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Tome second. AL - AOU.
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lange ordonné par les réglemens. Si lerapport déterminé par l’uftge , ou or-donné par les réglemens, se trouve dansle mélange , on dit du mélange qu’ilest de bon aloi ; sinon on dit qu’il est demauvais aloi : bon aloi est synonyme àtitre, quand il s'agit des matières d’orou d’argent. Voyez Titre.

* ALOIDES , aloe paluflrìs , plantequi a I? feuille de l’aloès, seulement unpeu ptus courte & plus étroite , bordéed’épines, & chargée de gousses sem-blables à des pattes d’écrevisse , qui «'ou-vrent & poussent des fleurs blanches àdeux ou trois feuilles, à peu près commecelles de l’espece de nénuphar appellemorstis rana , & qui portent de petitesétamines jaunes. Sa racine est longue,ronde, composée de fibres blanches,L tend droit an fond de l’eau , où elleparvient rarement. Elle a aussi des fi-bres obliques. L'aloïAes est vulnéraire.

Aloïdes, f. pi. Myth. , enfans d’I-phimédie & d’Aloéus son époux, ou seloni d’autres de Neptune,

A LOIC,NE. Voyez Bouée.

* ALOPE, est une des harpies. V.Harpies.

ALOPECIE, f. f. maladie de la tête! dans laquelle elle est dépouillée de che-I veux, en toutou en partie. I.a cause dei cette maladie est un épaiflìssement dusuc nourricier, qui lui ôte la fluidité né-cessaire pour pouvoir pénétrer jusqu’aubulbe dans lequel le cheveu est im-planté; ce qui prive le cheveu de fai nourriture , & l'oblige de se séparer de latête. Cetépaìffissementa plusieurs causes:dans les enfans, c’est la même que ce quioccasionne les croûtes de lait, qui souvententraînent après elles la chute des che-veux : la petite vérole fait aussi le mémeeffet; lorsque ^'alopécie attaque les adul-tes & les hommes faits, elle a ordinai-rement pour cause la vérole , le scorbut :

I elle est auffi produite par les maux detête violens & invétérés, par la tropgrande application ait travail, par lesmêmes causes qne la maladie hypoehon-driaque & mélancholique, enfin par desrévolutions & des chagrins imprévus.Dans les vieillards , Valopécie est unefuite du raccornissement des fibres.

L'alopécie est plus ou moins difficile àtraiter, selon la cause qui l’a produite ; &on ne peut parvenir à sa guérison , qtt’en

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détruisant cette cause : ainsi il est d’nnegrande conséquence pour un médecin d’ê-tre instruit de ce qui a donné lieu à l 'alo-pécie, a fin d’employer les remedes pro-pres à cette maladie.

On en donnera le traitement dans leícas où elle le trouvera jointe à quelqu’au-tre malad comme la vérole , te scorbut,&fc. V. Vérole Scorbut. (-V)

ALOPECURE, en latin alopecurus, estun genre de plante à fleur m nopétale,la-biée,dont la levre supérieure est en formede voûte , & inclinée en bas i la levre in-férieure est partagée en trois parties. II ya dans i’intérieur de la fleur des étamines,des sommets, & la trompe du pistil : elleproduit quatre semences qui font oblon-gues, qui ont différons angles , & quimûrissent dans un calice d’une feule pie-ce, dont les bords font découpés. Ponte-derte Anthologia, l/b. 111, chap. xlìx. V,Herbe, Plante, Botanique. (/)

* ALORUS, nom que les Chaldéensdonnoient au premier homme.

ALOSE, f. f. poisson de mer, en latinulosa ; on l’a appelle à Bordeaux d u nomde coulac: il est fort ressemblant à la sar-dine polir la tête, l’ouverture de la bou-che , les écailles , & pour le nombre & lasituation des nageoires ; mais l 'alose estbeaucoup plus grande. Elle est longue &applatie fur les cotés, de façon que leventre est saillant dans le milieu , & for-me fur la longueur du poisson une lignetranchante & garnie de pointes commeune scie : la tête est applatie sur les cotéscomme le corps ; le museau est pointu ; 1*bouche est grande & unie dans l’intérieurfans aucune dent : il y a quatre ouïes dechaque coté ; les écailles font grandes &minces ; on les arrache aisément : il sem-ble voir des émeraudes briller au-dessusdes yeux de chaque coté: la langue estnoirâtre; les mâchoires supérieures fontpendantes ; le ventre Si les cotés font dscouleur argentée ; le dos & le dessus de latête font d'un blanc jaunâtre. C>: poissonentre au printemps & en été dans les ri-vières, où il s’engraìffe; e’est pourquoiles aUjìs que l’on pêche dans L’eau doucefont meilleures â manger que celles q usl’on prend dans la mer: la chair de cel-les-ci a peu de suc ; elle est seche, & an sesent altéré après en avoir mangé. Cespoissons font toujours plusieurs ensem-ble j & on en prend une si grande quants-

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