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Tome second. AL - AOU.
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coup cette luxation & la réduisit. II y»none des occasions où laconnoissance desparties les plus petites devient nécessaire.Mais de quelle importance ne leroít-ilpas de découvrir, si l’air porté dans lepoumon fuit cette voie pour íe mêler ansang ; íi la substance corticale d u cerveaun’eìt que la continuation des vaisseauxqui se distribuent à ce viscère ; fi cesvaisseaux portent immédiatement le sucnerveux dans les fibres médullaires,-quel-le est la structure & l’usage de la rate;celle des reins succincturiaux, celle duthymus, fisc ?

Contestera-t - on à Boerhave que sinous étions mieux instruits fur les par-ties solides, & si la nature des humeursnous étoit bien développée, les loixméchaniques nous démontreroient queces effets inconnus deTéconomie animalequi attirent toute notre admiration , peu-vent se déduire des principes les plus sim-ples? Quoi donc, n’est-il pas constantque dans la nature où Dieu ne fait rienen vain, la moindre configuration -a faraisomque tout se tient par des dépendan-ces réciproques, & que nous n’avopsriende mieux à faire que de pouffer ausiì loinque nous le pourrons, l’étude de la chaîneimperceptible qui unit les parties de lamachine animale, & qui en fait un tout ;en un mot, que plus nous aurons d'oh-fervations , plus nous ferons voisins d ubut que \'anatomie, la physiologie, la mé-decine & la chirurgie doivent fe proposerconjointement ?

Mais puisque l'étude de Xanatomie,même la plus déliée, a des usages Ii éten-dus, pimqu’eìle offre un fi grand nom-bre de découvertes importantes à tenter,comment fe fait-il qtfelle soit négligée ,& q n'elle languisse , pour ainsi dire? Jele demandeaux maîtres dans l’art de gué-rir , & je tenus bien satisfait d’eptendrelà-dessus leurs réponses.

Nous avons défini Xunatomie', nous enavons démontre -futilité dans toutes lesconditions; nous avons exposé ses pro-grès le plus rapidement qu’il nous a étépossible , pour ne pas tomber dans des ré-pétitions , en nous étendant ici fur ce quidoit Frirmer ailleurs des articles séparés.Nous avons indiqué des découvertes àfaire. Nous allons passer aux distribu-tions differentes de Xanatomie. '

Ç)n divise Xanatomie, relativement au

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sujet dont l'anatomistc s’oecupe , en /;/-maine & en comparée. IX anatomie humai-ne , qui est absolument & proprement ap-pellée anatomie , a pour objet, ou, si l'onaime mieux, pour iujet le corps humain,C’est fart que plusieurs appellent anthro-pologie.

L ’anatomie comfarée est cette branchede Vanatomie qui s’occupe de la rocher-'clie ct de f examen des différentes partiesdes animaux , considérées relativement àleur structure particulière, ct à la formequiconvient le mieux avec leur faqon devivre & de satisfaire à leurs besoins. Parexemple , dans Vanatomie comparée desestomacs, on observe que les animaux quiont de fréquentes occasions de fe nour-rir, ont f estomac très-petit, en compa-raison de certains animaux , qui évsiésparles autres animaux qu’ils dévorent,se trouvent souvent dans la nécessité dejeûner, ct à qui il semble que par cetteraison la nature ait donné nn estomac ca-pable de contenir de la nourriture pourîong-tems, V. Estomac fis Rumina-tion,

Dans Xcmatowie comparée , on examineles brutes & même les végétaux , afin deparvenir , par la comparaison de ce quis’y passe avec ce qui sc passe cn nous, àune plus parfaite connoissance du corpshumain. C’eft la méthode qu’Aristote aiuívie. O n diroit qu’il n’a immolé tantri’animaux que pour en rapporter la struc-ture A celle de f homme. Mais qu’on fepropose ce but ou non , f examen qu’onfera des parties des brutes par la dissec-tion , s’appelleta toujours anatomie com-parée.

Si l’on fait attention à la multitude in-finie d'animaux differens qui couvrent lasurface de la terre, & au petit nombre deceux qu’on a disséqués , on trouvera fn-natomie compartebieú imparfaite.

Le sujet de Xanatomie ou le corps , fedivise en parties organiques , & en par-ties ìwn organiques; en parties similai-res , & en parties diffimilaires , spermati-ques, fisc. V. Organique , Similai-re , SPERMATIQtíE.

La division la plus ordinaire est cellequ’on fait en parties/-/-.!» , & en parties.JiuiAfs , ou cn parties qui contiennent, Scen parties qui font contenues. P. Solide,Fluide.

Les parties solides font les os, lesner/s,