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Tome second. AL - AOU.
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dant qu'ils vivent & qu'ils couvent leurspetits. Les animaux qui naissent dans desmatières cor^ mpues, pafsentnn tempsconsidérable fans donner one marque devie; mais donnons cct avantage de plusà l’opinit/n dont nous ne sommes pas.

II y a des plantes , & en assez grand .nombre qui touchées se contractent &fèmiuvent avec vivacité. Omettons lesnombreuíes plantes sensitives des payschauds , qui certainement fuient t’attou-chement avec autant dtfprdinptìtude que\a% animaux. -Necitons- pas-la plante del’Ainérique septentrionale, qui íe fermequand une mouche la touche . <fc qui l’é-crase &rls‘ poignarde par ses'piquans.Un nombre très-considérable déplantésont une irritabilité très-vive , dont lesiège est dans leurs étamines. Dès qu’onles touche , elles se redressent, rompent !les .petits réservoirs de poussière, &la répandent. Ce mouvement est très-vi-ginireUx dans plusieurs plantes apétales,comme dans sortie , la pariétaire , dansphili urs especes de chenopodium , oùnon» rivons vu très-vif. Ii reparoît dansUn grand nombre de fleurs de la classedes artichaux.

L’animal , nous dira-t-on , se meut delui- mime , & la plante n'a pas ce droit.Revenons aux animaux simples . dia ge-lée vivante , qui anime les éponges, ellefe contracte; c’eft le seul signe de viequ'elie puisse donner : mais plusieursplantes en font davantage. Les pezizess’agiteht , fe secouent, &font voler unepoussière fécondante,- & cette déchargeî'e répete plusieurs fois fous les yeux derob'seïVateur. Les particules spermati-ques du prèle sautent avec vigueur ; qua-tre pies qu’elles ont, se courbent & s’éle-vent, & dansent fur le verre. Les sphœ-ria: but des filets renfermés dans unecoque ; cette coque tombe , les filetss’épanouissent, le déploient ; enfermésdans un fruit ovale , ils forment à la finun long duvet cylindrique. 11 y a desefpece? de- conserva qu’un mouvementoscillatoire agite. Le carpobole jette uneefpece de petite bombe qui décrit fa pa rrabole. En tin mot,il ra plusieurs plan-tes qui' produisent des mouveméns vifs& réitérés , lans qu’il y paroisse une causeirritante.

Pour la nourriture cette loi ne regardeque les grands mihmrìx, 11 ' est vrai que

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l’íntèstin est une partie beaucoup plus es-sentielle que le cœur même; il y a cepen-dant un grand nombre á'animaux tropsimples pour en avoir ; on ne convientpas méme de la cavité du polype d’eaudouce. Mais cette méme glu animale quivivifie les éponges, est bien certainementdépourvue d’intestins, & ne peut êtrenourrie que par fa surface, semblable entout aux végétaux.

Pour distinguer donc l 'animal de laplante, il neTuffit pas d’une observationnid’un coup d’œil ; il faut suivre la vie& les développemcns de l’un & de l’au-tre. On trouvera alors que les mouve-rnens des plantes font plus rares & plusuniformes, qu’ils n’ont qu’une feule di-rection. qu'ils durent moins, & que lerepos estl’état dominant des végétasses.

Dans les animaux le mouvement estpresque toujours auflì constant que la vie;leurs organes moteurs ne s*épuisent pas ,les contractions & les oscillations des ani-maux les plus simples se renouvellenttrès-fréqnemment. Si le gallinsecte estimmobile, ce n’est que dans le dernier pé-riode de fa vie; ii a été jeune, & il a chan-gé de placé avant de se fixer ; il a sucé laplante qu’il habite , il a joui du plaisir, &s’est accouplé.. Si quelques anguilles mi-croscopiques , ou fi les animaux à rouepassent un temps considérable sans mou-vement , c’est qu’ils se trouvent hors deleur élément,& que Peau nécessaire pourle jeu de leurs organes leur manque.

Nous ne parlons ici que des animauxles plus simples ; car pour les animauxdes infusions, pour les vers spermatiqueseux mêmes , leur mouvement porte lecaractère évident de la volonté. Ces petitsanimaux nagent,ils changent de place, ilsvont vite, iís ralentissent leur course, ilsprennent une direction nouvelle , & mê-me opposée, ils évitent la rencontre delcnrs semblables. Plusieurs d’entre lesplus simples de ces animalcules , ont desqueues ou des filets, qu’ils agitent d’unemaniéré particulière à chaque efpece, &dont ils excitent de petits tourbillonsdans Peau, qui est leur élément.

Nous avouons donc qu’il y a des exem-ples on les bornes des deux classes sentdifficiles à saisir; mais l'observation at-tentive saura distinguer ces bornes.

On a cru depuis quelques années quela matière végétale exaltée ou portée à un