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combattit avec avantage , jufqu’au mo-ment où les soIdatsThébains mirent à leurtêtcEpamin.>ndas,pliis digne de leurcom-mander.La réputation de ce grand hommerendit le tyran plus traitable & plus sou-mis : Epaminondas négocia au lieu de lecombattre; il craignoit qu 'Alexandre aigripar une nouvelle défaite, ne fît éprouverfa férocité á l’illustre captif qu'il tenoït«lans ses Fers ; ainsi il fut redevable de sonsalut à la crainte qu’infpiroient ses cruau-tés.La paix fut conclue,& Pélopidas sortitde fa prison. Dès que les Thébains furentéloignés, le tyran -'abandonna à la bruta-lité de ses penchans ; les villes n’offrirentque desscenesde carnage. Pélopidas, ré-veillé par les cris d'mi peuple souffrant,se met à la tête de sept mille hommes, &marclie eantreAÌexunire, qui lui en oppo-se vingt mille, exercés dans toutes sortesde brigandages. L’action s'cn gage dans lesplaines de Cynocéphale : Pélopidas, quia volt fa patrie & í es injures partculieresà venger, oublie qu’il est général, & n’aplus que l’intrépidité d’un soldat ; il ap-perqoit le tyran ; il le défie ail combat dngeste & de la voix ; une grêle de traits, dé-cochés par l’ennemi.le perce & le renver-se expirant.Son génie lui survit>& présideaprès sa mort aux mouvemens de son ar-mée. Alexandre vaincu est forcé de rendretoutes les places où il exerce fa tyrannie;ils’engage par ferment à ne plus porter lesarmes que fous les ordres des Thébains.Quand il fut dans l’impuissance de nuire,il languit dans la plus laie débauche;& nepouvant plus exercer ses cruautés fur lescitoyens,il lesfitfcntir à fa femme & à sesesclaves. Enfin comme il n’exiftoit quepour faire des malheureux, fa femme, se-condée de (es frères, en délivra la Thessa-lie par un assassinat. Ç T. - N. )
Alexandre, Hist. de Pologne. Aprèsla mort de Jean Albert, trois fils de Casi-mir IV prétendirent au trône dePologne,& partagèrent les suffrages de la diete.C’étoient Ladislas, roi de Bohème & deHongrie; Sigismnnd, ducdeGlogaw; LAlexandre , grand duc de Lithuanie. Lepremier s’efforqoit de subjuguer les es-prits par fa puissance, & de corrompre lescœurs par ses préfens. Le second «'oppo-sait à ses deux concurrens, que ses vertus& l'estime publique. Un plus grand inté-rêt décida la diete en faveur du troisième;
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on saisit le moment d’éteindre ces hainesnationales, fi funestes à la Lithuanie & àla Pologne , &de former un racine corpspolitique de deux peuples si long tempsrivaux. Les Lithuaniens, flattés de voirla couronne iur la tète de leur duc, con-sentirent à la réunion. &obtinrent le droitde voter dans ies élections. Alexandre futdonc couronné en 1501 ; mais Héiene sonépouse, fille du czar, ne le fut pas ; la na-tion lui fit un crime de son attachementau schisme des Grecs.Alexandre calma lesressentimens de son beau-pere, quiavoitjuré d’exterminer les Lithuaniens. Cepeuple cultivoit ses champs en paix, lors-que les Tarta.es , qui n'étoient arrêtés nipar le souvenir de leurs anciennes défai-tes, ni par la foi des traités , vinrent fon-dre tout-à-coup fur la Lithuanie. Alexan-dre étoit malade, L touchait presque à sesderniers jnomemjil se fi; porter en litúreà le tête de son armée, anima ses soldatsd’ime voix mourante, &. les conjura dedonner à lès yeux le spectacle d’iure vic-toire , avant qu’ils ic fermassent pour ja-mais. On étai: déja arrivé à la vue des en-nemis ; le général Stanislas Kiska rangeaSes troupes en bataille , distribua lespostes, & donna le lignai du combat. LesTartares furent vaincus ; le roi étoit ex-pirant, & son ame fembloit s’arréter pourapprendre le succès de la bataille. On vintlui annoncer qu’dle étoit gagnée; il levales yeux au ciel, & mourut le 19 aoûtiyo6. C’ctoit un prince mélancolique &taciturne; il lutta, mais en vain, avec iesecours de la musique contre le noir cha-grin qui le rongeoit. Ii étoit plus féverequ’équitable, & moins généreux que pro-digue. 11 régna quatorze ans en Lithuanie& cinq en Pologne. ( AI. de May. )Alexandre, llìfi. ie Pologne., filsde Jean Sobieski, roi de Pologne. L’hif-toiredece prince n’est remarquable quepar une contradiction singulier e.En 1697il se mit fur les rangs avec les autres pré-tendons à la couronnedePologne;en r704Charles XII la lui off it, & il la refusa.Le motif de son refus, étoit i’exclnsionqn’on avoit donnée à fou frere aine ; maisdans la diete de 1697 il concouroit avec cemême frere, & s’efforqoit de le supplan-ter. II est difficile de pénétrer les raisonsde Cftte conduite. (M.deSucy.)
* ALEXANDRETTE, Géog., ville de