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en sa présence, & de désespoir Hémonse tua avec elle. (+)
* § ANTIGONIE, Géogr., isle duBosphore de Thrace.
* ANTIGONIE , Géogr. anc. & mod. ,ville d’Epire , auparavant dans la Chao-ni,e; c’est aujourd’hui Gustro urgiro.
* § ANTIGONIE OU ANTIGONÉe ,Géogr ., ville de la Macédoine. Cette an-cienne ville se nomme au jourd’hui Anti-goca. Voy. le Bìclionn. Géogr. de la Mar-tiniere.
Antigonie, isledes Portugais dansle golfe Ethiopique , proche celle deSaint Thomas. Ils rappellent Ilha daprincipe.
* Antigonies Hifl. anc. Myth.Plutarque qui fait mention de ces fêtes ,ne nous apprend ni comment elles se cé-lébroient , ni quel étoit V Antigonus enl’honneur de qui elles furentinílituées.
ANTIGONUS , se distingua parmi lesgénéraux d'Alexandre le Grand. Après lamort de ce héros, il remporta une victoi-re fur Eumene qu’il fit mourir. II défitItolomée Lagus , bâtit Antigonie & futtué dans un combat contre Cajsander ,Seleucus & lyfimachuì qui s’étoient unis,pour opposer une digue à sps desseins am-bitieux. II s’étoit fait couronner roid’Asie & auroit voulu l’étre de tout l’u-nivers. Sa défaite arriva l’an 301 avantJesus-Christ à l’âge de 80 ans. Commeon étoit surpris que dans fa vieillesseilj eût acquis plus de douceur dans le ca-ractère, il répandit: qu'il vonloitconser-ver par la douceur ce qu’il avoit acquis parla forte. II disoit communément que laroyauté efl une honnête servitude ; ce quirevient à la belle pensée ri'un roi philoso-phe de ce siecle : que les rois ne font queUs premiers domestiques de leurs sujets.Antigonns ajoutoit : que Ji l'on savait ceque pese une couronne , on craindrait de lamettre sur sa tète. Cette sentence ne s’ac-corde pas trop avec son ambition. On ra-conte encore qu’un poète lui ayant donnéle titre de Dieu , il répondit sèchementmon valet de chajabre sait bien le con-traire.
Antigonus Gonatas, fils de Dé-métrius , également célébré par son cou-rage & ses malheurs, frit surnommé Go-natas , paree qu’il avoit été élevé à Gone ,ville de Thessalie ; son pere, qui avoit
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fait trembler l’Alìe, & qui avoit réunitant de peuples sous fa domination, nelui laissa pour héritage que la Macédoine,& quelques contrées de la Grece. II signa-la les premiers jours de son régné par sesvictoires fur les Thébains ; mais il se ren-dit plus respectable par sa piété filiale,que par les talens militaires. Son pere re-tenu à la cour de Seleucus, écrivit auxAthéniens & aux Corinthiens : 11e mecomptez plus au nombre des vivans ,trayez plus d’éganl à mes lettres, uí àmes ordres , ni à mon sceau ; c’est à monfils que vous devez l'ohéissauce, i! estvotre roi-, puisque je suis captif. Antigo-nus , véritablement touché du malheurde son pere, ordonna un deuil publie, &donna les témoignages les moins suspectsd’une profonde affliction : insensible anxattraits du trône , il n’écouta que la na-ture , & il écrivit à Séieucus en ces ter-mes : “ je vous offre tout ce qui me restede l’héritage de mes peres; & si pourvous en assurer la posstffion vous avezbesoin de ma tête, vous pouvez en dis-poser; ce sacrifice n’anra rien de péniblepour moi, si vous rendez la liberte à monpere.,, Ses prières Furent stériles ; & de-venu maître d’un royaume agité de trou-bles domestiques, il eut à combattrePyrrhus, roi d’Epire , qui après l’avoirvaincu, le dépouilla de ses états, & sefit proclamer roi de Macédoine. Ce princeconquérant, pour assurer le fruit de savictoire , vouloit savoir en s.i puissance ;il le poursuivit de contrée en contrée, &l’aísiégea dans Argos, où un mur s’écvou-lant fous les coups des machines de guer-re , l’écrasa sous ses débris. Après fa mort,Antigonus rentra en possession de sesétats dont il avoit été privé pendant septmois. Ce fut fous son régné que les Gau-lois répandus dans l’Afie , offroient auxrois de Porientl’altcrnative , ou de leurpayer d’onéreux tributs, ou de s’exposerà leurs brigandages. Gonatas fut le seuldes successeurs d'Alexandte qui ne secouvrit point de la honte d’ètre leur tri-butaire , & il se prépara à les combattres’il étoit attaqué. Ces barbares étonnés deson refus , inondèrent bientôt ses fron-tières. Leurs prêtres, après avoir consul-té les entrailles des victimes , leur prédi-rent que cet r e guerre leur seroit funeste ,mais ils se flattèrent de fléchir les dieux