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Anacréon né à Théos, ville d’Ionie,JlorifToit vers l’an du monde z;ii. II lerendit célébré par la délicatesse de son es-prit & par le tour aisé de sa poésie, où,faus qu'il paroisse aucun effort de tra-vail, on trouve partout des grâces sim-ples & naïves. Ses odes font marquées àan coin de délicatesse , ou pour mieuxdire Je négligence aimable i elles sontCourtes , gracieuses , élégantes , & nerespirent que le plaisir & l'amusement:çe sont, à proprement parler, des chan-sons qu’il enfanta fur le champ dans uncoup de verve inspiré par l’amour & parta. bdnue chere, entre lesquels il parta-geoit fa vie. Le tendre , le naïf, le gra-cieux, sont les caractères du genre ana-créontique , qui n’a mérité le nom de lyri-que dans l’antiquité, que parce qu’on lechantoit en «'accompagnant de la lyre:car il diffère entièrement & par le choixdes sujets & par les nuances du style, dela hauteur & de la majesté de Pindare.Nous avons une traduction d 'Anacréonen prose par Mile Lesevre , connue de-puis sous le nom de Mde. Dacier, & troisen vers'. L’une est de Longepierre, l’au-tre de M. de la Poste : elles passent pourplus fideles que celle de Gacon , qu’onlit néanmoins avec plus de plaisir, parcequ’elle est plus légere, & qu’il l’a enchâs-sée dans un roman assez ingénieux desaventures galantes & des plaisirs d’^íva-préon. Horace a fait plusieurs odes à Limi-tation de ce poète, telles que celle quicommence par ce vers, O maire pulchràJilia pulcbrior ! & celle - ci, lydìa , dicfer omnes , &c. & plusieurs autres dansle même goût. La conformité de caractè-re produisoit cntr’eux celle des ouvra-ges. Parmi nos poètes François , M. delaMothe s’est distingué paries odesana-créontiques , qui sont toutes remplies detraits d’esprit, d’un badinage léger, &d’une morale épicurienne. Nos bonneschansons sont auffi autant d’odes unu-créontiques.
La plupart des odes A'Anacréon fonten vers de sept syllabes, ou de trois piés& demi, spondées ou ïambes, & quel-quefois anapestes : c’est pourquoi l’onappelle ordinairement les vers de cettemesure aracréontìques. Nos poètes ontaussi employé pour cette ode les vers desept & de huit syllabes, qui out moinsde noblesse, .qu íì l’on veut d’emphase,
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que les vers alexandrins, mais plus dedouceur & de molesse. (G)
ANACROUSIS , Mujtq. des anc ., c’é-toit le nom du prélude, ou de la premiè-re partie du nome Pythien , suivantStrabon. Voyez Pythien.
AN ACTES, f. m. Myth ,, nom com-mun à trois anciens dieux qu’onpréten-doit nés dans Athènes , de Jupiter & deProserpine. Ils s’apnelloient Trílopu-treus , Enbulcus & hionyjlus. On leurdonnoit an® le nom de Dioscures. Ils a-voient un temple qu’on nommoit YAnu-cée ; & l’on y célébroit une Fête de mémenom. Voyez dans le dtB. de Moreri , tou-tes les conjectures des savans fur l’origi-ne des Anaííes.
Anacles étoit encore un nom d’bon-neur, affecté aux fils & anx frères desrois de Chypre. Les rois étoient fur letrône , mais les Annotes gouvernoient.C’étoit à eux qne les Gergines rendoirntcompte, & ils faisoient examiner les dé-nonciations des Gergines par les Proma-langes. V. Gergines Promalan-ges. Les femmes des Anaíies s’appeí-loieut anajses , & celles qui les servoientcolacydes.
* ÀNACTORIE , f. f. Géogr. m:c. &mod. , c’est aujourd’hui Vonizza , villed’Epire à l’embouchure du golfe d’Am-bracie ; elle appartenoit jadis aux Corin-thiens & à ceux de Corcyre ; les Athéni-ens la prirent, & y placerc-nt les Aearns-niens qui les avoient aidés dans le siégé.
* ANACU1ES , subi. m. Géogr. mod. ,peuples de 1’Amériqne dans le Brésil,vers la contrée que les Portugais possè-dent sous le nom de capitainie de Sere-gippe. Baudran.
ÁNADARA, sub. m. Bijl.nnt. Conch.coquillage bivalve du genre de ceuxqu’on appelle arche de Noé , à csulè deleur forme, & qui ont la charnière deleurs coquilles composée d’un grandnombre de denticnles , leur animai sem-blable à celne du pectoneso, mais quis’attache par des fils sortans de son piccomme dans les jambonneaux.
h’anaiara se trouve , quoîqu’assez ra-rement, dans les sables de l’embouchuredu Niger , & il paroît qu’il est communaux isles Moluques où les Malays rap-pelles unadara , selon Rnmphe qui endonne une bonne figure avec la dénomi-nation suivante, p échu virgineus , jJ'Lir