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sous la ligne un royaume appell ê AnJìco ?les habicans à'AnJìco Ibnt-íl's de la barba-rie dont on nous les peint, & sert-ondeux cents hommes par jour dans'le pa-lais du Macocal Ce font des faits quin’ont pas une égale vraisemblance : letémoignage de quelques voyageurs suffitpour le premier 5 les autres exigent da-vantage. 11 faut soupçonner en généraltout voyageur & tout historien ordinaired’enflerun peu les choses, à moins qu’onrie veuille s’expolcr à croire les fables lesplus absurdes. Voici le principe fur le-quel je fonde ce soupçon; c’eit qn’on neveut pas avoir pris la plume pour racon-ter des avantures communes, ni fait desmilliers de lieues pour n’avoir vû que cequ’on voit fans aller si loin; & fur ceprincipe, j’oferois presque assurer qne legrand Macoco ne mange pas tant d’hom-mes qu’on dit : à deux cents par jour, ceferoit environ soixante & treize millepar an; quel mangeur d’hommes! mais lesseigneurs de fa cour apparemment ne s’eupassent pas, non plus que ses autres su-jets. Si toutefois le pays pouvoìt suffieeà une fi horrible anthropophagie , & quele préjugé de la nation fùt qn’il y a beau-coup d’honneur à être mangé par son sou-verain , nous rencontrerions dans l'hi-stoire des Faits appuyés fur lé préjugé, &assez extraordinaires pour donner quel-que vraisemblance à celui dont il s'agi tici. S’il y a des contrées, oh des Femmesse brûlent courageusement furie bûchertl’un mari qu’elles détestaient, si le pré-jugé dorme tant de courage à un sexe na-turellement Foible & timide, si ce préju-gé, tout cruel qn’il est, subsiste malgréles précautions qn’on a pù prendre pourle détruire , pourquoi dans une autrecontrée les hommes entêtés du fauxhonneur d'être servis fur la table de leurmonarque, n’iroient-ils pas en foule &gai- en t présenter leur gorge à couperdans sc- boucheries royales ?
ANSJËLI, f. m Bijl. nat. Bot., grandarbre du Malabar, dont Vin - Reede afait graver une bonne figure, mais in-complète , dans son Hortus Muluharicus ,vol. III. pag. 2 j, pi. XXXII. Les Bra-mes rappellent pu ta pomonjfon ; les Por-tugais , angelii les Hollandais, anjsliìZanoni , angetìna arbor.
Cet arbre croît par-tout dans les terres
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sablonneuses & pierreuses du Malabar ,suf-tout dans les forêts de Kah'colan , oùil porte du fruit pendant plus de cent ans,tous les ans versle mois de décembre.
Sa racine est épaisse , blanche, fibreu-se , couverte d’une écorce épaisse, blan-ehe , à peau rougeâtre & écailleuse.
II s’éleve jusqu’à la hauteur de no"à120 piés , ayant une cime arrondie enpomme formée de branches épaisses, cy-lindriques , brunes, velues, rudes , com-me noueuses , portées fur un tronc droit,de 78 à 80 piés de longueur , fur iî à 16piés de diamètre , dont le bois est solide,très-dur, roux au centre, à aubier blanc,recouvert d’une écorce blanche au de-dans, cendrée, rude & comme écailleu-se au-dehors.
Les jeunes branches portent seules de*feuilles qui y font disposées alternati-vement & circulairement , assez serrées,distantes d’un pouce au plus les unes desautres. Dans les jeunes piés , ces feuil-les font découpées ou fendues en trois lo-bes, comme dans lejacaoule sassaffrasjmais lorsque l’arbre est fait, elles sont deforme elliptique, obtuses, comme ar-rondies, comparables à celles du figuierde Bengale, longues de 7 à q pouces, demoitié moins larges , épaisses , verd-noí-res dessus, plus claires dessous , couver-tes de poils épais, rudes, courts, eacrochets qui s’attachent aux mains, rele-vées d’une côte longitudinale a 10 ou 12nervures de chaque coté , en dessous , &portées fur un pédicule cylindrique assezcourt. Avant leur développement, ellesfont roulées en demi-cylindre , & enve-loppées par une stipule tiès-ample , très-velue, d’un verd brun , qui est opposéeà laur pédicule , comme dans le ricin& le figuier , en embrassant tout le tourde la branche qu’elle quitte en s'ouvrant,& fur laquelle elle laisse un sillon circu-laire qui lui donne fa rudesse.
Les fleurs mâles font séparées des fe-melles fur la même branche , de maniéréque les Femelles sortent solitairement del’aissellc de chacune des feuilles inférieu-res, fous la forme d’une tête ovoïde , lon-gue d’une police, une fois moins large,tonte hérissée de petites pointes vertes,portées fur un pednncule cylindrique ,velu , brun , fans aucune apparence defleurs, à moins qu’on ne soupçonne lesZz s