, qui fontnuisibles à la lanté , s’ablbrbent dansseau, îsc. Les sels qui font mêlés avecl’eau , font tellement fixes , qu ils nepeuvent même être élevés par la chaleurde l’eau bouillante, Uc. Pourquoi leséquipages , qui traversent un vaste espa-ce d’un air aussi pur que nous savonsdit, tbnt-ils sujets à tant de maladies ?C’est que les vaisseaux, ont pour) ainsidire, leur athmosphere particulière, &qu’il s portent dans eux le principe de lacorruption de P<«Vque les équipages fontobligés de respirer. Vair des cales a peude circulation , & il est fort charge devapeurs. Les vivres s’y échauffent, &par une fermentation très-sensible , ilsrépandent une exhalaison dangereuse.D’un autre côté, les bestiaux placés dansf entrepont , contribuent à altérer P airpar leur fumier , par la mauvaise odeurde leur laine grasse, par leur transpira-tion & leur respiration. La mal-propreté,& le grand nombre de gens qui couchentdans ce même entrepont avec leurs ha-bits, souvent pénétrés d’humiditéou desueur , sont des causes encore plus réel-les de la corruption de Vair, £ sc. II semêle dans Pair des vaisseaux une vapeurtrès-pernicieuse, dont on 11’a pas encoreparlé , c’est celle qui s’élcve de I’ean quise corrompt, & qui croupit en séjour-nant dans le fond des vaisseaux, gfc. Laquantité des vapeurs augmente journel-lement ; puisque les parties les plus gros-sières après s’être élevées dans l'air , &avoir flotté quelque temps dans ce flui-de, s’attachent & «'embarrassent dansles pores qui font à la surface des corpsqu’elles touchent. Souvent même cesvapeurs les pénètrent assez profondé-ment ; & c’est delà que vient cette odeur