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qui vinrent Iong-tems après en Sicile , ytrouvèrent ce nom qu’ils prirent aisé-ment pour celui A'Alpbée’, & puis voilàun article rie mythologie payenne t. utpréparé: un poète n’a plus qu’à Faire leconte des amours ri u fleuve & rie la fon-taine,& le paganisme aura deux dieux rieplus: l’aventure rie quelque enfant ex-posé dans ces lieux , multipliera bientôtles autels ; car qui empêchera un poèteri'attribuer cet enfant au dieu & à la fon-taine , qui par ce moyen ne fe seront pascherchés rie si loin à propos rie rien ?
ALPHESTE, f. m. Htft. net. Jchtb .,poisson qui, selon les anciens,est faxatile,d’un jaune de cire , purpurin dans quel.qu es endroits, avec une épine , & qui feprend communément deux à deux. Cettederniere particularité Pa fait nommerpar quelques-uns , cynœdus , selon Pline,-c’est-à-dire poisson amoureux & lubri-que, parce qu’on les volt souvent jouerdeux à deux à la queue l’un de ì'autre.Rondelet & Belon en ont donné une figu-re qui a été copiée par Jonston; Historianat. piste. p. 31 , pi. XV , stg. 1, 1, 3 -
Suivant ces auteurs , Yalpheste a la fi-gure du mosna 011 de la bogue , le corpsdu pagre, mais plus étroit, moins élevé,longd’un pie environ, des dents de chienrangées comme celles d une scie , le corpsjaune-purpurin fur le dos, les écaillesarrondies & très-rudes ; sept nageoires ,dont deux épineuses, savoir, deux ven-trales médiocres fous les pectorales pa-reillement médiocres;une derrière l’anus,épineuse, plus longue que profonde; unetrès-longue fur le dos , à rayons anté-rieurs , épineux , & plus longs que lespostérieurs; enfin une à la queue,molle &fourchue„jusqu’au milieu de sa longueur.
Renmrque.Par cette description,on voitque le poilsin décrit par les modernes estline espece de spare, & qu’ils n’ont pointencore reconnu celui que les anciens ont■désigné, & qui ne doit avoir qu’une feuleépine fur le corps. (AI. Adanstonst)
ALPHETA , terme d'astron c’est lenom d’une étoile fixe de la couronne sep-tentrionale, qu’on appelle autrement lu-cida coron#, cu luisante de la couronne.V. Couronne. (O)
. * ALPHIASSAouALPHIONIA,Afytb.,surnom de Diane, qui lui venoìt d'un boisqu’on lui avv't consacré dans le Pélopon-èse, à Fembouclnire de l'Alphée.
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* ALPHITA, préparation alimentairefaite de farine d’orge pelé & grillé, ouplus généralement de la farine de quel-que grain que ce soit : on conjecture queles anciens étendoient fur le plancher,de distance en distance, leur orge en pe-tits tas, pour le faire mieux sécher quandil étoit humide, & que Valpbita est lafarine méme de l’orge qui n’a point étéséché de cette maniéré. L ’alphita desGrecs étoit auffi le polenta des Latins. Lafarine de l’orge détrempée & cuite avecl’eau ou quelqu’autre liqueur , comme levin, le moût, l’bydomel , este. étoit lanourriture du peuple & du soldat. Hip-pocrate ordoiinoit souvent à ses maladesl 'alphita fans sel.
ÁLPHITOMANTIE, f. f. divinationqui se Faisoit par le moyen de quelquesmets en général, si l'on tire ce mot dugrec xtAiroc , le s vivres ; ou par celui del'orge en particulier, si on le fait venird’aXSirov, farine 1 i'orge, & de .ucarsíot,divination.
On croit qu’elle consistoit à faire man-ger à ceux de qui on voioit tirer l’aveude quelque crime incertain , un morceaude pain 011 de gâteau d’orge : s’ils l’ava-loientsan* peine , ils étoient déclarés in-nocensv sinon on les tenoit pour coupa-bles. Tel est du moins P exemple qii’endonne Delrio,qui dit Yavoir tiré d’un an-cien manuscrit de 8. Laurent de Liege ,qui porte : Cum in servis stustpicio furtihubetur , ad/acerdotcm ducuntur, qui crust-tam panis carmine infecíam dat Jhignlis ,qu a cum hœsterit gutturì , manìfesti furtireutn ajferit.
Les payens connoissoient cette prati-que , à laquelle Horace fait allusion dansce vers de son épître à Fwlcus :
Utque stacerdotis fugitivus liba recusto.
Cette superstition avoit passé dans lechristianisme, & faisoit partie des épreu-ves canoniques ; & c’est vraisemblable-ment ce qui a donné lieu à ce serment:que ce morceau puistè m’étrangler Jì, &c.Delrio, Difquistt. magie. lib. IV , c. ij.quieft. vij, st c. i. (<?)
¥ ALPHONSE, Hift. d'Estp. Plusieursrois de Léon, desAstmies, de Castille,d’Arrâgon & de Navarre,ont porté le nomà'Alphonse’, & comme la loi que nousnous sommes imposée de nous borner auxgénéralités de Phistoire , ne nous permetpas (feutrer dans les détails de leur re-