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Tome second. AL - AOU.
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ce tombeau renferme , & souvent uneminutie dans ce genre , peut donner l’in-telligence d’nn t^bíeau qui fans ce se-cours auroit été énigmatique.

C’eft dans les médailles qn’on fait l'u-sagele plus fréquent de Vallégorie} c’est-là ne > n,n oins où l'on a pu s’en dispenserphr. aisément, dès que fart d’écrire a étéinventé. Car pour f ordinaire une courtelégende exprime mieux ce qn’on a à dire,que les figures tracées ne peuvent le fai-re. ses médailles allégoriques ne font in-téressantes que lorsque l’artiste a été as-sez heureux pour trouver une allégorieenergi jue qui exprime avec plus de viva-cité, & dans une signification plus éten-due ce que l’inscription ne pourroit qu’in-diquer; mais ces images font bien rares.

II en faut dire autant fur fufage deVallégorie dans les monumens ; si elle nesert qu’à indiquer quelques faits histori-ques, l’infcription cît préférable à l'ern-blême. Le nom de Diogene gravé fur fatombe , s’y fût aussi bien conservé que lafigure (í’un chien ,.&eût mieux designéle philosophe. II n’v a qu'rin respect su-perstitieux pour ('antiquité qui puissefaire adminer de telles allégories sur lesmonumens anciens. On en trouve ungrand nombre dans ce goût, rapportéespar Pausanias.

L'allégorie servoit encore chez lespaïens , à exprimer leurs idées fur diversattributs de la divinité, par les statues deleurs dieux. Ce n’étoient que des imagessymboliques, placées ou dans des tem-ples ou dans des lieux publics, pourlervir à quelque but déterminé.

Nous avons déja parlé de l’usage éten-du de l 'allégorie dans la peinture, & deses divers genres. Nous ajouterons sim-plement qu’il vaut beaucoup mieux quele peintre supplée au défaut de signessymboliques bo n expressifs , par unebonne inscription , que par des hiérogly-phes forcés. C’est ainsi que Raphaël & lePoussin en ont usé. Un tableau du pre-mier, dans la galerie Farnese, représenteyenus avec Anchise; il falloit désignerclairement ce personnage principal pourqil’on ne sc trompât pas au sujet du ta-bleau; f expédient que Raphaël a imagi-né , c’eft de tracer ces trois mots : GenusUnie latinum. Le peintre François a furexprimer an ksi heureusement l’efpritd’un de ses tableaux, par cette courte

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inscription sépulchrale.fj’/B Areadia ego.

( Voyez Dubi)'- , Réflexions fur la poéfie çfla peinture, T. 1, feêl 6.)

Quant au mélange des personnagesallégoriques aves des personnages réct*&historiques , M. Dubos le rejette absolu-ment comme une chose qui est absurde,& qui révolte le bon sens. On peut voirle 1 - raisons que cet habile critique c»al-lègue dans Fouvrage cité ; elles font sijudicieuses qu’on ne peut guere s’y refu-ser. C’est cependant une affaire de senti-ment , comme le mélange de la mytholo-gie dans nos odes modernes. On ne doitempêcher personne d’y trouver du plaisir.

D’un antre coté , il semble qu’il y au-roit trop de rigidi é à refuser aux person-nages allégoriques, la liberté de prendrepart à un; action historique. Ce que nousavons dit de l’usage des êtres allégoriquesen poésie, doit encore servir de réglé aupeintre. S’il est donc permis à un poète,après avoir décrit lin stratagème amou-reux, d’a jouter que Vénus & les Amourss’en font réjouis , pourquoi le peintren’oseroit-il, après avoir peint un Fait his-torique dans ce genre , imiter l’heureu-se idée de f Albane , dans son tableau def enlèvement de Proserpine? Ce tableaureprésente Pluton qui se hâte d'emmenercette déesse ; on voit dans les airs de pe-tits amours, qui par des danses & desespiègleries expriment la grande joieque cet enlèvement leur inspire; d’unautre coté , Cupidon vole en riant dansles bras de fa mere, pour la féliciter dusuccès dc cette entreprise. Descriptionde la galerie de Dresde.

11 n’y a point de connoisseur à qui unmélange atiifi agréable de l 'allégorie avecl’hiíloíre puisse déplaire ; il peut servirde modelé sur la maniéré de traiter unalliage si délicat. Si Rubens s'en étoit ac-quitté avec autant d’elprit dans la galeriedu Luxembourg, il est à présumer queM. Dubos n'auroit pas marqué une fi For-te répugnance pour les tableaux de cegenre. ( Cet article ejl tiré de lu théorie gé-nérale desbeaux-arts de M. Sulzerf)

ALLEGORIQUE, adj. Belles-lettres ,Poésie. Un personnage allégorique estune passion , une qualité de Pâme , unaccident de la nature, une idée abstraitepersonnifiée. Presque toutes les divinitésde la fable font allégoriques, dans leur ori-gine ; la Beauté, l’Amour, la Sagesse»