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Tome second. AL - AOU.
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se la matrice à céder à í’activité prépon-dérante des seins ; sabord des humeurs yest dirigé , elle se trouve accablée par laprépondérance outrée & l'iirisation desmamelles ; elles ne conservent if activitéqu’aurant ou’il faut pour solliciter- cetteaffluence d’humeurs , en les détournantdes antres viscères, &pour les évacuer.Heureuse la femme chez qui aucune dis-position vicieuse,aucune cause étrangère,ji’excite une activité excessive, une ré-sistance trop forte dans la matrice, ou undévoiement quelconque datrs la directiondes force 1 - ! Les pertes, les inflammationsde la matrice,, les eugorgemens.des feins,les épancheir.ens de lait, £ -fc. feroient lessuites essentielles de ces accident, selonque la cause agiroit sur tel ou sur te! autreorgane. La constitution , -les écarts dansle régime, fit’c. occasionnent chez la fem-me qui n’aii'aite pas, des maladies aussi-graves que difficiles à guérir.

Le succès, même le plus complet de la,suppression du lait, n’est pas fans incon-véniens : -la matrice acquiert par cettepratique Une certaine atonie qui l'nbìige,pour être à l’unitTon avec les autres or-ganes, à soliciter Ietir- influence, ou àrecevoir lc résultat de leur activité. Cetteinfluence consiste presque toujours dansrabondance des humeurs- qui abordent;vers la partie foible : les engorgemei'.s,"lesgontíeinens-qui en proviennent; don-nent une efpece de force négati-ve qui-supplée à celle qui manque, & rétablitl’équilibre dans la machine, j.usqifà ce.que les autres organes,'s'étant habitués àverser toujours leur action fur celui quiest affecté, tombent dans Tépuisement, ouque!arésistance de ce derniet, ou l’inca-pacité de recevoir davantage cette action, -jette un trouble général dans l’équilibre.de tous les organes (les cautères, les an-,riens ulcérés, les évacuations habituelles,peuvent-servir à éclaircir ce qûi doit iar->rivet à la matrices. Dès qtieTactivité'desfeins a surpassé la réaction de la matrice,& que ee viscère a encore- assez de forcepour nè pas-y succomber, le laity abor-,de ; & (-‘évacuation qui 'en est tine fuite ,-dure tant qúe Tutorus se-rgsseiifcd-e sa-foi-blesse. C-est pendant ce temps que les au-tres orgam/s se Concertent ; s’il trstpertms;de s’expKiiuér ainsi , .fur -Tétahiiflèinjent:d’un ton général;. & si la niatricemn’/y.entre pas pour la part qui lui est original-:

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'renient assignée, la femme devient sujet-te à tous les inconvéniens qui résultentde la foibiesse , de l’accablemCnt d unepartie du corps animal. Tant que Tordren’est que foibicment troublé , & que I’u-terus ne fait que se prêter à la prépondé-rance des autres organes, la femme nefera sujette - qu’aux fleurs blanches , àquelques aecidens hystériques, Uc. maiss’il y a irritation , s’ii y a résistance forte,s’il y a accablement, il naîtra des pertes,des endurcitfemens, desíquirrhes, des ul-cérés, des cancers, £cV.

II est donc de l’avantage de la fi-mmeqn’elle nourrisse; c’est une loi physiqueà laquelle clip ne peut désobéir sans ex-poser sa santé , sans déranger Tordre deî’écnnomie animale; & il ne seroit pasdifficile de prouver que les vapeurs, lesfleurs blanches, les pertes , les suppres-sions des réglés , las aecidens plus oumoins fâcheux lors de la cessation de Té-vacuation menstruelle-, les squirr.bes, lescancers aux feins & à la matrice, les avor-temens , les couches pénibles . & un très-.grandmonibre d autres infirhiités dont lessommés font accablées , ne dépendent en.partie que du dérangement del’éeonomieanimale-; cause pàr le refus dcs-mtrësd’aihuter leurs enfans.

• Le mal qui résulte de cette infractiondes loix. physiques, ne se borne,pas à -iamère: ilaiéserciit que juste qu elle subît la■peine qu’eUe s’eft attirée -e-Ue - même.L’ènfant.en souffre également : ce fruit siprécieux,&,qnelqnefois si désiré, par ten-.dresse oú par un vil intérêt,- étoit accou-tumé, non pasà>une nourriture quelcon-que, mais à celle qui est préparée dans le-corps de fa mere , de-cette femme dont-ton? les organes dans Tacts de la généra-tion ont contribué à lui donner l’être,dont Le chyle, le sang.,: la lymphe, nourri-cière ont été préparés par le concours de-tontes les parties de cet ensemble ,- dontles humeurs ont litre consistance,,lin mou-vement: propre, dont le degré de chaleurest fixé y, délit l’ame agjt d’une fiqon áé-:terminéeo£?’c. ce nouveau né, dis-ie, quia été constitué de maniéré à ne palier que(Tmie nuánof.à L’antr-í-, à prendre , à di-gérer i&'U'affi-inik-rasn-aliment analogue àc.eluifqui Je nourristoit dans le sein de la.meré,n'ne nourriture différenciée pour-le contentement de ses besoins actuels, se■ trouve.ctout-àxoup privé de ce qui est