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Tome second. AL - AOU.
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en les remuant avec im rateau jusqu’à ceque shumidité soit absorbée, & que lesgrains soient séparés.

Si quelque contre- temps oblige de dif-férer cet ouvrage, on les laisse étenduesfur le plat de U grange , & en les re-muant de temps en temps avec un rateau,on peut les conserver ainsi sans dangerpendant deux ou trois jours & mêmeplus. Mais on évitera soigneusement deFaire sécher ou essuyer ce grain au soleil.

On peut substituer an sel de soude defa cendre de fougere , & à la chaux vive,de la chaux éteinte non desséchée , pour-vu qu’on y mette une double dose , c’est-à-dìre quatre livres.

On peut faire servir cette liqueur pourun second bain , & pour arroser quelqueterrein qu'on veut fertiliser.

Après avoir donné au terrein une pre-mière façon , dès que la derniere récolteen a été enlevée en automne, & savoir la-boure'& hersé au premier printemps, jeseme cette avoine ainsi préparée , & en-suite une bonne quantité de poussiers degrange , en choisissant un temps calme.

De cette maniéré j’ai eu plus d’unefois de très - abondantes récoltes. Dèsi’antomne, l’herbe forme le plus beautapis, qu’il ne faut ni faucher ni faire pâ-turer. Le succès de la récolte fera com-plet , si l’on peut fe procurer de l’aveinede Hongrie, & son n’en devroi.t jamaissemer d’autre. Elle donne plus de grain ;îe grain est plus gros , plus farineux &plus pesant. Elle n’est point sujette à s’é-grainer fur pié. On la peut serrer aussi-tôt qu’elle est coupée.

S’il y paroit de grandes & mauvaisesherbes , comme des bardanes ou glonte-rons, des jusquiames ou hannebannes, enlatin hyoscyamus, des chardons roiands ouchardons à cent têtes , des chardons étoi-lés ou des chausses-trappes, de ia grasset-te , il faut les arracher.

Dèsl’année suivante, on y recueilleradeux coupes de foin; & àla troisième &non auparavant, on pourra, si l’on y estobligé , envoyer le bétail furie petit re-gain d’automne, mais avec modération.

3°. On comprend aisément que si lepeu de produit du champ ou d u pré vientde quelque vice de terrein, de quelqueeau qui filtre entre deux ferres , ou quicroupit en quelque endroit, des ravagescausés par les mulots ou les taupes, il j

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faut y remédier , à quelque usage qu’onveuille destiner le fonds.

Nous avons vu que les fermiers an-glois corrigent leurs terres par le mélan-ge de terres opposées, la marne convena-ble & le fumier mplangé par couches al-ternatives. 1

Chacun fait qu’on dessèche les terreinsmouíilans par des bîerrées, des prismes,de la chaux , du gravier, fisc.

S’il y a des pieties qui puissent empê-cher le cours de liy charrue , i! faut les en-lever , auffi-bien que ceiies qui pour-roient s’opposer à la faulx.

Quant atix taupes, je eonnois le pro-priétaire d’un domaine qui prétend qu’el-ies font fort utiles dans les prés : auíïïn’en fait - il point prendre ; mais en fepromenant, il a une petite bêche & nnpetit sac rempli de graines de foin : dèsqu’il apperçoit nne taupinière, il en ré-pand la terre & jette par-dessus un peude graine de foin ; & dans ie temps de lafenaison, ce sont les plus belles places.

Comme tout le monde ne peut pasprendre cette peine , & que plusieurs laregarderoient comme inutile, j’ajouttraiici une recette qui a été publiée en Fran-ce , par ordre du gouvernement, après di-vers essais réitérés en divers lieux. IIfaut prendre deux ou trois douzaines denoix bien saines , qu’on fait bouillir pen-dant trois heures, avec quatre pintes delessive naturelle. Pour s’en servir , on lespartage en deux, & ou en inet une moitiédans chaque trou de taupes : si la taupene travaille plus dans le même endroit ,cessez d’y en mettre , parce qu'alors ondoit être assuré qu’elle a péri. Les rats ,qui fe trouvent dans les campagnes ,mangent quelquefois ces noix, alors ilfaut s’attacher à détruire cei rats par les.moyens ordinaire'.

4 °. Les chaumes en Angleterre font siforts, fi épais & coupés si haut, qu’il peuty avoir de l’avantage à les brûler, & àen répandre la cendre. II pourroit mêmequelquefois arriver qu’ils empêcheroientde herser. Je doute cependant que cetteopération fût d’une grande efficace ch.xnous, & la paille de nos champs est simince & coupée si bas, qu’elle nefauroitincommoder.

D autre parties cultivateurs Anglois,dans la culture ordinaire, ne brûlent pasleurs terres ; ils ont. raison : cette amé-lioration