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à trois lieues de Bourg en Bresse.
AMBOUTIR, V. ast. en ternte de chau-deronnier , c’cst donner de la profondeur& de la capacité à une piece qni étoit pla-te, en la Frappant en dedans avec un mar-teau à tranche ou à panne ronde. Ce ter-me convient dans Je même sens à V orfè-vre,un serrurier,au ferblantier,& à la plu-
Í iart des antres ouvriers qui emploientes métaux, ou des matières flexibles.
AMBOUTIR, entenne d'íperonnier. V.Estamper.
AMBOUTISSOIR ou EMBOUTISSOIR, f- m. outil d'iperonnier ; est uneplaque de Fer dans laquelle est une cavitésphérique ou paraboloïde, selon que l’onveut que les fanceaux que l’on emboutitdessus , soient plus arrondis ou plus ai-gus. Le Fond de cette cavité est percé d’untrou rond d’eoviron sept à huit lignes dediamètre. C’est íur cet outil, posé à ceteffet sur une enclume, que l’on fait pren-dre la forme convexe-concave aux piecesde fer qui doivent Former les fonceaux ,en frappant dessus la tête d une boute-rolle qui appuie la piece rougie au feu ,qui doit former le fonceau. V'• Estam-per éf Fonceau.
AMBOUTISSOIR , outil de cloutier ,jest un poinqon d’aciertrempé, dont l’ex-trémité inférieure est concave , & de laforme que l’on veut donner aux têtes desílous que l’on fabrique avec cet outil,comme les clous à tête de champignon ,jçs broquettes à têtes embouties , & au-tres fortes.
* AMBRACAN, f. m. poisson de merqu’on appelle encore ambera , dont Mar-mol a Fait mention, mais qui n’est connu,je crois, d’aucun naturaliste. Marmol dit.qu’il est d’une grandeur énorme ; qu’on4ie le voit que quand il est mort ; qu’alorsJa mer le jette fur le rivage ; qu’il a la.tête dure comme un caillou ; a plus dedouze aunes de longueur; & quee’est cepoisson , & non la baleine , qui jetteJ’ambre. V. à l'article Ambre ce qu’ilfaut penser de cette derniere partie de ladescription; quant aux autres, elles nepeuvent être appuyées ni combattuesd’aucune autorité.
§ AMBRACIE, Géog. U Hifi, anc. ,Ambracia , ville d’Epire en Grece , fur legolfe Ambracique, fondé par Anthrax, filsde Theiprotus , environ cinquante ansavant la guerre de Troje. Devis d’Haly-
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carnasse parlant de la fuite d'Enée & deses compagnons , dit qu’étant arrivés àActium , ils jetèrent l’ancre au promon-toire d u golfe Ambracique , & que de làils allerent à la ville d 'Ambrucie , où ré-gnoit Ambrax. Les Corinthiens y envoyè-rent une colonie vers l’an 620 avant ,J. C.
Les Ambraciotes eurent des démêlésavec les Molosses,nation Epirote, qui sou-mit à la fin toutes les autres. Pausaniasrapporte qu’on voyoit à Delphes un ânede bronze que les premiers y avoient of-fert en reconnoissance d’un avantagequ’ils remporterent furies Molosses, unenuit que ces derniers sortirent mai à pro-pos d’une embuscade , effrayés du bruitque fit un àne en passant près d’eux.
Cette ville, anciennement libre, passaau pouvoir des iEacides : ses habitans fu-rent taillés en pieces par les Athéniensqui avoient à leíir tête Démosthene ; Dio-dore ajoute que la ville d 'Amhracie de-meura presque détruite. Philippe, pered’Alexandre , les attaqua ensuite & leurcausa bien des malheurs. Enfin M. Fut-vius les soumit aux Romains , & aprèsleur reddition, iislui firent présent d'unecouronne d'or pesant 150 livres. Ce géné-ral fit enlever toutes les statues de mar-bre & de cuivre & tous les tableaux , quifetrouvoient à Ambrucie en plus grandnombre & d’un plus grand prix qu’en au reu ne ville du pays , parce que Pyrrhus yavoit tenu fa cour. Paul-Einiie dépouillales habitans de leurs privilèges & de leursbiens, ainsi que tous les autres Epirotes.Tite-Live , L xxviij , c. 4 , fait une belledescription iVAmbracie qui est aujour-d’hui une ville de la Turquie d’Europe ,fous le nom d 'Ambrachia , au fond dugolfe de Larta, dans l’Albanie inférieureou méridionale. V. Mém. acad. ìnscrìpt.t. X, in -12 , p. 26, , & le diíl. claffìq. deM. Sabathier , t. IT. (C)
* AMBRASI , rivière d’Afrique , aúroyaume de Congo ; elle a fa source dansdes montagnes voisines de Tinda , & fejette dans la mer d’Ethiopie, entre lesrivières de Leiunda & de Cofe.
AMBRE-GRIS , Hifl. nat. , ambarumcineraceum feu grijeum , ambra grifea ;parfum qui vient de la mer, & qui fe trou-ve fur les côtes en morceaux de consi-stance solide; cette matière est de couleurcendrée & parsemée de petites tachesblanches ; elle est légere & grasse ; elle a