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qnèi mrniaJìmv.l inteUiguntur , juieX iha-rnm , amator Hehnœ , U trnien AchillisiHterfeííor. Nous verrons ( art. ANTI-QUES ) ce qu’il faut penser de ces récitsfur l’art des anciens. Mais quoi qu’il ensoit, il est certain que le génie peut allerau-delà de ce que la raison conquit: & ilest bon d’exciter les artistes modernes parl’exemple des productions des anciens ,fussent-elles exagérées.
A la fuite des simples images allégori-ques , viennent les tableaux qui représen-tent allégoriquement une maxime ouune proposition générale. C’est ici qu’ilfaut appliquer la décision d’Horace ,qu’on cite souvent mal-à-propos.
Segniùs- irritant animas demijsa per aurem ,Qtiam qme sunt oculìssubjeBu jïAellbus.
Quand un tableau allégorique n’expri-meroit pas une vérité avec beaucoupplus d’énergie que ne le Feroit le simplediscours, on auroit néanmoins l’avantaged’êtreplus vivement affecté, parce qu’onvoit intuitivement ce que le discours ne,montre qu’à l’entendement, ou tout auplus à l’imagínation , qui n’eft aux sensque comme sombre est au corps. Mais sià cet avantage le tableau réunit encoreune perfection intrinsèque , son effetl’emportera de beaucoup fur toute l'éner-gie de la poésie,& l’on aura atteint le plusgrand but que l’art puisse se proposer.
Qu’il nous soit permis de faire ici uneremarque, fui laquelle on nesauroit tropinsister. C'est un grand abus en matièrede peinture, que jusqu’à présent on exal-te généralement beaucoup plus la beautédu pinceau,que celle de l’invention; c’estpréférer les moyens à la fin. La plupartdes connoisseurs ressemblent à l’avarequi met fa félicité à posséder un moyendont il n’a aucun dessein de Faire usage.L’heureuse invention d'mie allégorie in-téressante, doit donner plus de prix à mitableau, que ne lui en dnnneroit le pin-ceau du Titien même, s’il n'étoit accom-pagné d’aucim autre mérite. Mais cettecarrière n’est ouverte qu’aux génies dupremier ordre ; peu d’artiftes y ont réus-si : c’est la partie foible des dessinateursmodernes, c’est aussi celle des amateurs.On continue d’admirer les chetives in-ventions d’Otto-Venins : il delfinoitbien;mais ses emblèmes d’Horace font pitoya-bles, & quelques-uns même puériles.
On peut distinguer trois sortes de ta- ,
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bleaux allégoriques, selon la nature dusujet, qui est ou physique, ou moral, ouhistorique. Les saisons , les parties dujour, les trois règnes de la nature, la na-ture elle-même, appartiennent à la pre-mière classe. De tels tableaux représen-tent allégoriquement quelques-unes desprincipales propriétés de l’objet. Ce fontdes poèmes peints, dont le sujet est prisde la nature visible, & entremêlé d'objetspathétiques & moraux. Un bel exempleà produire en ce genre, feroit le plafonddu château de Reùisberg, où Pesne a re-présenté le jour naissant, fi, comme ce cé-lébré artiste se le proposoit, il avoit Faitgraver ce tableau.
La seconde classe contient les représen-tations de vérités générales, & de maxi-mes relatives aux mœurs. De ce genre estcette pierre gravée fi connue, qui repré-sente l’amour à cheval fur un tigre ®u furun lion, pour exprimer que cette passionadoucit ses caractères les plus farouches,Le tableau de la calomnie , dont nousavons déja parlé,est plus détaillé j il faitsentir par divers traits marqués toute lalaideur de ce vice. Qes tableaux ne diffé-rent de YaHégorie du discours , qu’en ce.qu’ils disent immédiatement aux yeux cequ’à l’aide des mots le discours dit à l’i-magination. [.'observation attribuée à.Pythagore,quc lorsqu'imétat a joui quel-que temps d’une heureuse abondance, leluxe s’y introduit insensiblement, puis ledégoût, ensuite des excès monstrueux, Lenfin la ruine totale, cette observationest un tableau tout fait. Le peintre n’aqu’à le porter de l’imagination sur la toile.
La troisième classe enfin renferme lesreprésentations historiques , soit qu’ellesindiquent simplement les faits, ce ouiconstitue l’ allégorie historique la pluscommune , telle qu’on la voit fur tant demédailles antiques & modernes ; soitqu’elles circonstancient leS événemens,ce qui constitue l 'allégorie sublime dugenre historique, telle qu’on l’admirédans les tableaux de le Bruh , où lesgrandes actions de Louis XIV sent Re-présentées.
C’est le point lê plus haut & le pîíiâdifficile de l’art j il n’y a que des peintresdu premier rang, qui puissent y atteindre.Déja dans les arts de la parôle , fie/i n’estplus difficile que de saisir un événementmémorable, ou une gtandeaction par son.