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Tome second. AL - AOU.
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Jes mêmes maladies que l’alkalinité deshumeurs,ctdemande les mêmes remedes.

4°. L’aerìmonie muriatique est produi-te par les alimens salés, les poissons , leschairs salées, la grande quantité de seldans les alimens , & 1 -ur assaiflfonnementde trop haut goût : la quantité des épice-ries & aroma.es engendre des maladiesqui dépendent de l’acrimonie muriatique,telles que le scorbut des pauvres & desgens dé mer, & le scorbut des gens oisifs,& sur-tout des riches & des gens de let-tres. Voyez Scorbut U Acrimonie.

5°. La viscosité & ia glutinolìté se trou-vent dans les alimens durs, tenaces, com-pactes, dont le suc est muqueux,visqueux& comme de la colie j tels font les viandesdures, les extrémités des animaux, lesPeaux, les cartilages, les tendons; tellesfont les plantes légumineuses, les fèves& les pois, les fèves de marais,£$fe.CetteViscosité produit les maladies de l’épais-iìssement & de la viscosité des humeurs ;l’obstruction des petits vaisseaux , les fla-tuosités,les coliques venteuses & souventbilieuses avec diarrhées.

Mais ces différentes sortes A'alimens neproduisent ces effets qu'à raison de leurstop grande quantité ou de ia dispositionparticulière du tempérament : d’ailleursje défaut de boisson fusil faute ou même letrop de boisson servent encore à diminuerJes forces des organes de la digestion.

m. Le temps de prendre les alimensinflue fur leur altération. Si on les prendlorsque l'estomac est plein & chargé decrudité ou de salure , ils ne servent que'ài’augmeníér : lorsque l’estomac est vuide,tfe leur quantité immodérée ou leur qua-lité vicieuse, ils ne peuvent produire quedes effets pernicieux.

Si on mange après une grande évacua-tion de sang, de semence, ou de qnelqu’au-tre humeur , la digestion devient diffi-cile à cause de la déperdition des espritsanimaux.

Lorsque l’on mange dans ?e temps dç lasievre, alors les sucs digestifs ne peiiventfe séparer , par í’crétifme &la trop gran-ds tension des viscères j il lé forme unjiouveau levain qui entretient & augmen-te celui de la fievre.

La cuve des maladies dont la cause estproduite par les alimens , fe ré'hlit à enle-ver ia salure qu’iis ont formée, à enipê-

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cher la régénération d’une nouvelle, &à fortifier l’estomac contre les effets pro-duits ou par Ia quantité ou par ia qua-lité des alimens.

Le premier moyen consiste à employerles cinétiques : si l’estomac est surchargé,selon la nature & la force du tempéra-ment , l’émétique est préférable aux pur-gatifs; d’autantque ceux-ci mêlent unepartie de la salure dans le sang, & quel’émétique l'emporte de l'estomac & pur-ge seul ce viscère de la façon Ia plus effi-cace. Cependant c’est au médecin à exa-miner les cas, la façon & les précautionsque demande l’émétique.

Le second moyen consiste à empêcher lasalure ou les crudités de le Former de nou-veau ; les remedes les meilleurs font lerégime & la dicte, qui consiste à éviter lescauses dont on a parlé ci-deffus : ainsi ondoit changer la quantité , la qualité desalimens , & les régler selon les temps indi-qués parle régime. Voyez RÉgime. (jV)

*Si certains alimens très sains fout,parla raison qu’ils nouriffent trop, des uli-mens dangereux pour un malade, tout ali-ment en général peut avoir des qualités oucontraires ou favorables à lasantéde ce-lui qui se porte le mieux. II seroit peut-être très-difficile d’expliqner physique-ment comment cela f- fait.ee qui constituece qu’on appelle le tempérament n’étantpas encore bien connu, ce qui constitue Ianature de tel ou tel aliment ne l’étantpasassez, ni par conséquent le rapport ou'ilpeut y avoir entre tels & tels alimens && tels & tels tempéramens.íl y a des gensquine boivent jamais de vin, ct qui fe por-tent fort bien ; d’autres en boivent,& mê-me avec excès, & ne s’en portent pas plusmal. Ce n’est pas un homme rare qu’unvieil ivrogne: mais comment arrive-t-ilque celui-ci seroit enterré à l’âge de vingt-cinq ans, s'il faisuit même un usage mo-déré d u vin, & qu’un autre qui s’enivretous les jours parvienne à l’àge de qua-tre-vingt ans ? Je n’en fais rien ; jé con-jecture feulement que l’homme n’étantpoint fait pour passer ses jours dans l’i-vresse, & tout excès étant vraisemblable-ment nuisible à la santé d’un homme bienconstitué, il faut que ceux qui font ex-cès continuel devin fans en être incom-modés , soient des gens mal constitués,qui ont eu ie bonheur de repcontrer dans