6s 8 A N G
vetres , des chapeaux, des dentelles ,des chevaux , dc l’ivoire, de la quin-caillerie j des ouvrages eu acier , Fer &cuivre; de la litharge , de la calamine,&c. voilà ce qui est de son crû. Maisque ne lui vient - il pas de ses colonies ,& des magasins qu’elle a dans presquetoutes les contrées du nord ? On verraailleurs ce qu’elle tire des Indes orien-tales. Elles commerce fur la Méditerra-née , aux Echelles du levant, & presqueque par-tout elle a des compagnies decommerce. Elle abonde en vaisseaux ,& presque tous font fans cesse occu-pés ,- qu’on juge donc de la richesse desretours.
* Angleterre( la nouvelle),province de l’Aménque septentrionale ,près du Canada & de la mer Septentrio-nale. Lat . 41, 45.
Jean Varazan , Florentin , la décou-vrit, en prit possession pour François Ien 1524, & les Anglois y portèrent deshabitans en 1607 & 1608. Cette pre-mière tentative ne réussit pas , & cene fut qu’en 1711 que cette contrée futappellée la nouvelle Angleterre , À'iexe-England: il en vient des fourrures , cas-tors & orignaux , des mâtures , des f ru-mens , des farines, du biscuit, des grains,des légumes, des viandes salées , du pois-son , de la morue verte & seche , dumaquereau salé, du chanvre, du lin,de la poix, du goudron , & même del’ambre. Ce sont les sauvages qui Four-nissent les pelleteries ; on leur donneen échange du plomb , de la poudre ,A des armes à feu.
ANGLICISME, f. m. Gramm ., idio-tisme Anglois, c’est-à-dire, façon de par-ler propre à la langue Angloise ; parexemple, fi l’on dil'oit en François fouet-ter dans les bonnes mœurs . vvhip in togood manners, au Heu de dire , fouetterafin de rendre meilleur , ce ferait lin an-glicisme , c’est-à-dire que la phrase se-roit exprimée suivant le tour, le génie,& l'usagede la langue anglaise. Ce qu’ondit ici de Vanglicisme , se dit aussi detoute.autre langue; car on dit un galli-cisme, lin latinisme , un hellénisme , pourdive-Hne phrase exprimée suivant le tourfranc,ois, latin, grec. On dit. aussi unstrabisme t, c’.est-à-«re, nne façon de par-ler particulier à l’Arabe. (F)
ANGLOIR, s. m. outil dont les fie-
A N G
teurs de clavecins & autres se serventpour prendre toutes fortes d’angtes, &les rapporter fur les pieces de bois qu'ilstravaillent.
* ANGLOIS ( L’ ) terme de fleuriste ,narcisse à godet jaune & égal partout,avec la fleur plus grande que celle dunarcisse de Narbonue , quoique petite.y oyez N ARCiSSF..
ANGLOISE , s. f. Musque , on donnele nom A'angloise , aux airs de contre-danses angloises , & aux contredansesmêmes. On fait les angloises en toutessortes de mesures : le mouvement enest vif; & q n and il n’y a que le motanglaise à la tête d'un picce , il est tou-jours presto. ( F. D. C. )
’ ANGLQNA . Géi'g. anc. ville an-cienne d’Italie Jans la Lucanie : il n’enreste plus qu’un église & un châteausitués dans la Basilícate , au royaumede Naples.
* ANGLO-SAXONS, f. m. pi. Hist.anc. cs Géog. peuples d’Allemagne quivinrent s’étahlir dans L’isle Britanique :les naturels s’appelloient Bretons. Aprèsla conquête , le peuple mélangé prit lenom d'Anglois.
* ANGLURE , Géogr. mod. , petiteville de France en Champagne , furl’Aube.
T ANGÚBERT, f, m. Jardin. , fortede poirier & de poire qui a la chair douce& ferme, qui est grosse & bonne à cuire ,Si qui dure fort avant dans l’hiver : elleest longue & colorée d’iin coté, allezsemblable áu beurré. Le bois de l’na-gobért tire beaucoup aussi fur le bois del'arbre qui porte le beurré.
ANGOISSE , Beaux-arts , c’est le plushaut degré de la crainte, & par consé-quent nne passion très-importante , re-lativement an but des arts. Comme ellen’est ni si subite ni fi passagère que la1 terreur, qu’elle peut durer long-temps,Si pénétrer tous les recoins de l’ame ,il n’y a peut-être point de passion dontl’effet soit aussi permanent ; c’est parconséquent le mo yen le plus sûr d’in-spirer nne aversion invincible pour l'ob-jet qiii aurâ jeté l’espritdans cette cruellesituation.
Le poète tragique est de tous les ar-tistes celui qui peut tirer lé meilleurparti de Xangoijfe , parce qn’il peut nouseoinóntrer Jes effets au dedans de Haine