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sorte de filet appelle tonnelle murée. V.tous ces pièges à leurs articles.
* ALPAG-NE, 1. m. animal à laine, fortsemblable aox limas & aux vigognes, ex-cepté qn’il a les jambes plus courtes A lemufle plus ramassé. C’eit ail Pérou unebête de charge 5 on Fait des étoffes, descordes, & des sacs de fa laine. On la mé-lange avec celle de vigogne: cette der-niere ne vient gnere du Pérou en Espa-gne fuis en être fourrée.
§ ALPAM, s. m. Hift. nat. Bot., niantepeu connue jufqu’ici, ae la famille desanones, décrite fous ce nom par RUee-de,quien donne une figure passable, quoi-qu’incomplete ; Hortus Alalabaricus,vol. VI, pi. 28, P«ge Si. Les Malabaresrappellent uípam, les Brames uputna &fnhiorct, les Portugais fruit» tìriiha , iesHollandois mctnerik.
C’est un arbrisseau très-commun dansles terres sablonneuses & découvertes duMalabar, sur-tout vers Aragatte &'Mon-dabelle. II est toujours verd , ne quittantjamais ses Feuilles, & il porte fleurs &fruits deux fois l’an , savoir, la premiè-re Fois en octobre & novembre, & la se-conde fois en février & mars. De fa raci-ne, qui est rouge, fort longue, & cou-vert e de fibres nombreuses , s’éleventdeux ou trois tiges entourées de branchesassez rares, longues & épaisses v droites ,dures, peu flexibles, qui lui donnentPair d’un buisson conique une, fois pluslong que large, comparable à la forme decertains pêchers sauvageons ou certainssaules recépés du pié. Ses branches fontnoueuses, cylindriques, du diamètre dedeux à trois lignes , à bois blanc, plein«Pline moelle verte, & recouvert d’uneécorce cendré-verd. Le long des jeunesbranches, les feuilles font disposées alter-nativement & circulairement à des di-stances assez grandes,d’un pouce à un pou-ce & demi, elliptiques, pointues aux deuxbouts , épaisses , comparables à celles dulaurier canellier, à trois grosses nervuresde même en dessous, longues de six à huitpouces, trois ou quatre fois moins larges,entieres dans leur contour, verd foncé,luisantes en dessus, ternes en dessous,por-tées fur un pédicule court, demi - cylin-drique , creusé eu canal en dessus.
De faisselle de chaque Feuille sortentdeux à quatre fleurs pendantes, quelque-fois réunies, tuais ordinairement por-
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tées fur un pédicule mince , cylindrique,un peu plus long qu’elles: elles consistenten un calice épais, en cloche cylindrique,long de cinq lignes, large de quatre, peuouvert, d’une feule pieee, partagé juf-qu’au milieu en trois divisions égales,triangulaires, équilatérales, violet-noirau dedans, couvert de poils blancs au de-hors & qui tombe avant la maturité dufruit. II n’y a point de corolle; mais aucentre du calice font placées douze étami-nes rassemblées en trois paquets, chacunde quatre anthères rouges, courtes, ses-siles , opposées à chaque division , & quientourent & séparent trois ovaires longs,semblables à trois styles, qui en gran-dissant deviennent chacun une baie char-nue, en fiiique, pointue aux deux bouts,cylindrique, droite, longue de trois pou-ces & demi à quatre pouces , large dedeux lignes, qui ne s’onvre point, & quiest remplie de semences très-menues &peu sensibles : de ces trois ovaires il enavorte souvent un ou deux, de sorte qu’onen volt rarement trois parvenir à parfai-te maturité.
Qualités. Toute cette plante est en gé-néral fans odeur , même dans ses fleurs ;cependant ses fouilles laissent sentirquelque chose de désagréable. Son écorce& ses feuilles ont une saveur acide, mêléed’un peu d’acreté & d’astriction.
Usages. On fait avec son suc & de fouil-le , un onguent qui guérit la gale & lesvieux ulcérés: mais il est d’un uíagebeaucoup plus familier pour les morsuresvenimeuses desferpens; pour cet effet,on applique,fa racine en cataplasme avec,le calamus fur la morsure, & on en faitboire la poudre dans du lait de vache. Lesuc de ses racines se boit auffi avec celuidu calamus ; mais on emploie plus parti-culièrement la poudre de fa racine mêléedans le jus de limon , & introduite dansun nouer au fond des narines, comme misternutatoire qui chasse le venin du ser-pent cubra-capella.
Remarque. Quoique Valpam ait au pre-mier abord l’apparence d’un laurier, onvolt par la structure de ses fleurs & patle nombre rie i’es ovaires, qn'elle vientnaturellement dans la famille ,îles ano-nes; néanmoins il reste a observer quel-ques détails qui nous manquent fur lastructure interne de fes baies en ílliqueff.ÇM. Admfou.')
* ALPANET,