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Tome second. AL - AOU.
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craignoit qu’un caprice de fortune ne !erelevât de sa chute,demanda sa mort pourne pas éprouver un j .mr ses vengeances.Atnnjì f, forcé de céder à ses impnrtuni-tés,l’ahandonna en gémissant anx fureursde la multitude; mais ref'pectint tou-jours eu lui le caractère de roi, i! le fitenterrer dans le tombeau des monarquesde l’Egypte, & ltti rendit les honneursfunèbres qu’on avoit coutume de rendreanx maîtres de la nation.

L’Egypte dont la grandeur avait étééclipsée par les ravages des guerres civi-les , reprit alort son premier éclat; lesabus furent corrigés & la licence fut ré-primée parle frein desloix: ce fut luiqui assujettit chaque citoyen à déclarerau magiltrat quelles étoient ses ressour-ces pour subir lier; & quiconque ne pou-voir alléguer de moyens honnêtes , étroitpuni de mort. Le defir d-‘peupler l’E-gypte & d’y attirer l’étranger pour y Fai-re germer Pindustrie, lui inspira le íy flè-me île la tolérance. Tous les cultes fu-rent autorisés par la loi. Les barbares yvinrent jouir des largesses d n so! dont ilsaugmentèrent la fécondité; les Grecs yfirent briller le flambeau des sciences &des arts, & tous eurent leurs magistrats,leurs prêtres, leurs loix & leurs cérémo-nies religieuses. II employa sur-tout sesfoins à déraciner ces haines nationalesqui troublent les états où de nouvellescolonies viennent se confondre avec lesanciens habitans. Toutes ses institutionsle firent respecter comme le législateurde la nation. La conquête de Chypre &de Sidon lui assigna une place parmi lesrois conqucrans.

La bassesse de son extraction diminuale respect qu’on devoit au trône ennoblipar ses vertus; ce fut pour détruire cepréjugé populaire, qu’il ordonna de pren-dre un vase qui servoit à laver les pies &les mains de ses convives, pour en fairela statue d'un dieu. Quand l’ouvrage futachevé j le peuple imbécille vint se pro-sterner en foule devant la nouvelleidole ; alors il déclara que ce vase, autre-fois destiné atixplus sales usages, & de-venu l’objet de leur culte, étoit le sym-bole de sa fortune, & qu’il prétendoitqu’on oubliât ce qu’il avoit été , pour nesonger qu’à ce qu’il étoit. Amajìs jouis-soitde sa satisfaction d’être le bienfaiteur' de son peuple, lorsqu une humiliation do-

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mestique vint troubler la douceur de soitrepos: il avoit épouse une (Pyrénéennequ’il aimait, sans pouvoir réussir à luidonner des marques de son amour; cha-que fois qu’il en approchait, il éprnuvoitun anéantissement qui souvent est pro-duit par l’cxcès même de la paillon. IIimputa son impuissance à quelque en-chantement dont il crut sa femme coupa-ble. 11 étoit résolu de l’imrnoler à sessoupçons superstitieux , lorsque prête hrecevoir le coup mortel,elle fit une prièreà Vénus qui se laissa fléchir, en faisant"ft Amajti un homme nouveau. Cette re-naissance fit le bonheur constant des deuxépoux, qui érigèrent Une statue à ladéesse, & tous les temples de la Grecefurent enrichis de leurs offrandes.

Son amitié avec Policrate de Samos,finit par nne bisirreiie d'esprit qui a peud’exemples, puisqu’il n’y a que tes mal-heureux qui n’ont point d adorateurs. A.tnafts étonné des constantes prospérités deson ami, présagea qu’il se roi t malheu-reux furie déclin de sa vie. Ainsi il aimamieux rompre avec lui pen iant le coursde ses prospérités , que d’avoir un jour àpartager les infortunes d’un ami. Lesmeilleurs rois n’ont pas ton jours le régnéle plus brillant ; il paraît que fur la fin defa vie les Perses tournèrent leurs armescontre ì’Egypte, ptiisqu’oii la voit tribu-taire de Cyrus, contemporain de ce prin-ce ; & l’on soupçonne que ce fut par lerefus de payer le tribut auquel ses prédé-cesseurs étoient asservis , que le monar-que persan laissa sur le trône des fantô-mes île rois qui furent décorés d’un vaintitre, fans avoir la réalité du pouvoir.Avinfis , grand politique &r grand guer-rier , ne transmit à son fils qti’une puis-sance chancelante. ( T—n. )

AMASSER, v. act. en fíyiîraulique.Pour tnnajser des eaux, il faut examiner sila source est découverte & peu profonde,fi elle n’est point apparente , ou si elle estenfoncée dans les terres : on agira diffé-remment suivant ces trois cas.

Lorsque la source est découverte, vouscreusez seulement pour Vuiuajsor,vin trouquarré, dont vous tirez les terres douce-ment , que vous soutiendrez par des pier-res lèches. Dans Pendrait de Pécoule-ment, vous creusez une rigole dans lest'rres , ou une pierrée bâtie de blocaillesou pierres ícches , que vous couvrez de