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Tome second. AL - AOU.
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plumes, &sans oreilles apparentes ; sonbec est blanc ; ses yeux grands, noirs, &couverts de plumes qui les renfoncent;ses pattes font veines & armées de ferreslongues & crochues. II habite les ruines,les cavernes,le creux des chênes;ilrode lanuit dans les champs ; il vit de rats &d’oifeaux ; il a le gober très-large, & soncri est lugubre ; fa chair contient beau-coup de sel volatil & d’htiile; son sangdesséché & pulvérisé, est bon dans l'as-thme ; sa cervelle fait agglutiner bsplaies.La dose cle sang pulvérisé est depuisiindemi-scrupnle juí'qu’à deux scrupules.

* ALIÍDE , f. F. basane colorée, qui af envers velu, & dont on se sert pour cou-vrir les livres. Voyez Basane.

ALUDEL, f. f. tenue de cbymie, qui seélit des vaisseaux qui servent à sublimerles fleurs des minéraux. Voyez Subli-mation , 0V.

Les aludels consistent dans une fuite detuyaux de terre oh de faïence, ou plutôtce font des pots ajustés les uns fur les au-tres , qui vont en diminuant à mesurequ’il s’éleventj ces especes de pots ventfans fond , si ce n’est le dernier qui sertde chapiteau aveugle.

Le premier aludel s’ajuste fur un potqui est placé dans le fourneau; & c’estdans ce pot d’en bas qu’on met la matièrequi doit être sublimée. En un mot lesaludels sont ouverts par les deux bouts ,à l’exceptíon d u premier & du dernier:le premier est fermé par son fond, & ledernier est fermé par son sommet.

On emploie plus ou moins d 'aludels se-lon que les fleurs qu’on y veut sublimerdoivent monter plus ou moins haut.

Voyez PI. IV, Chym.jìg. 8 , aludel oupot ovale ouvert par les deux bouts. Fig.9 , aludels montés fur un fourneau a « ;b , porte du cendrier; e, porte du foyer ,d d , registres du Fourneau ; e pot qui estau milieu des charbons ardens , & quicontient la matière mise en sublimation ;f, premier aludel percé d’une porte gg ,par laquelle on jette de la matière ; b , 3 ealudel; r, 4 e aludel; k, y e aludel sait enchapiteau aveugle & tabulé; l, bouchonqui ferme le tuhe. (M)

ALVEATILUM, en annt., est la mêmechose que la conque. V. CONQUE. (L)

* ALVE DE TORMES, ville d'Espa-gne au royaume de Léon , dans le terri-toire de Salamanque , fur la rive septen-

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trionale de la rivière de Tormcs. Long.n ; /«f. 41.

ALVÉOLAIRE, adj. f. en anatomie,apophyse ou arcade de l’os maxillaire,dans l'épaisseur de laquelle les alvéolesfont creusées. Votez Maxillaire.

ALVÉOLAIRES, v. Alvéole. (Z)

ALVEOLES , 1 . f. pi. en anatomie, fedit des cavités dans lesquelles les dentsfont placées. Voyez Dent. Ce mot vientdu latin ulveoli.

Les alvéoles dans le fœtus ne font pastoutes formées, & il n’y a dans chaquemâchoire que dix ou douze dents; ellesont peu de profondeur, les cloisons quiles séparent font très-minces ; on les di-stingue par dehors par autant de bosses ;leur entrée est Fermée parla gencive , demaniéré qu’elles demeurent dans cet étatjuí’qu’à i’âge de six ou sept mois , ce quiétoît nécessaire pour que Pensant ne bles-sât point le tclton de la nourrice ; les ger-mes des dents font enfermés dans cesalvéoles. Voyez Germe.

Les alvéoles à ans la mâchoire d’un adul-te font plus profondes, plus dures, &plus épaisses; elles font garnies d une ma-tière spongieuse & d’un diploé qui sépareles racines des molaires, & elles font enplus grand nombre ; elles peuvent se ré-largir & se rétrécir, suivant que les cau-ses de compression agiront du centre à lacirconférence , & de la circonférence aucentre : c’est ce qni fait que les alvéolesse dilatent quelquefois si fort, que lesdents ne font pins affermies dans ces ca-vités , & qu’elles difparoiflent dans lesjeunes comme dans les vieux sujets.

Les alvéoles font tapissées d’une mem-brane très-íenfible qui paroit être ner-veuse, & qui enveloppe les racines dechaque sent: c’est de cette membrane &du net f de la dent que vient la douleurappelìée odontalgie , ou mal de dent. V.Odontai.gie S? Mal de dent. (L)

Alvéole , f. m. alvéolés. On a donnéce nom aux petites cellules dont fontcomposés les gâteaux de cire dans les ru-ches des abeilles. Voyez Abeille. El-les construisent ces alvéoles avec la cirequ’eítes ont avalée. On a vu au met A-beille, que les ouvrières, après avoiravalé la cire brute , la changeoient dansleur estomac cn vraie cire. Voyez ClEE.L’abeiile rend par la bouche la cire dontelle Forme Valvéole ; cette cire n’est alors