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Malabïrîs appellent du nom général mtt-yavara tontes les plantes parasites, ou quicroissent sur les arbres , parcs que muranten leur langage, signifie un arbre , & va-ya du mal, comme qui diroit maladie oumal des arbres, ces plantes les faisantordinairement mourir: ils ajoutent deplus à ce nom généra! celui dc l'arbrefur lequel croissent ordinairement cesparasites : c’est ainsi que celle-ci crois-sant sur l’ansjeli s’appelte ansjeìùmara-vara , c’eft-à-dire , la peste de l’arbre ans-jelt. Le nom Bram e ponojfoukili, répondtrès-hien à celui des Malabares , car kiliest le nom général de ces p’antes parasi-tes qui ne font pas susceptibles d'étre se-mée», ni transplantées ni cultivées fur laterre , mais qui ne peuvent croitre quefur l'ecorce des arbres dont ils tirent lessucs nourriciers, & ponojfou est le nomde l'anseli. M. Linné l’appellé épiden-drum retufum , foliis radicalibus lineari-bus , apice bifariam yetujìs ,jloribu$ race-mojìs maculatis , dans la derniere éditionde son d)-/, nat. imprimé en 1767, page596 , s'. 3.
Cette plante s'éleve à la hauteur dedeux piés L demi à trois pies. Sa racineconsiste eíi huit à dix fibres blanches, cy-lindriques, longues de quatre à six pou-ces , de trois à cinq lignes de diamètre ,ligneuses, dures, ondées, tortueuses, peuramifiées, mais couvertes & comme ve-lues par une quantité de petites fibrespar lesquelles elles s'attachent & s’ìnsi-nuent dans l’ecorce des arbres. Du mi-lieu de ces racines fort un Faisceau de 10à 11 feuilles alternes, mais écartées dedeux cotés en éventail, longues de six àneuf pouces, huit à dix fois moins larges,charnues , très-épaist'es, roides, listes,convexes en-defluus , creusées en-dessusde deux denii-canaux fans aucune veineni nervure , tronquées à leur extrémité,comme si elles avoient été coupées , deforte que leur largeur est à peu près éga-le par-tout, & formant par leur par-tie inférieure mie gaine entiere autourde la tige qui après leur chute , pa-raît comme un cylindre de deux pou-ces au plus de longueur fur six lignes dediamètre, de substance, non pas ligueuse,mais charnuetrès-fenne, visqueuse, sou-tenue par nombre de fibres ligneuses,verte , lisse & auneíée au-dehors.
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De l’ai (Telle de chaque feuille fort unépi verd , charnu, visqueux , deux à troisfois plus long qu’elles,couvert d'un boutà l’autre d’une centaine de fleurs quirestent Iong.-temps en boutons ovoïdes,blanchâtres, taillés en forme de rein.Lorsqn’eiles font épanouies , elles For-ment une étoile d’un bon ponce de dia-mètre porté fur lin péiiuucuíe de mêmelongueur. Elies consistent chacune en îixfeuilles épaisses, roides, elliptiques,blanches mouchetées de muge & de bleulivide , dont la sixième forme une espeeede bénitier , de bourse ou de creuset pen-dant en bas , bleu rougeâtre extérieure-ment & blanc an-dedans, avcc des tachesrouges & bleuâtres fur ses bords. Aucentre de la fleur,:! l’opposé de cette sixiè-me feuille en bourse , s’élève le style dupistil : il est verd , taché île rouge & debleu comme la fleur, & imite en quelqueforte la tête d’un pigeon qui seroít cour-bé vers la bourse. Sous cette courbureest creusé le stigmate en forme 4 e cuille-ron plein d’une matière mielleuse , Leequi forme la tête est le filet de l’étaniinequi se termine en ane espeee de crêteblanche , aux deux cotés de laquelle lesdeux loges de l’antbere représentent lesyeux.
Au-dessous de la sieur est l’ovaire, (sa-bord très-mince & peu distinct du pédim-cule: mais par la fuite , il devientunccapsule ovoïde , obtuse, longue d’un pou-ce & demi, une fois moins large, lisse,luisante , verte d’abord , ensuite rousse &brune, à neuf côtes & trois angles oppo-sés aux trois Feuilles extérieures du cali-ce. Cette capsule est une écorce épaisse ,blanche au dedans , avec des lignes rou-ges, à une loge remplie par trois especcsde placenta blancs, comme cotonneuxou laineux , attachés aux trois angles quirestent comme autant de côtes, pendantque les trois panneaux intermédiairestombent. C’est dans cette laine quesontattachées les graines semblables à unepoussiers fine , formée de petites lentillesroufiVres , bordées d’une membrane.
Qiííilités. L’itnsjeli-ntaravara h’a qu’u-ne odeur de mousse & nue faveur aqueu-se dans toutes sts parties, j,ses fleìirs feu-les répandent une odeur tres - gracieuse.II est vivace, & fleurit deupe fois Van,savoir au commencement &'à là fin de fa
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