2s2 À L V
Les mines d 'alun d’Angleterre, qui setrouvent dans iss provinces d’Yorck & deLancastre, font en pierres bleuâtres assezsemblables à l’ardoise.Cespierrescontien-nent beaucoup de soufre:c’est une especede pyrite qui s'entìainme nu Feu, & quifleurit à l’air ; on pourrait tirer du vitriolde son efflotescence.On Fait des monceauxde cette pierre , & on y met le Feu pourFaire évaporer I > soufre qu’elle contient.Le feu s’éteïnt de lui - même après cetteévaporation. Alors on met en digestiondans l’eau pendant vingt - quatre heuresla pierre calcinée : ensuite on verse dansdes chaudières de plomb l'eau chargéed 'alun. Ou Fait bouillir cette eau avecune leííìve ri’algue marine , jusqu'à cequ'elle soit réduite à un certain degréd’épaiffissement. Alors on y verse une as-sez grande quantité d’urine pour précipi-ter au fond du vaisseau le.soufre, le vi-triol , & les autres matières étrangères.Ensuite on transvase la liqueur dans desbaquets de sapin. Peu-à-peu Valun secrystallise & s’attache aux parois des vais-seaux. On l’en retire en cristaux blancs& tranfparens, que l’on fait Fondre Fur lefeu dans des chaudières de fer. Lorsquel 'alun est ext fusion, on le verse dasls destonneaux,il s’y refroidit, & on a des mas-ses d 'alun de la même Forme que les ton-neaux qui ont servi de moules. On a aussiappelle cet alun,alun de roche , peut-êtreparce qu’il est en grandes masses,on parcequ’il est tiré d’une pierre comme ValttnAel’aiuminicre de la Toisa. Dans ces minesd’alun d’Angîeterie , on voit couler Furles pierres alumineisses une eau claired’un goût styptique. On tire de ì'ulun decette eau en la faisant évaporer.
On trouve enSuedenne forte de pier-re dont on peut tirer de l 'alun, àn vitriol& d n soufre. C’est une belle pyrite sortpesante & Fort dure , d’une couleur d’or,brillante , avec des taches de couleurd’argent. On fait chauffer cette pierre, &011 l’arrofe avec de l’eau froide pour lafaire fendre & éclater. Ensuite on la c ai-se aisément ; on met les morceaux de cet-te pierre dans des vaisseaux convenablesfur un fourneau de réverbéré ; le soufreque contient la pierre í’e fond, & couledans des récipiens pleins d’caii. Lorsqu’iíne tombe plus rien , on retire la malierequi reste dans íes vaisseaux , & on i’ex.-pose à l’air pendant deux ans. Cette ma-
A L U
titre s’échmffe beaucoup, jette de la fu-mée, & même une petite flamme que l’onapperçoità peine pendant le jour; enlinelle fe réduit en cendres bleuâtres, donton peut tirer du vitriol par les lotions ,les évaporations & les crystaliisations.Lorsque le vitriol est crystallise , il resteune eau crasse & épaisse, que l’on faitbouillir avec une huitième partie d’urine& de lefliva de cendres de bois ; il fe pré-cipideau fond du vaisseau beaucoup desédiment rouge & grossier. On filtre laliqueur , & on la fait évaporer jusqu’àun certain degré d’épaiffissement ; ensui-te il s’y forme des crystaux d'altin bientransparens, que l’on appelle alun de Sue-de,
A Cupsele en Thrace , on prépare fa-lun en faisant calciner lentement les mar-es flûtes , & les laissant ensuite dissoudreà l’air par la rosee & la pluie; après quoien fait bouillir dans l'eau , & on laissecristalliser le sel. Beííon, M. Rays. trav.tom. 11 . patf. 301,
Nous n’avons point été à portée demettre en planches tous ces travaux, &quand nous saurions pu , nous n’euífionspas été allez tentés de nous écarter denotre plan pour l’entreprendre.
On fait de Valun en France, procheles montagnes ries Pyrénées.
h. alun est composé d’un acide qui estde la nature de l'acide vitriolique , puis-que quand il est joint avec l’alkali du tar-tre , il donne un tartre vitriolé , commeferoit l’acide tiré du vitriol même. Cetacide, pour former l 'alun , est uni à uneterre qui est une espece de craie , cetteterre est particulière, & semble tenir dela nature des matières animales calci-nées. L 'alun donne par la décompositionquelque chose d’urineux , qui vient leplus souvent de surine dont on se sertpour lc clarifier quand on le fabrique.D’ailìeurs , Valun pourroit donner un al-kali volatil urineux , indépendammentde cette urine , parce qu’il contient unpeu de bitume, qui combiné avec la ter-re de Vultin, peint donner un alkali vola-til ; ce qu’on doit inférer des expériencesque M. Mnlouin a rapportées à l’acadé-mie en 1746 , cn donnant l’analyse d -seaux minérales do Plombières.C’est rie luique nous tenons le reste de cet article.
L ’alun est nn remede qui étant mis enœuvre avec les précautions & la ptuden-