ANA
certaines parties se durcissent, tandisque d’autres se dissolvent, Pour prévenirdonc, autant qu’il est poffible, P évapo-ration de la liqueur, & pour empêcherla communication de l’air , qui fait quela liqueur spiritueuse se charge d’uneteinture,il faut boucher exactement l’ou-verture de la bouteille avec un bouchonde verre ou de liège enduit de cire, met-tre pardessus une Feuille de plomb, dela vessie, ou une membrane injectée;par ce moyen la liqueur se conservera untemps considérable, sans aucune dimi-nution sensible. Quand on a mis assez deliqueur pour atteindre d peu près le hautde la préparation, il faut pour la couvrirentièrement ajouter de l’esprit-de-vinsans acide, de peur que ce dernier ne«'échappe.
Lorsque la liqueur spiritueuse devienttrop colorée, il faut la verser, & met-tre fur les préparations une nouvelle li-queur moins chargée d’acíde que la pre-mière : on conservera cette ancienne li-queur dans une bouteille bien bouchée,& ou s’en servira pour laver les prépa-rations nouvelles , & les dépouiller deleurs sucs naturels, attention toujoursnécessaire, avant que de mettre quel-que partie que ce toit dans la liqueurbalsamique ; & toutes les fois qu’ou re-nouvelle cette liqueur, il faut laver lespréparations dans une petite quantité dela liqueur spiritueuse limpide , afin d'enenlever tout ce qui pourroit y rester deJa liqueur ancienne & colorée ; ou bienil faut faire une nouvelle préparation.Les liqueurs qui ne sont plus propres àservir dans des vaisseaux tic verre trans-parent , peuvent être encore d’usage pourconserver dans des vaisseaux de terre oude verre commun certaines parties, qu’ilfaut tirer hors de la liqueur pour lespréparer.
II est bon d’être instruit qu’il faut évi-ter autant que cela fe peut, de tremperles doigts dans cette liqueur acidule , oude manier les préparations qui en serontimprégnées, parce qu’elle rend la peaufi rude pendant quelque temps, que lesdoigts eu deviennent incapables d’aucu-ne dissection fine; ce qu’il y a de meilleurpour remédier à cette sécheresse de lapeau, est de se laver les mains dans del’eau à laquelle on aura ajouté quelquesgouttes d’huile de tartre par défaillance.
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Ceci est tiré d’un essai fur la maniéréde préparer, &c. par M. AlexandreMonro, de la lociété d’E.iimbourg. (Z)
ANATOMISER , v. a. faire l anato-mie , amtomissY un corps, V. Anato-mie. (Z)
ANATOMISTE, f. m, c’est ainsi qu’oanomme celui qui fait disséquer, & don-ner de toutes les différentes parties. descadavres, une description telle que lesspectateurs puissent se Former une idéejuste de la figure, de la position, de lacommunication , de la structure, de fac-tion & de l’usage, Uc. de ces différen-tes parties. (Z)
* ANATORIA, Gécg. petite ville deGrece , anciennement Tanagra. Voyes.Tanagra.
ANATRAN, L «>, Ctsymìe, sel deverre. Le sel de verre est une matière gra-veleuse qui s’élevc en écume fur le verrefondu. Ce sel de verre est d’un grand usa-ge dans les estais des mines. Je crois qu’«-natran vient par corruption de langaged’ ammonitrmn , dont parle Pline, quiveut dire sel nitre mêlé de cendres : il ditque c’étoit le sel des plantes brûlées aveclequel on Faisoit le verre.
L ’anatran artificiel ou plus composé,se fait avec dix parties de nitre , quatreparties de chaux vive, trois parties desel commun, deux parties d’alun de ro-che , & deux parties de vitriol,
Quelques-uns ont nommé tmatrem lesconcrétions pierreuses &cryftallines quife forment contre les murs & contre lesvoûtes dans certains lieux fouterains ,lesquelles concrétions font nomméeslaólites. Voyez STALACTITE. (M)
ANAVINGA, f. m. Hifl. nttt.bot. ar-bre du Malabar, assez bien figuré fousce nom par Van-Rheede , dans son fíor-tus Malaharicus , vol. IV, pi. XLIXtpag. ici. Les Brames rappellent talrna ,les Portugais brìngielafulsu £ arbore , SesHollandoisgyíîBBíwí pruymen ; dans quel-ques endroits de l’Inde, il est connu sousle nom d’edmetba.
II forme un arbre de moyenne gran-deur, haut de vingt pies environ , dontle tronc droit & élevé de sept à huit piésa environ deux pies de diamètre, & eiìcouronné de branches alternes, longuet,médiocrement épaisses, peu écartées,qui lui forment nue cime conique. Lebois en est blanc, dense , solide, couvert