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Tome second. AL - AOU.
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celle des animaux , quoique variée à1'.infini, ne ressemble point à celle desplantes; Sc quoique les polypes, quise reproduisent comme les plantes , puis-sent être regardes comme faisant nuanceentre les animaux & les végétaux, non-seulement par la façon de se reproduire,ruais encore par la forme extérieure ,on peut cependant dire que la figure dequelque animal que ce soit est assez dif-férente de la forme extérieure d’uneplante pour qu’il soit difficile de s’ytromper. Les animaux peuvent à la vé-rité faire des ouvrages qui ressemblentà des plantes ou à des fleurs : mais ja-mais les plantes ne produiront rien desemblable à un animal ; ces insectes ad-mirables qui produisent & travaillentle corail , n’auroient pas été méconnus& pris pour des fleurs, fi par un pré-jugé mal fondé , on n’cút pas regardéle corail comme une plante. Ainsi leserreurs où l’on pourroit tomber en com-parant la forme des plantes à celle desanimaux, ne porteront jamais que furmi petit nombre de sujets qui font lanuance entre les deux, & plus on fera^'observations, plus on fe convaincraqu’entre les animaux Si les végétauxla Créateur n’a pas mis de terme fixe ;que ces deux genres d’ètres organisésont beaucoup plus de propriétés commu-nes, que de différences réelles; que laproduction de l'animal ne coûte pas plus,& peút- être moins à la nature, que celled u végétal ; qu’en général la productioniles êtres organisés ne lui coûte rien ;& qu’enfin le vivant & l’animé , au Heud’être lin degré métaphysique des êtres ,est une propriété physique de la ma-tière.

. Après nous être tirées, à l’aide de laprofonde métaphysique & des grandesidées de M. de Buffon, de la premièrepartie d’un article, très-important & très-difficile , nous allons passer à la secondepartie , que nous devons à M. d Auben-tost, fqn illustre collègue, dans l’ouvragede l'hifl. naiitr. génér. N particulière.

- Les animaux, dit M d’Anhenton,risquent la premiere place dans la di-vision générale de, f histoire naturelle.On a distribué tous les objets que cettescience comprend, en trois classes queí’on appelle rognes le premier est le rè-gne, animal j nous avons mis Içs animaux

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dans ce rang, parce qu’ils ont plus derapport avec nous que les végétaux , quifont renfermés dans le second regne ; &les minéraux en ayant encore moins »font dans le troisième. Dans plusieursouvrages d’histoire naturelle, on trouvecependant le regne minéral le premier,& le regne animal le dernier. Les auteursont cru devoir commencer par les objetsles plus simples , qui font les minéraux,& s’élever ensuite comme par degrés enparcourant le regne végétal pour arri-ver aux objets les plus composés, quifont les animaux.

Les anciens ont divisé les animaux endeux classes ; la premiere comprend ceuxqui ont du sang , & la seconde ceux quin’ont point de sang. Cette méthode étoitconnue du temps d’Aristote , & peut-êtrelong-temps avant ce grand philosophe; &.elle a été adoptée presque généralement,jusqu’à présent. On objecte contre cettedivision, que tous les animaux ont dusang , puisqu’ils ont tous une liqueur quientretient la vie j en ci> cillant dans toutle corps ; que l’essence du sang ne con-siste pas dans fa couleur rouge, &c. cesobjections ne peuvent rien contre la mé-thode dont il s’agit. Que tous les ani-maux aient du sang , o» qu’il n’y en aitqu’une partie , que le nom de sang con-vienne ou à non la liqueur qui circuledans le corps de ceux-ci , il suffit quecette liqueur ne soit pas rouge pourqu’elle soit différente du sang des autresanimaux , au moins par la couleur ; cettedifférence est donc un moyen de les di-stinguer les uns des autres, & fait un ca-ractère pour chacune de ccs classes; maisil y une autre objection à laquelle onne peut répondre. Parmi les animauxque l’on dit n’avoir point de sang, ouau moins n’avoir point de sang rouge ,il s’en trouve qui ontdu sang, & du sangbien rouge; ce font les vers de terre^Voilà un fait qui met la méthode en dé-faut: cependant elle peut encore êtremeilleure que bien d’autres.

La premiere classe qui est celle des ani-maux qui ont du sang,, est fous-divifée endeux autres , dont l’une comprend lesanimaux qui ont un poumon polir organede la respiration, ‘ & l’autre ceux quin’ont que des ouïes.

Le cœur des animaux qui ont un pou-mon , a deux ventricules, ou n’a qu’ua